Texte assemblé par Alain Lagrave pour les textes complets et la biographie ce reporter au code Corine biotope sur le site Aten et aux cahiers d'habitats sur le site du Muséum et référentiels 2011

1  HABITATS LITTORAUX ET HALOPHILES

11. Mers et oceans
11.1 EAUX MARINES
11.2 BENTHOS
11.3 HERBIERS MARINS A PLANTES VASCULAIRES
11.4 HERBIERS DES EAUX SAUMATRES


12. Bras de mer
 
13. Estuaires et rivières tidales (soumises à marées)
 
14. Vasières et bancs de sable sans végétations
 
15. Marais salés, prés salés (schorres), steppes salées et fourrés sur gypse

15.1 GAZONS PIONNIERS SALES
15.2 PRAIRIES à SPARTINE

15.3 PRES SALES ATLANTIQUES
15.4 PRES SALES CONTINENTAUX

15.5 PRES SALES MEDITERRANEENS
15.6 FOURRES DES PRES SALES
15.8 STEPPES SALEES MEDITERANEENNES

16. Dunes côtières et plages de sable
16.1PLAGES DE SABLE
16.2 DUNES
16.3 LETTES DUNAIRES HUMIDES


17. Plages de galets
17.2 VEGETATION ANNUELLE DES LAISSES DE MER SUR PLAGES DE GALETS
17.3 VEGETATION VIVACE DES BANCS DE GALETS

 
18. Côtes rocheuses et falaises maritimes
18.1 FALAISES MARITIMES NUES
18.2 CÔTES ROCHEUSES ET FALAISES AVEC VEGETATION

 
19. Ilots, bancs rocheux et récifs



  11 Mers et océans

Eaux océaniques et du plateau continental, leurs communautés associées pélagiques et benthiques et les herbiers de phanérogames marines.
Sables fins propres et légèrement envasés,herbiers à Zostera marina (façade atlantique) 1110.1
Ces avant-plages ne sont que le prolongement sous-marin, jusqu’à 15 à 20 m, des plages intertidales (étage médiolittoral) des milieux à très haute énergie. Elles se trouvent généralement face aux houles dominantes. Selon le gradient hydrodynamique décroissant de la côte vers le large, ces sables fins (médiane de 100-200 μm) sont caractérisés par une zone de charriage au contact du médiolittoral, puis par une zone d’instabilité où la couche de surface est fréquemment remaniée par les houles et les vagues. Apparaît ensuite une zone de stabilisation hydrodynamique, et enfin une zone de stabilité sédimentaire où les remaniements sont peu fréquents, comme en témoignent les premières teneurs en particules fines (5 à 10 %). Ces zones traduisent les actions hydrodynamiques, mais ne peuvent se référer à des valeurs bathymétriques absolues. Ce sable fin constitue un substrat très compact.

Sables moyens dunaires (façade atlantique) 1110.2
Cet habitat correspond à des sables moyens (médiane de 200 à 400 μm) caractérisés par leur mobilité en milieu très exposé. Ils se disposent sous la forme de bancs sableux siliceux, en linéaire de l’avant-plage, le long des littoraux dunaires (mer du Nord, Manche orientale, Aquitaine) ou sous la forme de dunes hydrauliques (constituées de sables coquilliers) façonnées par les houles et les courants de marée, dans l’ensemble de l’étage infralittoral (Bretagne, Vendée
 
Sables grossiers et graviers, bancs de maerl (façade atlantique) 1110.3
Cet habitat se présente sous la forme de plaines, parfois immenses, dont certaines ceinturent les îlots rocheux, à partir de quelques mètres de profondeur et plus profondément de 30 à 50 m). Les courants sont forts à modérés, ainsi que les courants de marée. Ce type d’habitat est très homogène et se caractérise par sa monotonie.

Sables mal triés (façade atlantique) 1110.4
Cet habitat est représenté par des sables fins dont la caractéristique est d’être mal triés. Une fois ceux-ci tamisés, il reste toujours un refus important. Quant à la teneur en éléments fins, elle est variable, le plus souvent inférieure à 15 %. Ces sables mal triés constituent un sédiment légèrement mixte où la fraction coquillière, représentée par de gros débris, peut être importante (20 %). Ils sont caractéristiques des avant-plages des côtes de la Manche et de la mer du Nord, jusqu’à 10 m de profondeur dans ces mers mégatidales.

Sables fins de haut niveau (Méditerranée) 1110.5
Bande de sable immergée jusqu’à environ 2,5 à 3 m de profondeur au maximum. Succédant aux plages émergées, elle constitue la « basse plage » et correspond à la zone d’hydrodynamisme maximum des plages. Le sédiment est dominé par du sable fin, mais il est mélangé à une fraction sableuse plus hétérogène et plus grossière (coquilles mortes, petits graviers) et à des débris de feuilles mortes de Posidonies en transit momentané. 

11.1  EAUX MARINES

planctoniques et par leur necton (ou faune se nourrissant en surface) de céphalopodes, poissons, mammifères marins et oiseaux de mer.

    11.11            Eaux océaniques

Eaux au-delà du plateau continental.

     11.12            Eaux du talus et du plateau continental (= eaux néritiques)

Eaux de la plate-forme continentale, plateau sous-marin allant de la côte jusqu'à une profondeur d'environ 180 mètres, au delà de laquelle le talus continental descend à pic vers le fond océanique. 

        11.121            Eaux littorales

Eaux physiquement et biologiquement sous influence du continent, souvent arbitrairement définies comme des eaux situées à moins de 5 km de la plus grande marée basse (eaux entre le continent et les îles ou îlots bien visibles de la côte) et toutes les parties de mer de profondeur inférieure à 6 mètres.

         11.122            Eaux néritiques lointaines (du large)

Masses d’eau situées entre les eaux littorales et le talus continental.

         11.123            Talus continental

Masses d’eau situées au-dessus du talus continental, de la pente abrupte descendant du plateau continental vers les fonds océaniques, souvent zone « d’upwellings » (mélange, cisaillement de masses d’eau).

         11.124            Upwellings

Zones où l'eau chaude de surface est déplacée, permettant à l'eau plus froide, riche en éléments nutritifs, de monter à la surface, générant souvent une productivité biologique accrue.

         11.125            Hauts-fonds

Eaux peu profondes sur une partie surélevée des fonds marins, immergée en permanence.

 11.2  BENTHOS (Fonds marins)

Communautés benthiques d'animaux et d'algues occupant le fond marin de l'infra-littoral, circalittoral et des zones plus profondes. Cette unité devrait être subdivisée en un certain nombre de types d'habitat caractérisés par la profondeur, le substrat, la localisation géographique, les courants marins et les biocénoses distinctes qu'elles font vivre. Une classification de base est ébauchée ici ; les divisions telles que celles proposées par Augier (1982) pour les biocénoses méditerranéennes peuvent être facilement, et sans transformation, incorporées pour donner davantage de divisions.

     11.21            Fonds sous-marins profonds

Communautés benthiques bathyales, abyssales, hadales et hydro-thermales, respectivement du talus continental, de la plaine abyssale et de ses accidents de reliefs.

     11.22  Zones benthiques sublittorales sur sédiments meubles

Communautés principalement constituées d’animaux colonisant les sédiments meubles tels que des limons, des sables ou graviers des zones infralittorales et circalittorales.

Sables vaseux de mode calme (Méditerranée) 1160.3
Habitat situé dans les criques protégées, en milieu calme, où peut s’effectuer une sédimentation fine donnant un sédiment sablovaseux parfois mêlé d’une faible proportion de graviers. Sa profondeur n’excède pas 3 m ; elle est souvent limitée au 1er mètre.


Sables fins bien calibrés (Méditerranée) 11110.6
Étendues de sable fin faisant suite en profondeur à la biocénose des sables fins de haut niveau (fiche : 1110-5) ; le sédiment est généralement de granulométrie homogène et d’origine terrigène. La biocénose débute vers 2-2,5 m et peut atteindre la profondeur de 25 m, elle occupe parfois de très grandes superficies le long des côtes ou dans les baies larges.

Sables grossiers et fins graviers sous influencedes courants de fonds (Méditerranée) 1110.7
Cet habitat est constitué de sables grossiers pratiquement dépourvus de phase fine. Il s’étend le plus communément entre 3 à 4 m et 20 à 25 m de profondeur, mais peut, localement, descendre jusqu’à 70 m de profondeur. Il se rencontre donc aux étages infra- et circalittoral. Il est fréquent dans les passes entre les îles, où il est soumis à de fréquents et violents courants ; ceux-ci constituent le principal facteur nécessaire à son existence. On le retrouve aussi dans les chenaux dits « d’intermattes » creusés par les courants dans les herbiers à Posidonies (Posidonia oceanica).

*Pelouses rases à petites annuelles subhalophiles 1310.4(Cahiers d'haitats)
Variabilité écologique :- variabilité liée aux zones de contact entre les systèmes dunaires et les vases salées, à la limite supérieure atteinte par les plus fortes marées, sur sable encore meuble ou légèrement encroûté : association à Sagine maritime (Sagina maritima) et Cranson du Danemark (Cochlearia danica) (Sagino maritimae- Cochlearietum danicae) ; - variabilité liée aux sols limoneux pouvant être saturés d’eau ou desséchés, favorisée dans les zones pâturées ou piétinées : association à Lepture raide (Parapholis strigosa) et Orge marin (Hordeum marinum) (Parapholiso strigosae-Hordeetum marini) ; - variabilité liée à la limite du flot sur sable limoneux plus ou moins encroûté des zones de contact dunes-prés salés : association à Hutchinsie couchée (Hutchinsia procumbens) et Sagine maritime (Hutchinsio procumbentis-Saginetum maritimae) ; - variabilité liée aux vases saumâtres émergées en été : association à Salicorne évasée (Salicornia patula) et Crypside pointu (Crypsis aculeata) (Salicornio patulae-Crypsidetum aculeatae) ; - variabilité liée aux vases limono-sableuses, saumâtres, émergées et recouvertes d’une croûte d’algues séchées : association à Soude brillante (Suaeda maritima subsp. splendens) et Chénopode charnu (Chenopodium chenopodioides) (Suaedo splendentis-Chenopodietum chenopodioidis) ; - variabilité liée aux vases exondées des dépressions sablolimoneuses saumâtres : association à Jonc des crapauds (Juncus ranarius) et Chénopode charnu (Junco ranarii- Chenopodietum chenopodioidis) ; - variabilité liée à l’interface dunes-lagunes, dans les zones de sables écorchées peu organiques et plus ou moins encroûtées : association à Sagine maritime et Statice échioide (Limonium echioides) (Sagino maritimae-Limonietum echioidis) ; - variabilité liée aux sables salés et sols non organiques : association à Spergulaire de Heldreich (Spergularia heldreichii) (Spergularietum heldreichii) ; - variabilité liée aux sables et graviers piétinés aux abords des plages et des lagunes : association à Spergulaire saline (Spergularia salina) (Spergularietum salinae) ; - variabilité liée aux bordures extrêmes des sansouires et des sites halophiles pâturés : association à Lepture incurvé (Parapholis incurvatus) et Orge de Gusson (Hordeum gussonianum) (Parapholido incurvati-Hordeetum gussioniani) ; - variabilité liée aux bords sablo-limoneux des cuvettes littorales et des petites lagunes, sur substrat écorché (sud de la Corse exclusivement) : association à Cresse de Crête (Cressa cretica) (Cressetum creticae).
Alliance : Saginion maritimae Associations :Sagino maritimae-Cochlearietum danicaeParapholiso strigosae-Hordeetum marini
H
utchinsio procumbentis-Saginetummaritimae Alliance : Crypsidion aculeatae (à réviser) Associations :Salicornio patulae-Crypsidetum aculeatae
Suaedo splendentis-Chenopodietum chenopodioidis Junco ranarii-Chenopodietum chenopodioidis
Alliance : Frankenion pulverulentaeAssociations :Sagino maritimae-Limonietum echioidis Spergularietum heldreichii Spergularietum salinae Parapholido incurvati-Hordeetum gussioniani Cressetum creticae

     *11.23*           Zones benthiques sublittorales sur cailloutis

Communautés principalement d'algues annuelles et d'invertébrés se développant sur des formations de galets des zones infralittorales et circalittorales.

Sables grossiers et fins graviers brassés par les vagues (Méditerranée) 1110/8
Cet habitat se trouve dans les criques qui entaillent les côtes rocheuses plus ou moins battues, il n’excède pas quelques décimètres de profondeur. Il apparaît sous la forme de plages de sables grossiers et de graviers.

Galets infralittoraux (Méditerranée) 1110.9
Plages de galets se rencontrant dans les criques des côtes rocheuses soumises à un fort hydrodynamisme. L’habitat ne s’étend pas profondément, jusqu’à quelques décimètres tout au plus ; sa limite inférieure correspond à la zone où la force des vagues est insuffisante pour rouler les galets.


    11.24            Zones benthiques sublittorales sur fonds rocheux

Communautés variées, fortement stratifiées colonisant falaises sous-marines, récifs et fonds rocheux du plateau continental.
Substrats rocheux et concrétions biogéniques sous-marins ou exposés à marée basse, s’élevant du fond marin de la zone sublittorale, mais pouvant s’étendre jusqu’à la zone littorale, là où la zonation des communautés animales et végétales est ininterrompue. Ces récifs offrent une stratification variée de communautés benthiques algales et animales incrustantes, concrétionnées ou coralliennes.
Dans les régions septentrionales de la Baltique, la partie supérieure de la zone d’algues filamenteuses, avec une succession nnuelle très marquée, est généralement bien développée dans les rivages de faible pente.
Fucus vesiculosus est submergé à une profondeur de 0,5 à - 6 m dans la zonesublittorale.
Végétales :Algues brunes (espèces du genre Fucus, Laminaria et Cystoseira), algues rouges (espèces de la famille des Corallinaceae, des Ceramaceae et des Rhodomelaceae), algues vertes. Autres espèces : Dictyota dichotoma, Padina pavonica, Halopteris scoparia, Laurencia obtusa, Hypnea musciformis, Dasycladus claveformis, Acetabularia mediterranea.

On assiste à une succession verticale d’espèces de lichens : Ramalina siliquosa, petits arbuscules gris, Lecanora atra, en roûtes grises, Xanthoria parietina et Caloplaca marina, de couleur jaune et orangée, puis Verrucaria maura formant une patine incrustante noire.
Sur les falaises calcaires peuvent se développer des bandes gélatineuses de couleurs variées (orange, brun, noirâtre). Elles correspondent à des algues unicellulaires chrysophycées. Sur d’autres falaises de craie apparaissent des algues vertes filamenteuses : Enteromorpha spp., Ulothrix spp., Urospora spp., Blidingia minima...
Récifs
Substrats rocheux et concrétions biogéniques sous-marins ou exposés à marée basse, s’élevant du fond marin de la zone sublittorale, mais pouvant s’étendre jusqu’à la zone littorale, là où la zonation des communautés animales et végétales est ininterrompue. Ces récifs offrent une stratification variée de communautés benthiques algales et animales incrustantes, concrétionnées ou coralliennes. Dans les régions septentrionales de la Baltique, la partie supérieure de la zone d’algues filamenteuses, avec une succession annuelle très marquée, est généralement bien développée dans les rivages de faible pente. Fucus vesiculosus est submergé à une profondeur de 0,5 à - 6 m dans la zone sublittorale.
Végétales :Algues brunes (espèces du genre Fucus, Laminaria et Cystoseira), algues rouges (espèces de la famille des Corallinaceae, des Ceramaceae et des Rhodomelaceae), algues vertes. Autres espèces : Dictyota dichotoma, Padina pavonica, Halopteris scoparia, Laurencia obtusa, Hypnea musciformis, Dasycladus claveformis, Acetabularia mediterranea.


La roche supralittorale (façade atlantique) 1170.1
Située entre la limite inférieure des végétaux terrestres comme les phanérogames halophiles et le niveau moyen des pleines mers de vives-eaux (PMVE), cette zone de contact entre la terre et la mer se trouve sous l’influence des embruns et n’est qu’exceptionnellement immergée.

La roche médiolittorale en mode abrité (façade atlantique) 1170.2
Il s’agit typiquement de la zone de balancement des marées où les espèces subissent l’alternance quotidienne émersion/ immersion, ce qui correspond à l’étage médiolittoral. Les espèces végétales sont réparties en ceintures dont la supérieure ne se retrouve immergée qu’à l’occasion des pleines mers de vives-eaux, tandis que l’inférieure est régulièrement émergée, lors de toutes les mortes-eaux. C’est le domaine des fucophycées, algues brunes, qui peuvent apparaître en ceintures  continues ou plus généralement en mosaïque avec des « plages » de crustacés cirripèdes, les Balanes.
 Les espèces indicatrices sont disposées en ceintures, bien que certaines d’entre elles se répartissent sur plusieurs niveaux comme les éponges Halichondria panicea, Hymeniacidon sanguinea, les anémones Actinia equina et Anemonia viridis, les gastéropodes Patella vulgata, Monodonta lineata, Nucella lapillus..., ou encore certaines espèces d’oiseaux comme le Tournepierre à collier (Arenaria interpres) ou l’Huîtrier-pie (Haematopus ostraleg
Ceinture à Pelvetia canaliculata avec le lichen Lichina confinis, le gastéropode Littorina saxatilis et les Balanes  Chthamalus montagui, C. stellatus... C’est à ce niveau que peuvent apparaître les algues éphémères Enteromorpha intestinalis, E. prolifera et Porphyra  umbilicalis en l’absence deP. canaliculata.
Ceinture à Fucus spiralis (= platycarpus) avec les Littorines Littorina nigrolineata, L. rudis et L. neglecta, auxquelles peuvent se joindre d’autres gastéropodes Monodonta lineata et Gibbula spp. (juvéniles), la Balane Elminius modestus.

La roche médiolittorale en mode exposé(façade atlantique) 1170.3
En milieu très exposé, les Fucophycées disparaissent presque totalement au bénéfice d’espèces animales qui s’installent au niveau des fissures et anfractuosités du milieu  Elles occupent ainsi tout l’espace dévolu en mode abrité aux algues brunes, cet habitat prend alors le nom de « moulière ». La Cyanophycée Calothrix crustacea (= Rivularia bullata). Le lichen noir Lichina pygmaea abritant une faunule d’acariens, de nématodes et de bivalves comme Lasaea rubra. L’algue brune Fucus vesiculosus evesiculosus (= F. linearis) toujours en touffes très éparses, l’algue rouge Nemalion helminthoides, les Balanes Chthamalus stellatus, C. montagui, Semibalanus balanoides, le gastéropode Patella aspera (= ulyssiponensis), les Moules Mytilus edulis (cultivées sous le nom de Moule de bouchot) et Mytilus galloprovincialis (ou Moule d’Erquy) tout autour de la Bretagne, le Pouce-pied Pollicipes pollicipes  (= cornucopiae). Les prédateurs : l’étoile de mer Asterias rubens, les bigorneaux perceurs Nucella lapillus (Bigorneau blanc), le Cormaillot Ocenebra erinacea.

Les récifs d’Hermelles (façade atlantique) 1170.4
Le ver polychète Sabellaria alveolata construit un tube de sable et de fragments coquilliers fortement cimentés et agglomérés. Etant donné le mode de vie grégaire de cette espèce, les accolements des tubes forment des structures en nids d’abeilles. Le plus grands récifs sont susceptibles de dépasser un mètre de hauteur et plusieurs mètres de longueur et peuvent être regroupés en bancs de plusieurs hectares. Lorsqu’il ne s’agit que de structures en placage adossées à la roche, on ne peut pas parler de récifs. Ces récifs sont construits en dessous du niveau de la mi-marée, en milieu moyennement battu, où les eaux sont très chargées en sable. Les colonies réagissent à l’hydrodynamisme et croissent plus modestement du côté battu par les vagues et les houles dominantes. Cela donne aux récifs des aspects changeants avec  e temps.

La roche infralittorale en mode exposé (façade atlantique) 1170.5
Les zones infralittorales rocheuses de l’ensemble des mers froides et tempérées sont occupées par une forêt de grandes algues brunes désignées globalement sous le nom de « kelp ». Sur les côtes françaises, six espèces de laminariales occupent cet espace compris entre le 0 des cartes marines et environ – 30 m. La forêt de Laminaires s’étend tant que l’énergie lumineuse reste supérieure à 1 % de l’énergie présente en surface. En certains  secteurs très limpides du golfe de Gascogne, les Laminaires descendent jusqu’à 40 m de profondeur.

La roche infralittorale en mode abrité (façade atlantique) 1170.6
En mode abrité et semi-abrité, sur les fonds rocheux et de galets infralittoraux, la forêt de Laminaires voit la disparition des espèces de mode exposé au profit essentiellement de Laminaria saccharina. Celle-ci, présente de 0 à – 20 m, ne constitue cependant pas une véritable forêt dense comme il s’en développe en milieu exposé. L’étendue de la frange exondable est variable, mais toujours restreinte. Le plus souvent, cet habitat est caractérisé par des courants de marée plus ou moins violents et par la présence de sable en suspension qui, sans créer de turbidité, n’en affecte pas moins le peuplement.

La roche infralittorale en mode très abrité (façade atlantique) 1170.7
 En mode très abrité, les forêts de Laminaires diminuent notablement au bénéfice notamment d’espèces animales sessiles. Celles-ci sont d’autant plus abondantes et diversifiées que la turbidité est élevée, à condition toutefois que les films de particules déposées sur les substrats ne soient pas limitants pour les organismes vivants. Cet habitat ne dépasse généralement pas 10 m de profondeur, et la frange exondable est réduite.

Les cuvettes ou mares permanentes (façade atlantique) 1170.8
La topographie rocheuse peut être à l’origine de cuvettes de rétention d’eau de mer, de quelques décimètres à quelques mètres carrés. La flore et la faune y vivent submergées de façon permanente et sont ainsi peu affectées par le niveau marégraphique auquel ces mares sont situées. Cet habitat correspond donc à des enclaves écologiques.

Les champs de blocs (façade atlantique) 1170.9
Les champs de blocs apparaissent dans la zone intertidale, soit au pied de falaises rocheuses, soit en arc de cercle entre les pointes rocheuses. Ces blocs peuvent être retournés en milieu très exposé lors des tempêtes. Ils n’hébergent que des populations algales éphémères. Lorsqu’ils sont situés plus bas sur l’estran, mais aussi selon leur taille, ils peuvent offrir des conditions d’humidité et d’obscurité tout à fait propices à l’installation en dessous d’eux d’une faune très diversifiée, inhabituelle pour le niveau auquel ils se trouvent. En revanche, la présence de sable à proximité est susceptible d’induire un fort décapage des blocs et de leurs peuplements de surface. Le sédiment sous-jacent constitue un microhabitat supplémentaire participant à la diversité remarquable de cet habitat.
 
La roche supralittorale (Méditerranée) 1170.10
L’étage supralittoral est situé au-dessus du niveau de la mer. Il est humecté par les embruns et par les vagues lors des tempêtes. L’extension verticale de cette zone varie en fonction de l’hygrométrie, donc de l’hydrodynamisme local, de l’ensoleillement et de la pente de la côte. En mode calme ou abrité, elle ne dépasse pas quelques dizaines de centimètres (10 à 50 cm). Au contraire, en mode agité ou battu, sur des parois verticales, elle peut s’étendre sur plusieurs mètres (5 à 6 m). L’habitat recouvre l’ensemble de l’étage lorsque le substrat est rocheux. Celui-ci est le plus souvent de couleur noirâtre du fait de la présence de lichens. - les lichens Verrucaria symbalana, V. maura donnent la couleur noire au substrat ;

La roche médiolittorale supérieure (Méditerranée) 1170.11
En ce qui concerne les substrats rocheux, les potentialités biotiques de l’étage médiolittoral sont conditionnées par la fréquence des submersions. Celles-ci sont dues aux vagues, aux variations irrégulières du niveau de la mer en fonction de la pression atmosphérique et aux vents. On distingue deux horizons définis par des valeurs moyennes différentes des facteurs dominants (humectation, lumière, nutriments, topographie et type de substrat). Le médiolittoral supérieur qui correspond à cet habitat élémentaire est l’horizon où les conditions environnementales sont les plus contraignantes. Il n’est mouillé que par les embruns et le haut des vagues. Suivant l’hydrodynamisme et la topographie locale, il peut s’étendre de quelques centimètres à 2 m.

La roche médiolittorale inférieure (Méditerranée) 1170.12
Les caractéristiques de l’horizon inférieur de la roche médiolittorale résultent de la conjonction de trois facteurs essentiels : présence de vagues, variations irrégulières de la pression atmosphérique et des vents et influence des marées, lorsqu’elles sont présentes. L’humectation, constante et plus forte que dans l’horizon supérieur constitue le facteur dominant, suivi par la lumière. L’amplitude de l’habitat, conditionnée par la morphologie du substrat, mais surtout par l’intensité de l’humectation, peut varier de quelques centimètres à 1 mètre.

La roche infralittorale à algues photophiles(Méditerranée) 1170.13
Cet habitat est situé dans l’étage infralittoral qui s’étend depuisla zone où les émersions ne sont plus qu’accidentelles jusqu’à la limite au-delà de laquelle les phanérogames marines et les algues photophiles ne peuvent plus survivre. Cette limite inférieure est conditionnée par la pénétration de la lumière, elle est donc extrêmement variable selon la topographie et la qualité de l’eau. Dans certaines zones d’eau très claire, elle peut descendre jusqu’à 35 à – 40 m, alors qu’elle est limitée à seulement quelques mètres dans les zones les plus turbides. Tous les substrats rocheux de l’étage infralittoral où règnent des conditions de lumière suffisantes sont recouverts par des peuplements extrêmements riches et variés d’algues photophiles.

    11.25            Formations sublittorales de concrétions organogéniques

Colonies  de plantes ou d’animaux inférieurs conduisant à des concrétions et des incrustations sur le plateau continental.

La roche médiolittorale inférieure (Méditerranée) 1170.12
Les caractéristiques de l’horizon inférieur de la roche médiolittorale résultent de la conjonction de trois facteurs essentiels : présence de vagues, variations irrégulières de la pression atmosphérique et des vents et influence des marées, lorsqu’elles sont présentes. L’humectation, constante et plus forte que dans l’horizon supérieur constitue le facteur dominant, suivi par la lumière. L’amplitude de l’habitat, conditionnée par la morphologie du substrat, mais surtout par l’intensité de l’humectation, peut varier de quelques centimètres à 1 mètre.

La roche infralittorale à algues photophiles(Méditerranée) 1170.13
Cet habitat est situé dans l’étage infralittoral qui s’étend depuisla zone où les émersions ne sont plus qu’accidentelles jusqu’à la limite au-delà de laquelle les phanérogames marines et les algues photophiles ne peuvent plus survivre. Cette limite inférieure est conditionnée par la pénétration de la lumière, elle est donc extrêmement variable selon la topographie et la qualité de l’eau. Dans certaines zones d’eau très claire, elle peut descendre jusqu’à 35 à – 40 m, alors qu’elle est limitée à seulement quelques mètres dans les zones les plus turbides. Tous les substrats rocheux de l’étage infralittoral où règnent des conditions de lumière suffisantes sont recouverts par des peuplements extrêmements riches et variés d’algues photophiles.

        11.251            Concrétions coralligènes

Communautés formant et colonisant les concrétions coralligènes d'algues rouges calcifiées dans les zones circalittorales de la Méditerranée.

Le Coralligène (Méditerranée) 1170.14
La distribution du Coralligène est soumise à une combinaison de facteurs biotiques et abiotiques dont les principaux sont la lumière, l’hydrodynamisme, la température, la salinité, le dépôt de sédiments et les interactions biologiques. Le Coralligène se rencontre sur les parois rocheuses ou sur les roches où les algues calcaires peuvent constituer des constructions biogènes. Du fait de leur sensibilité à la lumière, ces algues voient leur extension limitée vers le haut par les forts éclairements et vers le bas par la quantité d’énergie lumineuse nécessaire à leur photosynthèse. Les profondeurs moyennes de cet habitat se situent entre 40 à - 90 m. Lorsque les eaux sont très claires, le Coralligène débute et s’arrête très profondément (de 60 à - 130 m). A l’inverse, lorsque les eaux sont turbides, on assiste à une remontée vers des profondeurs plus faibles (de 15/20 à - 40 m). L’ampleur des variations saisonnières de la tempéra ture au niveau de cet habitat est variable. Si une certaine tolérance aux fluctuations de salinité a été observée, la sédimentation de particules fines se révèle, par contre, particulièrement

        11.252            Trottoirs d'algues encroûtantes

Communautés méditerranéennes associées avec des trottoirs médiolittoraux d'algues encroûtantes (Lithophyllum tortuosum).

         11.253            Trottoirs de Gastéropodes et Polychètes

Trottoirs infralittoraux construits par des gastéropodes (Vermets) ou des polychètes (Serpules).

        11.254            Trottoirs de moules (moulières)

Communautés des bancs de moules de l'Atlantique et de la Méditerranée.

    11.26            Grottes sous-marines

Grottes en mer à marées (façade atlantique) 8330.1
Caractéristiques stationnelles

Les grottes de l’étage médiolittoral sont creusées dans des falaises rocheuses de nature variée. Leur entrée émerge à basse mer, tandis que leur fond peut rester immergé grâce à la présence de grandes vasques ou de petites cuvettes. Dans ces micromilieux, la lumière restreinte et l’atténuation des conditions hydrodynamiques permettent la venue et la survie d’espèces sciaphiles (= ombrophiles) des étages inférieurs. Les surplombs rocheux à l’abri de la lumière et de la dessiccation font également partie de cet habitat.
Variabilité
Elle est liée à la taille de l’anfractuosité et à son orientation par rapport à l’hydrodynamisme dominant. Il existe un gradient d’atténuation de la variabilité des facteurs écologiques de l’entrée de la grotte vers les zones les plus profondes, mais la zonation caractéristique des milieux rocheux est ici peu perceptible. Le fond de la grotte peut être occupé par un amas de blocs. L’écoulement d’eau douce, tout en maintenant l’humidité, peut perturber la présence d’animaux marins.
Espèces « indicatrices » du type d’habitat
Au plafond et à l’entrée des grottes (porches), le couvert végétal est composé du lichen noir Verrucaria mucosa, des alguesrouges Catenella caespitosa muscinante et Hildenbrandia rubra encroûtante. Le pulmoné Oncidiella celtica, l’actinie Actinia equina et le Pouce-pied (Pollicipes cornucopiae) habitent les parties toujours émergées de l’habitat. Les surplombs et les parties inférieures des grottes sont richement colonisés par : - des gazons de bryozoaires (Scrupocellaria spp.) et d’hydraires (Eudendrium spp., Sertularella spp.) ; - des tapis d’éponges (Scypha raphanus, Grantia compressa, Halichondria panicea, Hymeniacidon sanguinea, Leucosolenia variabilis, Pachymatisma johnstonia) ; - des polychètes Serpulidés (Pomatoceros triqueter, Spirorbis spp.) ; - des ascidies coloniales ou solitaires (Dendrodoa grossularia, Botryllus schlosseri, Bothrylloides leachi, Morchellium argus) ; - les Balanes Balanus crenatus et B. perforatus ; - les mollusques Trivia arctica et T. monacha et l’étoile Asterina gibbosa. La présence d’espèces des niveaux inférieurs (infralittoral et circalittoral) témoigne des conditions d’atténuation de la lumière. Parmi celles-ci figurent les algues rouges sciaphiles : Lomentaria articulata, Plumaria plumosa, Membranoptera alata..., ainsi que les cnidaires Actinothoe sphyrodeta, Balanophyllia regia, Caryophyllia smithii, Corynactis viridis, Sagartia troglodytes.
 

Biocénose des grottes médiolittorales(Méditerranée) 8330.2
Variabilité
La variabilité est liée d’une part à la taille de la fissure ou de la grotte et d’autre part à la disposition des ouvertures par rapport à l’hydrodynamisme dominant. La géomorphologie de la grotte et la possibilité d’écoulement d’eau douce ont aussi une grande importance quant à la qualité même de l’habitat et pour son évolution au cours du temps.
Espèces « indicatrices » du type d’habitat
Algues : Catenella caespitosa, Hildenbrandia prototypus, Rivularia atra.
                   
 
Biocénose des grottes semi-obscures(Méditerranée) 8330.3
La variabilité de l’habitat est surtout d’ordre stationnelle. Suivantla topographie du milieu et la modification des facteurs qui s’ensuit,on distingue un certain nombre d’aspects ou faciès ; - faciès à Parazoanthus axinellae, lorsque l’agitation des eaux est élevée et l’éclairement moins réduit ; - faciès à Corallium rubrum, typique et fréquent, recouvrant les parois des grottes et les surplombs semi-obscurs ; - faciès à Leptosammia pruvoti et Agelas oroides, sous les surplombs et à l’entrée des grottes ; - faciès à scléractiniaires Polycyathus muellerae, Caryophyllia inornata et Hoplangia durothrix, localisé dans les fissures ou les cavités des parois de grottes où l’obscurité est plus forte ; - faciès à grands bryozoaires tels que Sertella septentrionalis au niveau des entrées de grottes ; - faciès d’appauvrissement liés à un hydrodynamisme plus intense avec abondance d’hydraires ; Sertularella, Eudendrium.

Biocénose des grottes obscures (Méditerranée) 8330.4
Les différentes grottes ayant des configurations et des expositions très diverses, elles présentent des taux de recouvrement et des compositions faunistiques très variables. La sélection des groupes trophiques et des groupes morphologiques ainsi que l’organisation spatiale sont régies par les conditions environnementales propres à chaque grotte.

11.3  HERBIERS MARINS A PLANTES VASCULAIRES

Zosteretea marinae, Posidonietea, Halodulo-Thalassietea
Herbiers (à plantes vasculaires marines submergées), à l’exception de ceux des eaux saumâtres.

    11.31            Herbiers atlantiques à Zostères EUR1110

Zosterion marimae ; Zosteretum marinae

Végétation de Zostères dominées par Zostera marina, établies entre la base de la zone intertidale et une profondeur d'environ 10 mètres, dans les eaux de l'Atlantique et de la Mer du Nord.

     11.32            Herbiers atlantiques à Zostères naines

Zosterion marinae ; Zosteretum noltii

Végétation de Zostères dominées par Zostera noltii, principalement caractéristiques de la partie basse de la zone intertidale des eaux de l'Atlantique et de la Mer du Nord, parfois immergées en permanence.

11.321 Herbiers à Zostères naines de l'Atlantique continental

    11.33            Herbiers méditerranéens à Cymodocea et Zostera

Cymodoceion nodosae p.

Végétations à Cymodocea nodosa et Zostera noltii ou Z.marina, immergées en permanence dans des eaux pouvant atteindre 10 mètres de profondeur, souvent dans des zones abritées en arrière des prairies de Posidonia.

         11.331            Herbiers méditerranéens à Cymodocea

Cymodocetum nodosae

Formations sablo-limoneuses à Cymodocea nodosa, monospécifiques ou associées à l'algue Caulerpa prolifera.

         11.332            Herbiers méditerranéens à Zostera

Giraudyo-Zosteretum noltii

Formations de la partie supérieure de la zone infralittorale avec Zostera noltii et l'algue Giraudya sphacelarioides.

      *11.34*            Herbiers de Posidonia

Posidonion oceanicae
Végétation constituée par l'endémique méditerranéenne et thermo-atlantique, Posidonia oceanicae, immergées en permanence jusqu'à 100 mètres de profondeur.

*Herbiers à Posidonie 1120.1
Posidonia oceanica est une plante phanérogame endémique stricte de la Méditerranée, où elle constitue des herbiers caractéristiques de l’étage infralittoral (profondeur : de quelques dizaines de centimètres jusqu’à 30 à 40 m). Sur substrat dur ou meuble, ceux-ci constituent l’un des principaux climax méditerranéens. Ils tolèrent des variations d’amplitude relativement grandes en ce qui concerne la température et l’hydrodynamisme. Ils craignent par contre la dessalure ; il leur faut généralement une salinité comprise entre 36 et 39 PSU. On ne les rencontre jamais ni dans les lagunes ni à l’ouvert des estuaires. Posidonia oceanica est une plante dont les feuilles peuvent atteindre un mètre de hauteur. Après l’enracinement, ses rhizomes constituent un lacis colmaté par du sédiment auquel on donne le nom de « matte » et dont l’épaisseur peut atteindre plusieurs mètres.

11.4  HERBIERS DES EAUX SAUMATRES

Ruppietea maritimae p.
Végétation vasculaire immergée ou légèrement émergée des eaux saumâtres ouvertes. Les groupements des Ruppieta peuvent se rencontrer dans les flaques permanentes des vasières et estrans (bancs sableux) (11.4 p.), ainsi que dans les baies ou estuaires où ils devraient être respectivement codés en 12.4 ou 13.4.

Une végétation similaire dans les mares ou lagunes à l’intérieur des terres est listée en 23.2.

    11.41            Groupements marins à Ruppia maritima

Ruppion maritimae p.
Formations immergées à Ruppia maritima (ou R.cirrhosa) et formations à Chara de pleine mer de la Baltique et des mares des vasières ou estrans (bancs sableux) des autres mers.

12 Bras de mer

Baies et chenaux étroits, incluant les lochs marins, fjords, rias et détroits mais excluant les estuaires. Le détail des habitats peut être indiqué en transposant les subdivisions du code 11, remplaçant simplement le préfixe 11 par le préfixe 12.
Grandes échancrures de la côte où, contrairement aux estuaires, l’apport en eau douce est faible. Ces zones peu profondes(1) sont généralement abritées de l’action des vagues et offrent une large gamme de substrats et sédiments et une stratification variée d’espèces benthiques, abritant souvent une grande diversité biologique. La limite supérieure correspond parfois aux limites stationnelles des communautés végétales des Zosteretea et Potametea. Plusieurs types géomorphologiques peuvent être inclus dans cette catégorie à condition que l’eau soit peu profonde sur la majorité de la zone : baies, fjords, rias etvoes.
Végétales :Zostera spp., Ruppia maritima, Potamogeton spp. (P. pectinatus, P. praelongus par ex.), algues benthiques.

Grandes criques et baies peu profondes 1160
Grandes échancrures de la côte où, contrairement auxestuaires, l’apport en eau douce est faible. Ces zonespeu profondes(1) sont généralement abritées de l’action desvagues et offrent une large gamme de substrats et sédimentset une stratification variée d’espèces benthiques,abritant souvent une grande diversité biologique. La limitesupérieure correspond parfois aux limites stationnellesdes communautés végétales des Zosteretea et Potametea.Plusieurs types géomorphologiques peuvent êtreinclus dans cette catégorie à condition que l’eau soit peuprofonde sur la majorité de la zone : baies, fjords, rias etvoes.
Végétales :Zostera spp., Ruppia maritima, Potamogeton spp. (P. pectinatus,P. praelongus par ex.), algues benthiques.

 Vasières infralittorales (façade atlantique) 1160.1
Cet habitat occupe les secteurs abrités des vagues et des houles, où les courants de marée sont  très faibles. Il s’agit de milieuxsemi-fermés comme les rades ou les pertuis du littoral atlantique. Ils sont très mal représentés en Manche où les courants de marée sont toujours forts (système macrotidal). Soumis à une sédimentation active de matériaux fins, ces milieux restent néamoins marins, la salinité sur le fond, même en hiver, n’étant pas inférieure à 30 PSU (milieu euryhalin). La variabilité thermique sur l’année est inférieure à 10 °C, ce qui correspond bien à la définition de l’étage infralittoral.

Sables hétérogènes envasés infralittoraux Bancs de maerl (façade atlantique) 1160.2
Situé dans les milieux abrités à proximité des massifs rocheux, cet habitat est caractérisé par un substrat hétérogène constitué de trois fractions : graviers, sables et particules fines. De tels sédiments mixtes reflètent des actions hydrodynamiques inverses ou alternées avec apport d’éléments fins en période estivale et d’éléments grossiers en période hivernale. Les massifs rocheux participent activement à la production d’éléments grossiers et de coquilles mortes (moulières...). La présence de corallinacées libres (Lithothamnium corallioides) dans cet habitat constitue également une source d’éléments biogènes grossiers. Cet habitat est situé en milieu marin, en aval des secteurs estuariens, ce qui a pu contribuer dans le passé à considérer que ce type de maerl avait un caractère estuarien.
 

13 Estuaires et rivières tidales (soumises à marées)

Lits des rivières jusqu’à la limite d’influence des marées, incluant les eaux et le lit mais pas les communautés de végétation riveraine.

 13.1 FLEUVES ET RIVIERES SOUMIS A MAREES

Portions de rivières sujettes à la marée en amont de l'estuaire.

     13.11                       Eau saumâtre des cours d’eau soumis à marées

     13.12                       Eau douce des cours d’eau soumis à marées

 13.2  ESTUAIRES

Embouchures des rivières à leur arrivée dans la mer. Les habitats détaillés peuvent être codés en transposant le préfixe 11.2, simplement en remplaçant le préfixe 11.2 par le préfixe 13.2.
L’habitat s’étend des limites supérieures des pleines mers de mortes-eaux (0 m) jusqu’aux limites inférieures des basses mers de vives-eaux (étage médiolittoral). Il peut aussi, parfois, concerner l’étage infralittoral, mais le peuplement n’y est pas différent. Substrat très divers : des sables fins aux vases.

Slikke en mer à marées (façade atlantique) 1130.1
L’habitat s’étend des limites supérieures des pleines mers de mortes-eaux (0 m) jusqu’aux limites inférieures des basses mers de vives-eaux (étage médiolittoral). Il peut aussi, parfois, concerner l’étage infralittoral, mais le peuplement n’y est pas différent. Substrat très divers : des sables fins aux vases.
 Communautés d’algues benthiques et peuplements de Zostères, notamment de Zostera noltii (Zosteretea) ouvégétation d’eau saumâtre : Ruppia maritima, R. rostellata(Ruppietea) ; Spartina maritima (Spartinetea) ; Sarcocornia perennis (Arthrocnemetea). Dans l’embouchure des rivièresbaltiques, les espèces d’eau douce ainsi que celles d’eausaumâtre peuvent être présentes (Carex spp., Myriophyllum pp., Phragmites australis, Potamogeton spp., Scirpus spp.).

13.3   HERBIERS MARINS SUBMERGES

Les subdivisions de 11.3 peuvent être transposées pour préciser les groupements (13.31 à 13.36).

 13.4 HERBIERS SAUMATRES SUBMERGES

Les subdivisions de 11.4 peuvent être transposées pour préciser les communautés (13.41 à 13.42)

Sables vaseux et vases lagunaireset estuariennes (Méditerranée)  1130.2
Cet habitat s’étend dans l’étage médiolittoral et la partie supérieure de l’infralittoral. Les rives sont relativement stables, mais les fonds se modifient avec les violentes crues hivernales. Les sédiments sont formés de sables fins, sables vaseux et vases suivant le tracé du lit du fleuve. La salinité de surface est faible (0,03 à 2,5 PSU pour le Rhône), celle de la couche profonde, c’est-à-dire celle en contact avec la faune benthique, beaucoup plus élevée (16 à 21 PSU pour le Rhône). On observe un coin salé marin s’enfonçant sous les eaux douces du fleuve. Les marées sont faibles et n’entraînent que de petites modifications dans la chlorinité de l’eau. Les vents ont une influence plus nette sur la position du coin salé.

 14 Vasière et bancs de sable sans végétations
 

Sables, vases, sablons, tangues, inondés une partie de la marée, dépourvus de plantes vasculaires, mais habituellement colonisés par des algues bleues et des diatomées. Ils ont une importance particulière comme source de nourriture pour les anatidés et les limicoles. Les communautés intertidales avec divers invertébrés et algues qui les occupent peuvent être utilisés pour définir les subdivisions de 14. Les communautés à Zostères qui peuvent être découverts durant quelques heures à chaque marée ont été listés en 11.3, 12.3 ou 13.3, selon la localisation physique des bancs.

 Sables et vases des côtes océaniques, des chenaux et des lagunes associées, non submergés durant la marée basse,dépourvus de plantes vasculaires, mais habituellement colonisés par des algues bleues et des diatomées. Ils ont une grande importance comme lieux de gagnage d’anatidés et de limicoles. Les diverses communautés intertidales d’invertébrés et d’algues qui les occupent peuvent servir ce critères aux subdivisions du 11.27. Les formations de Zostères qui peuvent être exposées pour quelques heures pendant le cycle de marée ont été répertoriées sous le code 11.3 et la végétation des eaux saumâtres des mares permanentes peut être répertoriée par le code 11.4.

Sables des hauts de plage à Talitres(façade atlantique) 1140.1
Cet habitat occupe la zone correspondant à la haute plage, constituée des sables fins qui ne sont humectés que par les embruns. Il s’agit d’un sable sec fluide, soumis à l’action éolienne, ou d’un sable plus ou moins compact voire bulleux. L’humidification peut affecter la couche de surface la nuit et disparaît sous l’action du soleil. Cette zone de laisses de mer est alimentée par des matières organiques d’origines diverses : végétaux d’origine marine (algues, Zostères...) ou terrestre (phanérogames, troncs), organismes marins morts, notamment d’origine planctonique, transportés par le vent (Velelles, Janthines), objets divers, biodégradables ou non, appelés communément macrodéchets.

Galets et cailloutis des hauts de plage à Orchestia (façade atlantique) 1140.2
Cet habitat subit fortement l’influence de la marée et se trouve le plus souvent sous le vent des obstacles comme les affleurements rocheux ou les brise-lames. Il est composé essentiellement de galets des hauts de plage qui retiennent dans leurs intervalles des débris végétaux rejetés en épaves et qui conservent toujours une grande humidité. La zone n’est humectée que par les embruns et par le haut des vagues lors de tempêtes.

Estrans de sable fin (façade atlantique) 1140.3
 
Cet habitat se présente sous forme de vastes étendues sableuses de très faible pente où les houles déferlent (littoral « rectiligne » d’Aquitaine ou de Picardie). À l’opposé, lorsque ces estrans relient des pointes rocheuses et sont d’étendue plus restreinte (côte nord de Bretagne), la pente peut être plus accentuée (littoral « festonné »). L’estran passe par des alternances d’immersion et d’émersion en fonction du régime marégraphique. À basse mer, l’eau descend par gravité (« eau de gravité »), par contre « l’eau de rétention », adsorbée autour des grains de sable, peut être retenue. On assiste donc à une importante circulation interstitielle qui est beaucoup plus liée au profil de plage qu’au niveau même de la marée (il s’agit bien du médiolittoral). Ce profil, défini par les conditions hydrodynamiques, varie saisonnièrement. Sa pente traduit le mode d’exposition : battu ou abrité. Il peut être brisé, et l’eau qui ruisselle sur la plage en continuité avec la nappe phréatique (située sous le cordon dunaire) définit la zone de résurgence, où la salinité est généralement inférieure. Plus bas sur la plage (au niveau des basses mers de morte-eau) apparaît la zone de saturation qui, même à marée basse, garde son eau de gravité et son eau de rétention. Ces conditions, même en milieu intertidal, ne sont pas différentes de celles de l’étage infralittoral (UE : 1110) 

Sables dunaires (façade atlantique) 1140.4
Dans la zone intertidale, le courant de marée crée, des accumulations de sables de type dunaire où le drainage est intense. Ces sables mobiles peuvent être façonnés de ripple-marks de taille variable. Ce sont des substrats très mous dans lesquels l’homme s’enfonce.
Ces dunes forment des reliefs sur les plages de sable finuniformes ou apparaissent comme des zones d’accumulationdans les méandres de chenaux de marée.

 Estrans de sables grossierset graviers (façade atlantique) 1140.5
Vastes estrans composés de sédiments grossiers entre les archipels rocheux et champs de petits graviers encroûtés d’Hildenbrandia et de Lithophyllum dont la présence témoigne de la stabilité de l’habitat.

Sédiments hétérogènes envasés (façade atlantique) 1140.6
Cailloutis et galets des niveaux moyens qui retiennent dans leurs intervalles des débris végétaux rejetés en épaves. Sous ces petits blocs, le sédiment est envasé.

Sables supralittoraux avec ou sans laisses à dessiccation rapide (Méditerranée) 1140.7
Zone correspondant à la haute plage qui n’est humectée par la mer que pendant les tempêtes. Certaines surfaces échappent cependant à la submersion totale, mais reçoivent une forte quantité d’embruns provenant des déferlements des vagues en contrebas. La physionomie de la haute plage va d’un sable fluide sur sable compact à la présence de plaques salines plus ou moins humides sur sable bulleux. En surface, l’humidification des sables est liée aux embruns salés provenant du déferlement des vagues à la côte, principale cause de la salure du sable, et à l’humidité de l’air nocturne. Mais seuls les deux ou trois premiers centimètres sont affectés et ils s’assèchent rapidement sous l’action du soleil. En profondeur, l’humidité du sable résulte de la proximité de la nappe phréatique dont l’eau est plus ou moins dessalée. La température est très variable et les écarts journaliers peuvent être extrêmement élevés : de 0 à 20 °C en hiver, 50 °C en été. Ces températures peuvent être létales pour les invertébrés vivant dans les sables.

Laisses à dessiccation lente dans l’étage supralittoral (Méditerranée) 1140.8
Cet habitat correspond aux cordons de galets des hauts de plage qui retiennent dans leurs intervalles des débris végétaux rejetés en épaves et qui conservent toujours une grande humiditComme pour la biocénose des sables supralittoraux, la zone n’est humectée que par les embruns et par le haut des vagues lors des tempêtes. Dans les zones vaseuses telles que les schorres méditerranéens, l’habitat peut se trouver en sous-strate des peuplements de Salicornes (Salicornia, spp.). À ce niveau, la rétention d’humidité est facilitée par la granulométrie des sédiments.

Sables médiolittoraux (Méditerranée) 1140.9
Cet habitat correspond à la moyenne plage, généralement étroite en Méditerranée. Cette zone passe par des alternances d’immersions et d’émersions par temps calme du fait des variations du niveau du plan d’eau (marées lunaires, marées barométriques, hydrodynamique). Elle est fréquemment mouillée par les vagues, même de faible intensité. L’amplitude verticale de la montée et de la descente des eaux peut être de l’ordre de quelques dizaines de centimètres, ce qui peut délimiter sur une plage des bandes de plusieurs mètres de large. La moyenne plage présente dans sa partie supérieure une rupture de pente au-dessous de laquelle se trouve un talus littoral. Compte tenu des alternances d’immersion et d’émersion, la moyenne plage se compose d’un seul type de sable compacté. Les sables mous ou bullés qui existent dans la haute plage, et qui correspondent à des périodes d’émersion prolongées, ne peuvent avoir qu’une existence éphémère. Ils servent alors de zone d’extension pour les espèces de la haute plage.

Sédiments détritiques médiolittoraux(Méditerranée) 1140.10
Cet habitat correspond à la moyenne plage composée de graviers et de galets, étroite en Méditerranée. Ces galets retiennent dans leurs intervalles des débris végétaux rejetés en épave. La présence de banquettes de Posidonies (Posidonia oceanica) est possible. Cette zone passe par des alternances d’immersions et d’émersions par temps calme du fait des variations du niveau du plan d’eau. Elle est fréquemment mouillée par les vagues, même de faible intensité. L’amplitude verticale de la montée et de la descente des eaux, qui peut être de l’ordre de quelques dizaines de centimètres, peut délimiter sur la plage des bandes de plusieurs mètres de large.

15  Marais salés, prés salés (schorres), steppes salées et fourrés sur gypse

Communautés végétales inondées lors des grandes marées d’équinoxe. Egalement  communautées continentales et côtières, halophiles et gypsophiles.

 15.1                 GAZONS PIONNIERS SALES

Thero-Salicornietalia, Frankenion pulverulentae, Saginion maritimae
Formations de Salicornia et autres annuelles colonisant les vases et sables périodiquement inondés des marais salés intérieurs ou côtiers.

    15.11            Gazons à Salicorne et Suaeda

Thero-Salicornietalia
Formations à salicornes annuelles (Salicornia ssp.) et Suaeda (Suaeda maritima) sur des vases périodiquement inondées des bassins salés côtiers et de l'intérieur.

Végétations pionnières à Salicorniaet autres espèces annuellesdes zones boueuses et sableusesSalicorniaies des bas niveaux(haute slikke atlantique)
Partie supérieure de la slikke, pente faible à nulle.Substrat vaseux à vaso-sableux, baigné par l’eau de mer à chaquemarée haute Influence des courants de marée. Dépressions entre les cordons de galets encore en contact direct avec la mer. Variabilité édaphique : - variabilité liée aux vases molles non stabilisées de la haute slikke : association à Salicorne à longs épis (Salicornia dolichostachya)(Salicornietum dolychostachyaes) ;- variabilité liée aux zones vaseuses à vaso-sableuses affermies de la haute slikke : association à Salicorne jaunissante (Salicornia fragilis) (Salicornietum fragilis) ; - variabilité liée à la zone de contact entre la slikke et le schorre : association à Salicorne obscure (Salicornia obscura) (Salicornietum obscurae) ; - variabilité liée aux zones de contact schorre-slikke et à des apports d’eau douce plus ou moins azotée : association à Aster maritime (Aster tripolium) et Soude maritime (Suaeda maritima) (Astero tripolium-Suaedetum maritimae).  Alliance : Salicornion dolichostachyae  Associations :  Salicornietum dolychostachyae Salicornietum fragilis Salicornietum obscuraeAstero tripolium-Suaedetum maritimae

Salicorniaies des bas niveaux (haute slikke atlantique) 1310.1
Partie supérieure de la slikke, pente faible à nulle.Substrat vaseux à vaso-sableux, baigné par l’eau de mer à chaquemarée haute.Influence des courants de marée.Dépressions entre les cordons de galets encore en contact directavec la mer.Variabilité édaphique :- variabilité liée aux vases molles non stabilisées de la haute slikke : association à Salicorne à longs épis (Salicornia dolichostachya) (Salicornietum dolychostachyaes) ;- variabilité liée aux zones vaseuses à vaso-sableuses affermies de la haute slikke : association à Salicorne jaunissante (Salicornia fragilis) (Salicornietum fragilis) ; - variabilité liée à la zone de contact entre la slikke et le schorre : association à Salicorne obscure (Salicornia obscura) (Salicornietum obscurae) ; - variabilité liée aux zones de contact schorre-slikke et à des apports d’eau douce plus ou moins azotée : association à Aster maritime (Aster tripolium) et Soude maritime (Suaeda maritima) (Astero tripolium-Suaedetum maritimae).

Salicorniaies des hauts niveaux (schorre atlantique) 1310.2
Variabilité écologique :- variabilité liée aux mares internes du schorre, sur vases longuement inondées et présentant de fortes variations de salinité : association à Salicornes rameuse et brillante (Salicornia ramosissima et S. nitens) (Salicornietum ramosissimo-nitensis) ; - variabilité liée au haut schorre, sur substrat séchard en été : association à Salicornes disarticulée et rameuse (Salicornia disatriculata et S. ramosissima) (Salicornietum disarticulatoramosissimae) - variabilité liée au très haut schorre, au niveau de suintements phréatiques : association à Salicorne de Marshall (Salicornia marshallii) (Salicornietum marshallii) ; - variabilité liée aux schorres sableux et dépressions dunaires saumâtres : association à Spergulaire médiane (Spergularia media) et Salicorne d’Europe (Salicornia brachystachya) (Spergulario mediae-Salicornietum brachystachyae).
Alliance : Salicornion europaeo-ramosissimae Associations
:Salicornietum ramosissimo-nitensis Salicornietum disarticulato-ramosissimae Salicornietum marshallii Spergulario mediae-Salicornietum brachystachyae

Salicorniaies des prés salés méditerranéens 1310.3
Variabilité écologique :- variabilité liée aux hauts niveaux, dans des zones où le sol est décapé et susceptible d’un réel assèchement en été : association à Soude maritime (Suaeda maritima) et Salicorne patulée (Salicornia patula) (Suaedo maritimae-Salicornietumpatulae) ; - variabilité liée aux vases salées des cuvettes longtemps inondées, restant fraîches l’été : association à Salicorne d’Émeric (Salicornia emerici) (Salicornietum emerici) ; - variabilité liée aux matelas de matière organique déposés à la limite du flot en bordure des lagunes : association à Soude brillante (Suaeda maritima subsp. splendens) et Soude (Salsola soda) (Suaedo splendentis-Salsoletum sodae) ; - variabilité liée aux bourrelets et bancs coquilliers mêlés de matière organique, déposés en bordure des lagunes salées :  association à Soude brillante (Suaeda maritima subsp. splendens) et Kochie hérissée (Kochia hirsuta) (Suaedo splendentis- Kochietum hirsutae) ; - variabilité liée aux vases halo-eutrophes en voie d’assèchement en bordure des étangs saumâtres : association à Soude (Salsola soda) (Salsoletum sodae). Alliance : Salicornion patulae Associations :Suaedo maritimae-Salicornietum patulae Salicornietum emerici  Alliance : Thero-Suaedion splendentis  Associations :Suaedo splendentis-Salsoletum sodae Suaedo splendentis-Kochietum hirsutae Salsoletum sodae 

        15.111            Gazons atlantiques à Salicorne (Slikkes)

Gazons annuels à Salicornia et Suaeda des marais salés côtiers de la mer du Nord, de la Baltique et de l'Atlantique nord.

             15.1111Gazons à salicorne des côtes basses

Salicornion dolichostachyo-fragilis
Colonies de salicornes tétraploïdes non rougissantes Salicornia oliveri, S. procumbens et de Suaeda albescens, occupant les niveaux les plus bas et les plus mouillés de la partie supérieure (haute slikke) des vasières côtières septentrionales et occidentales.

              15.1112 Groupements à Suaeda et salicorne

Salicornion europaeo-ramosissimae p. (Thero-Suaedion auct.)
Colonies de salicornes diploïdes, souvent fortement ramifiés Salicornia appressa, S. europea, S. obscura i.a. et/ou de Suaeda maritima, occupant les zones les plus élevées, les moins inondées ou les plus ressuyées des vasières côtières.

         15.112            Gazons continentaux à salicorne

Salicornion europaeo-ramosissimae p.
Formations à salicorne des marais salés de l'intérieur (Allemagne, France et Angleterre) (15.4).

              15.1121 Suintements continentaux à salicorne

Salicornietum vicensis
Colonies de Salicornia emerici var. vicensis tournant à l'orange en automne, des vases instables, fluides et continuellement suintantes.

              15.1122 Gazons continentaux secs à salicorne

Salicornietum ramosissimae lotharingiense, Puccinellio distantis-Salicornietum europaea p.
Colonies de la rougeoyante Salicornia appressa ou de S. europaea, des sols dénudés salés s’asséchant en été.

       15.113            Gazons méditerranéens à salicorne

Gazons à salicorne des marais salés côtiers de la Méditerranée et du territoire thermo-atlantique, maritimes, lagunaires ou deltaïques.

              15.1131 Gazons à salicorne des basses côtes méditerranéennes

Salicornion emerici p.
Formations dominées par la salicorne rougeoyante tétraploïde Salicornia emerici occupant les bassins de la Méditerranée longuement inondés, des marais salés ibériques et du sud-ouest de la France. 

             15.1133 Gazons à salicorne des hautes côtes méditerranéennes

Salicornion patuli
Formations dominées par la salicorne rougeoyante diploïde Salicornia patula occupant les vases sèches, stables des marais salés côtiers méditerranéens, ibériques et du sud-ouest de la France.

     15.12            Groupements halonitrophiles à Frankenia

Frankenion pulverulentae
Formations d'halonitrophiles annuelles (Frankenia pulverulenta, Suaeda splendens, Salsola soda, Cressa cretica, Parapholis incurva, P. strigosa, Hordeum marinum, Sphenopus divaricatus) colonisant les vases salées sensibles aux inondations temporaires et à des dessications extrêmes, principalement caractéristiques de la péninsule ibérique, avec des irradiations notablement en Camargue, Italie, et sur la côte Atlantique française.

Pelouses rases à petites annuelles subhalophiles 1310.4
Hauts de prés salés, berges des lagunes, des sites inondables, et des étangs saumâtres, sur substrat sableux à sablo-vaseux, halo-mésotrophe, contact dunes-prés salés.
Alliance : Saginion maritimae Associations : Sagino maritimae-Cochlearietum danicae Parapholiso strigosae-Hordeetum marini Hutchinsio procumbentis-Saginetum maritimae Alliance : Crypsidion aculeatae (à réviser) Associations : Salicornio patulae-Crypsidetum aculeatae Suaedo splendentis-Chenopodietum chenopodioidis Junco ranarii-Chenopodietum chenopodioidis Alliance : Frankenion pulverulentae Associations : Sagino maritimae-Limonietum echioidis Spergularietum heldreichii Spergularietum salinae Parapholido incurvati-Hordeetum gussioniani Cressetum creticae

     15.13            Groupements à Sagina et Cochlearia

Saginion maritimae
Formations de pionnières annuelles (Sagina maritima, Cochlearia danica) des sables sujets à des humidité et salinité variables, en particulier dans la zone de contact entre la dune et les marais salés.

Pelouses rases à petites annuelles subhalophiles 1310.4
Hauts de prés salés, berges des lagunes, des sites inondables, et des étangs saumâtres, sur substrat sableux à sablo-vaseux, halo-mésotrophe, contact dunes-prés salés.
Alliance : Saginion maritimae Associations : Sagino maritimae-Cochlearietum danicae Parapholiso strigosae-Hordeetum marini Hutchinsio procumbentis-Saginetum maritimae Alliance : Crypsidion aculeatae (à réviser) Associations : Salicornio patulae-Crypsidetum aculeatae Suaedo splendentis-Chenopodietum chenopodioidis Junco ranarii-Chenopodietum chenopodioidis Alliance : Frankenion pulverulentae Associations : Sagino maritimae-Limonietum echioidis Spergularietum heldreichii Spergularietum salinae Parapholido incurvati-Hordeetum gussioniani Cressetum creticae

 15.2   PRAIRIES à SPARTINE

Spartinion maritimae
Prairie avec les pionnières pérennes (Spartina)des vases salées côtières.

Prés à Spartine maritime de la haute slikke 1320.1
Limites supérieures des pleines mers de mortes-eaux ; pentefaible à nulle.Substrat limono-argileux à limono-sableux, peu consolidé, baignépar des eaux halines, subissant une inondation biquotidienne par les vagues à marée haute ; sur le haut schorre, l’eau de mer peut stagner dans les cuvettes. Stations ne subissant généralement ni piétinement ni pâturage.
Spartine maritime Salicorne pérenne Salicorne jaunissante Aster maritime Bostriche scorpioïde(1)Spartina maritima Sarcocornia perennis Salicornia fragilis Aster tripolium Bostrychia scorpioides

    15.21            Prairies à Spartine à feuilles plates

Prairies de pionnières pérennes des vases salées côtières, dominées par Spartina maritima, S. townsendii, S. anglica, S. alterniflora.

 15.3  PRES SALES ATLANTIQUES

Glauco-Puccinellietalia maritimae
Prés salés des côtes de la Baltique, de la mer du nord, de la Manche et de l’Atlantique. Aster tripolium peut être présent voire abondant dans la plupart des subdivisions.

 

Prés salés atlantiques (Glauco-Puccinellietalia maritimae) 1330
Substrat limono-argileux à limono-sableux, plus ou moins consolidé, baigné par des eaux halines, subissant une inondation régulière lors des marées hautes de fort coefficient. Variabilité écologique : - variabilité liée au bas schorre, supportant une certaine asphyxie : association à Obione faux-pourpier (Haliomione portulacoides) et Puccinellie maritime (Puccinellia maritima) (Halimiono-Puccinellietum maritimae) ; - variabilité liée à la présence de suintements phréatiques : association à Troscart maritime (Triglochin maritimum) et Statice humble (Limonium humile) (Triglochino maritimi- Limonietum humilis) ; - variabilité liée aux vases salées : association à Puccinellie maritime (Puccinellia maritima) et Salicorne pérenne (Sarcocornia perennis) (Puccinellio maritimae-Salicornietum
Alliance : Puccinellion maritimae Associations :Halimiono-Puccinellietum maritimae Triglochino maritimi-Limonietum humilis Alliance : Halimionion portulacoidis Association :Puccinellio maritimae-Salicornietum perennis   

Prés salés du bas schorre1330.1
Substrat limono-argileux à limono-sableux, plus ou moins consolidé, baigné par des eaux halines, subissant une inondation régulière lors des marées hautes de fort coefficient. 
VariabilitéVariabilité écologique :- variabilité liée au bas schorre, supportant une certaine asphyxie :association à Obione faux-pourpier (Haliomione portulacoides) et Puccinellie maritime (Puccinellia maritima) (Halimiono-Puccinellietum maritimae) ; - variabilité liée à la présence de suintements phréatiques : association à Troscart maritime (Triglochin maritimum) et Statice humble (Limonium humile) (Triglochino maritimi- Limonietum humilis) ; - variabilité liée aux vases salées : association à Puccinellie maritime (Puccinellia maritima) et Salicorne pérenne (Sarcocornia perennis) (Puccinellio maritimae-Salicornietum perennis).

Prés salés du schorre moyen 1330.2
Variabilité écologique : – variabilité liée aux sols organo-minéraux, piétinés par le bétail : association à Aster maritime (Aster tripolium) et Puccinellie fasciculée (Puccinellia fasciculata) (Astero tripolium- Puccinellietum fasciculatae) ; – variabilité liée aux plateaux de vase bien drainés du schorre moyen : association à Bostriche scorpioïde (Bostrichia scorpioides) et Obione faux-pourpier (Halimione portulacoides) (Bostrichio scorpioidis-Halimionetum portulacoidis). Variabilité écologique : – variabilité liée aux sols organo-minéraux, piétinés par le bétail : association à Aster maritime (Aster tripolium) et Puccinellie fasciculée (Puccinellia fasciculata) (Astero tripolium- Puccinellietum fasciculatae) ; – variabilité liée aux plateaux de vase bien drainés du schorre moyen : association à Bostriche scorpioïde (Bostrichia scorpioides) et Obione faux-pourpier (Halimione portulacoides) (Bostrichio scorpioidis-Halimionetum portulacoidis). Variabilité écologique : – variabilité liée aux sols organo-minéraux, piétinés par le bétail : association à Aster maritime (Aster tripolium) et Puccinellie fasciculée (Puccinellia fasciculata) (Astero tripolium- Puccinellietum fasciculatae) ; – variabilité liée aux plateaux de vase bien drainés du schorre moyen : association à Bostriche scorpioïde (Bostrichia scorpioides) et Obione faux-pourpier (Halimione portulacoides) (Bostrichio scorpioidisHalimionetum portulacoidis).

 Prés salés du haut schorre 1330.3
Variabilité écologique : - variabilité liée aux hauts de prés salés peu atteints par les marées sur sols limoneux : association à Fétuque littorale (Festuca rubra subsp. littoralis) (Festucetum littoralis) ; - variabilité liée aux hauts de prés salés humectés d’eau douce phréatique sur substrat sablo-limoneux : association à Statice commun (Limonium vulgare) et Jonc de Gérard (Juncus gerardii) (Limonio vulgaris-Juncetum gerardii) ; - variabilité liée aux niveaux supérieurs des prés salés, où peuvent s’accumuler des débris organiques, parfois piétinés : association à Armoise maritime (Artemisia maritima) (Artemisietum maritimae) ; - variabilité liée aux glissements phréatiques latéraux sur le haut schorre : association à Jonc maritime (Juncus maritimus) et Laîche étirées (Carex extensa) (Junco maritimi-Caricetum extensae) ; - variabilité liée aux substrats sablo-vaseux, du haut schorre, en situation de subcuvette plate à drainage ralenti après les marées : association à Plantain maritime (Plantago maritima) et Statice commun (Plantagini maritimi-Limonietum vulgaris) ; - variabilité liée aux subcuvettes plates du schorre supérieur : association à Cranson d’Angleterre (Cochlearia anglica) et Plantain maritime (Cochleario anglicae-Plantaginetum maritimae) ; - variabilité liée aux vases très humides des fleuves côtiers atteintes par les marées saumâtres : association à Obione faux-pourpier (Halimione portulacoides) et Puccinellie de Foucaud (Puccinellia foucaudii) (Halimiono portulacoidis- Puccinellietum foucaudi).  Alliance : Armerion maritimae Associations :Festucetum littoralis Limonio vulgaris-Juncetum gerardii Artemisietum maritimae Junco maritimi-Caricetum extensae Plantagini maritimi-Limonietum vulgaris Cochleario anglicae-Plantaginetum maritimae  Alliance : Halimionion portulacoidis  Association :Halimiono portulacoidis-Puccinellietum foucaudi

Prés salés du contact haut schorre/dune 1330.4
Variabilité géographique : - variabilité liée aux schorres les plus élevés et sableux du golfe Normand-Breton : association à Frankénie lisse (Frankenia laevis) et Statice normand (Limonium normannianum) (Frankenio laevis-Limonietum normannici) ; - variabilité liée aux schorres les plus élevés et sableux des côtes du Finistère : association à Cranson d’Angleterre (Cochlearia anglica) et Frankénie lisse (Cochleario anglicae-Frankenietum laevis) ; - variabilité liée aux hauts schorres sableux du Morbihan à Arcachon : association à Statice à feuilles de lychnis (Limonium auriculae-ursifolium) et Statice de Dodart (Limonium dodartii) (Limonietum lychnidifolio-dodartii). Alliance : Armerion maritimae  Associations : Frankenio laevis-Limonietum normannici Cochleario anglicae-Frankenietum laevis Limonietum lychnidifolio-dodartii
 
Prairies hautes des niveaux supérieursatteints par la marée 1330.5
Variabilité écologique : - variabilité nitro-halophile liée aux dépôts organiques des laisses de mer des niveaux supérieurs atteints par la marée : association à Arroche hastée (Atriplex prostrata) et Chiendent littoral (Elymus pycnanthus) (Atriplici hastatae-Agropyretum pungentis) ; - variabilité nitro-halophile et thermophile liée aux dépôts organiques des très hauts niveaux : association à Bette maritime (Beta vulgaris subsp. maritima) et Chiendent des littoral (Beto maritimae-Agropyretum pungentis) ; - variabilité liée aux niveaux supérieurs atteints par les marées saumâtres, le plus en amont des estuaires : association à Arroche hastée (Atriplex prostrata) et Chiendent rampant (Elymus repens subsp. littoralis) (Atriplici hastatae- Agropyretum repentis) ; - variabilité liée aux niveaux les plus élevés du schorre, subissant une forte dessiccation estivale du substrat : association à Chiendent littoral (Elymus pycnanthus) et Inule à feuilles de crithme (Inula crithmoides) (Agropyro pungentis-Inuletum crithmoidis) ; - variabilité liée aux hauts de plages plus ou moins graveleux, au contact des dunes et des prés salés : association à Pourpier de mer (Honckenya peploides) et Chiendent aigu (Elytrigia acuta) (Minuartio peploidis-Agropyretum acuti). Alliance : Agropyrion pungentis Associations : Atriplici hastatae-Agropyretum pungentis Beto maritimae-Agropyretum pungentis Atriplici hastatae-Agropyretum repentis Agropyro pungentis-Inuletum crithmoidis Minuartio peploidis-Agropyretum acuti    Agropyro pungentis-Althaeetum officinalis Alliance : Agropyrion pungentis Associations :Atriplici hastatae-Agropyretum pungentis Beto maritimae-Agropyretum pungentis Atriplici hastatae-Agropyretum repentis Agropyro pungentis-Inuletum crithmoidis Minuartio peploidis-Agropyretum acuti
Agropyro pungentis-Althaeetum officinali

    15.31            Prés salés avec Puccinellia maritima

Puccinellion maritimae
Pelouses vert-vif de Puccinellia maritima du schorre bas et moyen.

     15.32            Groupements à Puccinellia maritima des prés salés

Puccinellion maritimae p.
Faciès de prés salés avec des graminées, en transition avec d’autres groupements ou non, dans lesquels des espèces autres que Puccinellia maritima, revêtent un rôle physionomique important.

          15.321            Prés salés avec graminées et Pourpier marin

Faciès de prés salés résultant de leur invasion par Halimione portulacoides.

         15.322            Prés salés avec graminées et Aster marin

Groupements de bas schorre dominés par le remarquable Aster tripolium.

         15.323            Prés salés avec graminées et Salicorne

Groupements de transition du bas schorre, avec Puccinellia maritima, Salicornia annuelle et Suaeda maritima.

         15.324            Végétations à Halimione pedunculata

Formations dominées par l’espèce rare et menacée Halimione pedunculata, se développant très localement dans les Puccinellion maritimae du Danemark, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et de la France, disparues des îles britanniques.

     15.33           * Communautés du schorre supérieur

Armerion maritimae
Formations souvent relativement riches en espèces, verdoyantes, fleuries, des prés salés supérieurs, avec Armeria maritima, Glaux maritima, Plantago maritima, Frankenia laevis, Artemisia maritima, Festuca rubra, Agrostis stolonifera, Juncus gerardii et Carex extensa. La dominance de diverses espèces induit des faciès distincts, parmi lesquels :

         15.331     Formations dominées par, ou riches en, Juncus gerardii

         15.332       Formations dominées par Plantago maritima

         15.333     Gazons à Festuca rubra ou Agrostis stolonifera

         15.334            Gazons à Statice (Armeria maritima)

         15.335            Zones à Carex distans

         15.336            Formations riches en Carex extensa

         15.337            Prairies à lavandes de mer (Limonium vulgare)

         15.338            Formations riches en Blysmus rufus

         15.339            Zones à Eleocharis uniglumis ou E. palustris

         15.33A            Zones à Juncus maritimus

         15.33B            Champs à armoise marine (Artemisia maritima)

         15.33C            Tapis de Potentilla anserina

         15.33D            Tapis de Frankenia laevis

         15.33E            Zones à Aster (Aster tripolium) du schorre supérieur

     15.34            * Prés salés à  Puccinellia et Spergularia marina

Puccinellio-Spergularion salinae
Pelouses à Puccinellia avec Spergularia marina, Puccinellia distans, P. fasciculata, P. maritima, Triglochin maritima, Potentilla anserina et Halimione portulacoides, occupant des zones de salinité et d’humidité variables, en particulier dans les prés salés des estuaires.

     15.35            Végétation à Elymus pycnanthus

Agropyrion pungentis
Groupements nitrophiles de hautes herbes avec Elymus pycnanthus (Elytrigia atherica) ou E. repens (Elytrigia repens).

     15.36            Laisses de mer des prés salés atlantiques

Formations annuelles de pionnières colonisant les laisses des marées, se constituant au sein des marais salés, avec Atriplex littoralis, A. prostrata, Beta vulgaris subsp. maritima, Matricaria maritima.

 15.4  PRES SALES CONTINENTAUX

Puccinellietalia distantis
Prés salés des bassins salifères de l’Europe moyenne intérieure. Les prés salés continentaux sont remarquables ; ces groupements extrêmement menacés se rencontrent dans quelques stations isolées de Lorraine et d'Auvergne. Elles englobent cette unité et les pelouses continentales à salicorne (15.112).
 

    15.41            Prés salés continentaux avec Puccinellia distans

Puccinellion distantis
Prés avec Puccinellia distans occupant le niveau inférieur des bassins salés intérieurs avec des périodes d’inondations assez prolongées.

*Prés salés continentaux de bas niveau longuement inondés 1340.1
Aster maritime Aster tripolium (L) Céraiste douteux Cerastium dubium (L) Glaux maritime Glaux maritima (A) Jonc de Gérard Juncus gerardii Plantain maritime Plantago maritima subsp. maritima (A) Puccinellie distante Puccinellia distans Renoncule sarde Ranunculus sardous (L) Salicorne rameuse Salicornia appressa [= S. ramosissima auct.] (L) Spergulaire marginée Spergularia media subsp. media (A) Spergulaire marine Spergularia marina (L) Troscart maritime Triglochin maritimum Vulpin bulbeux Alopecurus bulbosus (L)  Phragmite commun Phragmites australis Scirpe maritime Bolboschoenus maritimus Prés salés continentaux de bas niveau ; alliance : Puccinellion maritimae ; sous-alliance : Puccinellio maritimae-Spergularienion salinae.

    15.42  Prés salés continentaux à jonc et Elymus

Juncion gerardii p.
Formations dominées par Juncus gerardii ou Elymus repens du niveau supérieur des bassins salés intérieurs sur sols humides, moins salés.

*Prés salés continentaux de niveau moyen 1340.2
Aster maritime Aster tripolium (L) Buplèvre menu Bupleurum tenuissimum (L) Céraiste douteux Cerastium dubium (L) Glaux maritime Glaux maritima (A) Jonc de Gérard Juncus gerardii Pissenlit de Bessarabie Taraxacum bessarabicum (A) Puccinellie distante Puccinellia distans Troscart maritime Triglochin maritimum Vulpin bulbeux Alopecurus bulbosus (L) Agrostide stolonifère Agrostis stolonifera Arroche couchée Atriplex prostrata Chiendent rampant Elytrigia repens Fétuque faux-roseau Festuca arundinacea Laîche cuivrée Carex cuprina Laîche distante Carex distans Lotier glabre Lotus glaber (= L. tenuis) Orge faux seigle Hordeum secalinum Patience crépue Rumex crispus Pâturin commun Poa trivialis Pâturin des prés Poa pratensis Pissenlits groupe « Ruderalia » Taraxacum sect. Ruderalia Plantain majeur Plantago major Renoncule sarde Ranunculus sardous (L) Trèfle douteux Trifolium dubium Trèfle porte-fraise Trifolium fragiferum Vulpin genouillé Alopecurus geniculatus Phragmite commun Phragmites australis Scirpe maritime Bolboschoenus maritimus Prés salés continentaux de niveau moyen ; alliance : Armerion maritimae ; sous-alliance : Festucenion littoralis.

15.43(Cahiers d'habitats)
*Prairies saumâtres continentales 1340.3
Un seul type : prairie à Fétuque faux-roseau et Laîche distante [Festuco arundinaceae-Caricetum distantis], avec deux variantes décrites en Lorraine : variante typique et variante à Laîche cuivrée (Carex cuprina) correspondant à des zones un peu plus humides. Aster maritime Aster tripolium (L) Jonc de Gérard Juncus gerardii Laîche distante Carex distans Lotier glabre Lotus glaber (= L. tenuis) Trèfle porte-fraise Trifolium fragiferum Vulpin bulbeux Alopecurus bulbosus (L) Agrostide stolonifère Agrostis stolonifera Chiendent rampant Elytrigia repens Fétuque faux-roseau Festuca arundinacea Laîche cuivrée Carex cuprina Patience crépue Rumex crispus Plantain majeur Plantago major Potentille ansérine Potentilla anserina Potentille rampante Potentilla reptans Pulicaire dysentérique Pulicaria dysenterica Brome en grappe Bromus racemosus Centaurée groupe jacée Centaurea subg. Jacea Pâturin commun Poa trivialis Pâturin des prés Poa pratensis Renoncule rampante Ranunculus repens Trèfle des prés Trifolium pratense Trèfle rampant Trifolium repens Phragmite commun Phragmites australis Prairies hygrophiles subhalophiles ; alliance : Loto tenuis- Trifolion fragiferi.

   15.5  PRES SALES MEDITERRANEENS

Juncetalia maritimi
Prés salés des côtes, lagunes, estuaires et deltas méditerranéens et des bassins salés ibériques intérieurs.

Prés salés méditerranéens des bas niveaux 1410.1
Variabilité écologique : - variabilité liée aux zones longtemps engorgées d’eau pas très salée, sur substrat limono-sableux : association à Statice de Narbonne (Limonium narbonense) et Puccinellie festucoïde (Puccinellia festuciformis) (Limonio narbonensis- Puccinellietum festuciformis) ; - variabilité liée aux cuvettes internes longtemps inondées d’eau saumâtre et à fort marnage, sur substrat limono-vaseux : association à Puccinellie festucoïde et Aelurope littoral     (Aeluropus littoralis) (Puccinellio festuciformis-Aeluropetum littoralis) ; - variabilité liée aux sansouires longtemps engorgées d’eau, voire inondées, sur sol limono-vaseux plus ou moins organique : association à Puccinellie festucoïde et Jonc maritime (Juncus maritimus) (Puccinellio festuciformis-Juncetum maritimi). Variabilité écologique : - variabilité liée aux zones longtemps engorgées d’eau pas très salée, sur substrat limono-sableux : association à Statice de Narbonne (Limonium narbonense) et Puccinellie festucoïde (Puccinellia festuciformis) (Limonio narbonensis- Puccinellietum festuciformis) ; - variabilité liée aux cuvettes internes longtemps inondées d’eau saumâtre et à fort marnage, sur substrat limono-vaseux : association à Puccinellie festucoïde et Aelurope littoral (Aeluropus littoralis) (Puccinellio festuciformis-Aeluropetum littoralis) ; - variabilité liée aux sansouires longtemps engorgées d’eau, voire inondées, sur sol limono-vaseux plus ou moins organique : association à Puccinellie festucoïde et Jonc maritime (Juncus maritimus) (Puccinellio festuciformis-Juncetum maritimi). Variabilité écologique : - variabilité liée aux zones longtemps engorgées d’eau pas très salée, sur substrat limono-sableux : association à Statice de Narbonne (Limonium narbonense) et Puccinellie festucoïde (Puccinellia festuciformis) (Limonio narbonensis- Puccinellietum festuciformis) ; - variabilité liée aux cuvettes internes longtemps inondées d’eau saumâtre et à fort marnage, sur substrat limono-vaseux : association à Puccinellie festucoïde et Aelurope littoral (Aeluropus littoralis) (Puccinellio festuciformis-Aeluropetum littoralis) ; - variabilité liée aux sansouires longtemps engorgées d’eau, voire inondées, sur sol limono-vaseux plus ou moins organique : association à Puccinellie festucoïde et Jonc maritime (Juncus maritimus) (Puccinellio festuciformis-Juncetum maritimi).v   
Variabilité écologique :- variabilité liée aux zones longtemps engorgées d’eau pas très salée, sur substrat limono-sableux : association à Statice de Narbonne (Limonium narbonense) et Puccinellie festucoïde (Puccinellia festuciformis) (Limonio narbonensis- Puccinellietum festuciformis) ; - variabilité liée aux cuvettes internes longtemps inondées d’eau saumâtre et à fort marnage, sur substrat limono-vaseux : association à Puccinellie festucoïde et Aelurope littoral (Aeluropus littoralis) (Puccinellio festuciformis-Aeluropetum littoralis) ; - variabilité liée aux sansouires longtemps engorgées d’eau, voire inondées, sur sol limono-vaseux plus ou moins organique : association à Puccinellie festucoïde et Jonc maritime (Juncus maritimus) (Puccinellio festuciformis-Juncetum maritimi). Alliance : Juncion maritimi Sous-alliance : Puccinellienion festuciformis Association :Limonio narbonensis-Puccinellietum festuciformisPuccinellietum festuciformis-Aeluropetumlittoralis Puccinellio festuciformis-Juncetum maritimi

    15.51            Prés salés méditerranéens à Juncus maritimus et J. acutus

Juncion maritimi p.
Zones à Juncus maritimus ou J. acutus des dépressions périodiquement inondées, avec Carex extensa, Iris spuria, Gladiolus communis, Aster tripolium, Sonchus maritimus.

Prés salés méditerranéens des hauts niveaux 1410.2
Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats enrichis en éléments grossiers et humectés par des infiltrations phréatiques : association à Statice de Narbonne (Limonium narbonense) et Jonc de Gérard (Juncus gerardii) (Limonio narbonensis-Juncetum gerardii) ; - variabilité liée aux zones de contact des systèmes dunaires et des sansouires, au niveau de suintements phréatiques constants : association à Statice de Narbonne et Laîche des eaux saumâtres (Carex extensa) (Limonio narbonensis-Caricetum extensae) ; - variabilité liée aux bordures des étangs et des lagunes, au contact des dunes, dans les situations peu halines : association à Jonc de Gérard (Juncus gerardii) et Troscart maritime (Triglochin maritimum) (Junco gerardii-Triglochinetum maritimi) ; - variabilité liée aux niveaux élevés subhumides des ceintures halophiles des sansouires : association à Chiendent allongé (Elymus elongatus) et Inule à feuilles de crithme (Inula crithmoides) (Agropyro elongati-Inuletum crithmoidis) ; - variabilité liée aux sols assez frais et très légèrement enrichis en matière organique : association à Statice de Narbonne et Armoise bleutée (Artemisia caerulescens) (Limonio narbonensis- Artemisietum caerulescentis) ; - variabilité liée aux bordures des marais salants, dans les zones à salinité réduite et de glissements phréatiques latéraux : Association à Jonc aiguille (Juncus acutus) et Choin noircissant (Schoenus nigricans) (Junco acuti-Schoenetum nigricantis) ; - variabilité liée aux dépressions saumâtres des niveaux supérieurs des systèmes halophiles sur sable limoneux : association  à Plantain charnu (Plantago crassiflolia) et Choin noircissant (Schoenus nigricans) (Schoeno nigricantis-Plantaginetum crassifoliae). Associations :Limonio narbonensis-Juncetum gerardii Limonio narbonensis-Caricetum extensae Junco gerardii-Triglochinetum maritimi Alliance : Halo-Artemision coerulescentis Associations :Agropyro elongati-Inuletum crithmoidis Limonio narbonensis-Artemisietum caerulescentis Alliance : Plantaginion crassifoliae Associations :Junco acuti-Schoenetum nigricantis Schoeno nigricantis-Plantaginetum crassifoliae

     15.52            Prés salés à Juncus gerardii et Carex divisa

Trifolion maritimi, Juncion maritimi p.
Prés humides à végétation basse dominée par Juncus gerardii, Carex divisa, C. extensa, Hordeum marinum ou Trifolium spp. et Lotus spp. des bords des lagunes saumâtres.


Prés salés méditerranéens des hauts niveaux 1410.2
Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats enrichis en éléments grossiers et humectés par des infiltrations phréatiques : association à Statice de Narbonne (Limonium narbonense) et Jonc de Gérard (Juncus gerardii) (Limonio narbonensis-Juncetum gerardii) ; - variabilité liée aux zones de contact des systèmes dunaires et des sansouires, au niveau de suintements phréatiques constants : association à Statice de Narbonne et Laîche des eaux saumâtres (Carex extensa) (Limonio narbonensis-Caricetum extensae) ; - variabilité liée aux bordures des étangs et des lagunes, au contact des dunes, dans les situations peu halines : association à Jonc de Gérard (Juncus gerardii) et Troscart maritime (Triglochin maritimum) (Junco gerardii-Triglochinetum maritimi) ; - variabilité liée aux niveaux élevés subhumides des ceintures halophiles des sansouires : association à Chiendent allongé (Elymus elongatus) et Inule à feuilles de crithme (Inula crithmoides) (Agropyro elongati-Inuletum crithmoidis) ; - variabilité liée aux sols assez frais et très légèrement enrichis en matière organique : association à Statice de Narbonne et Armoise bleutée (Artemisia caerulescens) (Limonio narbonensis- Artemisietum caerulescentis) ; - variabilité liée aux bordures des marais salants, dans les zones à salinité réduite et de glissements phréatiques latéraux : Association à Jonc aiguille (Juncus acutus) et Choin noircissant (Schoenus nigricans) (Junco acuti-Schoenetum nigricantis) ; - variabilité liée aux dépressions saumâtres des niveaux supérieurs des systèmes halophiles sur sable limoneux : association  à Plantain charnu (Plantago crassiflolia) et Choin noircissant (Schoenus nigricans) (Schoeno nigricantis-Plantaginetum crassifoliae). Associations :Limonio narbonensis-Juncetum gerardii Limonio narbonensis-Caricetum extensae Junco gerardii-Triglochinetum maritimi Alliance : Halo-Artemision coerulescentis Associations :Agropyro elongati-Inuletum crithmoidis Limonio narbonensis-Artemisietum caerulescentis Alliance : Plantaginion crassifoliae Associations :Junco acuti-Schoenetum nigricantis Schoeno nigricantis-Plantaginetum crassifoliae


Prairies subhalophiles thermo-atlantiques 1410.3
Variabilité écologique : - variabilité liée aux prairies de fauche mésophiles : association à Trèfle maritime (Trifolium squamosum) et OEnanthe à feuilles de silaus (Oenanthe silaifolia) (Trifolio squamosi-Oenanthetum silaifoliae) ; - variabilité liée aux prairies pâturées : association à Laîche divisée (Carex divisa) et Ray-grass pérenne (Lolium perenne) (Carici divisae- Lolietum perennis) ; - variabilité liée aux prairies méso-hygrophiles : association à Renoncule à feuilles d’ophioglosse (Ranunculus ophioglossifolius) et OEnanthe fistuleuse (Oenanthe fistulosa) (Ranunculo ophioglossifolii-Oenanthetum fistulosae) : association à Vulpin bulbeux (Alopecurus bulbosus) et Jonc de Gérard (Juncus gerardii) (Alopecuro bulbosi-Juncetum gerardii) ; - variabilité liée aux zones de piétinement : association à Renoncule à feuilles d’ophioglosse et Menthe pouillot (Mentha pulagium) (Ranunculo ophioglossifolii-Menthetum pulegii) ; association à Plantain majeur (Plantago major) et Trèfle resupiné (Trifolium resupinatum) : (Plantagini majoris-Trifolietum resupinati). Alliance : Alopecurion utriculati Associations :Trifolio squamosi-Oenanthetum silaifoliae Carici divisae-Lolietum perennis Alliance : Lolio perennis-Potentillion anserinae Associations :Ranunculo ophioglossifolii-Menthetum pulegii Plantagini majoris-Trifolietum resupinati Alliance : Oenanthion fistulosae Associations :Ranunculo ophioglosifolii-Oenanthetum fistulosae Alopecuro bulbosi-Juncetum gerardii

     15.53            Prés méditerranéens halo-psammophiles

Plantaginion crassifoliae
Formations plus sèches, denses des sols sableux au pied des dunes, ou entre dunes et lagunes, avec Plantago crassifolia, Schoenus nigricans, Juncus acutus, J. littoralis, Spartina versicolor, Chacune de ces espèces peut dominer et former des faciès physionomiquement distincts, quelquefois presque monospécifiques.

Prés salés méditerranéens des hauts niveaux 1410.2
Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats enrichis en éléments grossiers et humectés par des infiltrations phréatiques : association à Statice de Narbonne (Limonium narbonense) et Jonc de Gérard (Juncus gerardii) (Limonio narbonensis-Juncetum gerardii) ; - variabilité liée aux zones de contact des systèmes dunaires et des sansouires, au niveau de suintements phréatiques constants : association à Statice de Narbonne et Laîche des eaux saumâtres (Carex extensa) (Limonio narbonensis-Caricetum extensae) ; - variabilité liée aux bordures des étangs et des lagunes, au contact des dunes, dans les situations peu halines : association à Jonc de Gérard (Juncus gerardii) et Troscart maritime (Triglochin maritimum) (Junco gerardii-Triglochinetum maritimi) ; - variabilité liée aux niveaux élevés subhumides des ceintures halophiles des sansouires : association à Chiendent allongé (Elymus elongatus) et Inule à feuilles de crithme (Inula crithmoides) (Agropyro elongati-Inuletum crithmoidis) ; - variabilité liée aux sols assez frais et très légèrement enrichis en matière organique : association à Statice de Narbonne et Armoise bleutée (Artemisia caerulescens) (Limonio narbonensis- Artemisietum caerulescentis) ; - variabilité liée aux bordures des marais salants, dans les zones à salinité réduite et de glissements phréatiques latéraux : Association à Jonc aiguille (Juncus acutus) et Choin noircissant (Schoenus nigricans) (Junco acuti-Schoenetum nigricantis) ; - variabilité liée aux dépressions saumâtres des niveaux supérieurs des systèmes halophiles sur sable limoneux : association  à Plantain charnu (Plantago crassiflolia) et Choin noircissant (Schoenus nigricans) (Schoeno nigricantis-Plantaginetum crassifoliae). Associations :Limonio narbonensis-Juncetum gerardii Limonio narbonensis-Caricetum extensae Junco gerardii-Triglochinetum maritimi Alliance : Halo-Artemision coerulescentis Associations :Agropyro elongati-Inuletum crithmoidis Limonio narbonensis-Artemisietum caerulescentis Alliance : Plantaginion crassifoliae Associations :Junco acuti-Schoenetum nigricantis Schoeno nigricantis-Plantaginetum crassifoliae

     15.55            Prés salés méditerranéens à Puccinellia

Puccinellion festuciformis
Formations denses de Pucciniella festuciformis et Aeluropus littoralis le long des côtes méditerranéennes et des lagunes côtières.

    15.56            Formations à annuelles sur laisses

Thero-Suaedion
Communautés d’annuelles se constituant sur des accumulations de débris organiques dans les prés salés méditerranéens, avec Atriplex, Suaeda, Kochia, Salsola soda.

     15.57            Prés salés à chiendent et armoise

Agropyro-Artemision caerulescentis i.a.
Formations à Elymus ou à Artemisia ceinturant les zones humides salées méditerranéennes.

     15.58            Formations à Juncus subulatus

Arthrocnemetalia fruticosi p.
Zones à Juncus subulatus moyen à grand, formant souvent des faciès au sein de fourrés d'Arthrocnemum.

15.6  FOURRES DES PRES SALES (hygro-halophiles)

Arthrocnemetea fruticosi
Formations suffrutescentes halophiles méditerranéennes et thermo-atlantiques avec Arthrocnemum, Suaeda, Halimione, Limoniastrum des prés salés et de leur voisinage immédiat.

Fourrés halophiles thermo-atlantiques 1420.1
Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats sablo-vaseux bien drainés du haut schorre : association à Puccinellie maritime (Puccinellia maritima) et Salicorne frutescente (Sarcocornia fruticosa) (Puccinellio maritimae-Salicornietum fruticosae) ; - variabilité liée à la limite supérieure atteinte par le flot, sur des substrats de granulométrie variable : association à Soude ligneuse (Suaeda vera) et Chiendent littoral (Elymus pycnanthus) (Agropyro pungentis-Suaedetum verae). Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats sablo-vaseux bien drainés du haut schorre : association à Puccinellie maritime (Puccinellia maritima) et Salicorne frutescente (Sarcocornia fruticosa) (Puccinellio maritimae-Salicornietum fruticosae) ; - variabilité liée à la limite supérieure atteinte par le flot, sur des substrats de granulométrie variable : association à Soude ligneuse (Suaeda vera) et Chiendent littoral (Elymus pycnanthus
(Agropyro pungentis-Suaedetum verae). Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats sablo-vaseux bien drainés du haut schorre : association à Puccinellie maritime (Puccinellia maritima) et Salicorne frutescente (Sarcocornia fruticosa) (Puccinellio maritimae-Salicornietum fruticosae) ; - variabilité liée à la limite supérieure atteinte par le flot, sur des substrats de granulométrie variable : association à Soude ligneuse (Suaeda vera) et Chiendent littoral (Elymus pycnanthus) (Agropyro pungentis-Suaedetum verae). 􀁺 Alliance : Puccinellio maritimae-Halimionion portulacoidis
 Associations :Puccinellio maritimae-Salicornietum fruticosae Agropyro pungentis-Suaedetum verae

Fourrés halophiles méditerranéens 1420.2
Variabilité écologique :- variabilité liée aux vases salées dans les sites à inondation durable et forte variation de salinité des bas niveaux : association à Salicorne frutescente courbée et radicante (Sarcocornia fruticosa var. deflexa) (Sarcocornietum deflexae) ; - variabilité liée aux situations subpionnières de cicatrisation du tapis végétal dans les sites bouleversés, sur substrat bien drainé : association à Puccinellie festucoïde (Puccinellia festuciformis) et Obione faux-pourpier (Halimione portulacoides) (Puccinellio festuciformis-Halimionetum portulacoidis) ; - variabilité liée aux sols salés frais, en frange plus ou moins larges au bord des étangs salés, lagunes et fonds de baie, dans les niveaux moyens, pas trop longuement inondés, mais conservant une humidité profonde régulière : association à Puccinellie festucoïde et Salicorne frutescente (Sarcocornia fruticosa) (Puccinellio festuciformis-Salicornietum fruticosae) ; - variabilité liée aux hauts de séquences halines sur sol perhalin et sédiments fins, pouvant présenter des efflorescences de sel en été : association à Puccinellie enroulée (Puccinellia convoluta) et Salicorne à gros épis (Arthrocnenmum macrostachyum) (Puccinellio convolutae-Arthrocnemetum macrostachyae) ; - variabilité liée aux hauts de plages sablo-limoneuses, irrégulièrement balayées par les flots salés lors des tempêtes : association à Chiendent des sables (Elymus farctus) et Salicorne à gros épis (Elymo farcti-Arthrocnemetum macrostachyae) ; - variabilité liée aux zones des limites des inondations marines, sur substrat sec enrichi en matière organique: association à Soude ligneuse faux-pourpier (Suaeda vera) et Obione (Halimiono portulacoidis-Suaedetum verae) ; - variabilité liée aux zones de jonction entre les systèmes dunaires et les sansouires, dans les niveaux influencés par les nappes salées et douces : association à Obione faux-pourpier et Jonc aiguille (Juncus acutus) (Halimiono portulacoidis-Juncetum acuti) ; - variabilité liée aux bourrelets limoneux et petites montilles sablo-limoneuses, à la jonction des plages ou sansouires et des végétations dunaires : association à Limoniastre monopétale (Limoniastrum monopetalum) et Statice à feuilles de lychnis (Limonium lychnidifolium) (Limonio lychnidifolii- Limoniastretum monopetali).Alliance : Salicornion fruticosae Associations :Sarcocornietum deflexae Puccinellio festuciformis-Halimionetum portulacoidis Puccinellio festuciformis-Salicornietum fruticosae Puccinellio convolutae-Arthrocnemetum macrostachyae Elymo farcti-Arthrocnemetum macrostachyae Halimiono portulacoidis-Suaedetum verae Halimiono portulacoidis-Juncetum acuti Alliance : Limoniastrion monopetali Associations :Limonio lychnidifolii-Limoniastretummonopetali

     15.61            Fourrés des marais salés méditerranéens

Arthrocnemion fruticosi, Suaedion brevifoliae
Formations basses, broussailleuses à Arthrocnemum, Suaeda, pourpier marin, caractéristiques des sansouires, étendues salées temporairement inondées, des côtes méditerranéennes. Elles peuvent être davantage subdivisées selon les espèces dominantes, généralement au rythme des inondations.
 

        15.611            Tapis d'Arthrocnemum perennis

Arthrocnemion perennis : Puccinellio festuciformis-Arthrocnemetum perennis, Halimiono portulacoidis-Sarcocornietum alpini
Tapis prostrés de Sarcocornia perennis (Arthrocnemum perenne), des dépressions les plus mouillées des marais salés côtiers.

         15.612            Bosquets d’arbrisseaux à Arthrocnemum (enganes)

Arthrocnemion fruticosi : Puccinellio festuciformis-Arthrocnemetum fruticosi, Cistancho luteae-Arthrocnemetum fruticosi
Formations avec la robuste Sarcocornia fruticosa (Arthrocnemum fruticosum), capable de former des fourrés étendus, bas, denses.

         15.613            Bosquets à Arthrocnemum glaucum (enganes)

Arthrocnemenion glauci
Formations broussailleuses d'A. glaucum (= A. macrostachyum), occupant souvent des sites quelque peu plus secs tels que les bancs coquilliers des lagunes salées.

         15.614            Bosquets d’arbrisseaux à Suaeda

Arthrocnemenion fruticosi ; Haliminiono-Suaedetum verae
Arbustes de Suaeda vera occupant les zones supérieures plus sèches des marais salés côtiers.

         15.616            Fourrés méditerranéens à pourpier marin et Arthrocnemum fruticosi

Faciès riche en Halimione portulacoides au sein des groupements méditerranéens à Sarcocornia ( Arthrocnemum).

     15.62            Fourrés des marais salés atlantiques

Halimionion portulacoidis
Fourrés à pourpier marin, Arthrocnemum et Suaeda des côtes de l’Atlantique nord et de la Mer du Nord. 

        15.621            Fourrés argentés à Halimione portulacoides

Halimionetum portulacoidis, Bostrychio-Halimionetum portulacoidis
Groupements d’arbrisseaux avec Halimione portulacoides des niveaux moyens des schorres atlantiques.

         15.622            Fruticées atlantiques d'Arthrocnemum perennis

Puccinellio maritimae-Arthrocnemetum perennis p.
Formations des îles britanniques, des côtes atlantiques françaises et ibériques, excepté l’extrême sud-ouest de la péninsule, dominées par Sarcocornia perennis (Arthrocnemum perenne).

         15.623            Fourrés atlantiques d’arbrisseaux à Suaeda

Agropyro-Suaedetum verae
Formations des îles britanniques, des côtes atlantiques françaises et ibériques, excepté l’extrême sud-ouest de la péninsule, dominées par Suaeda vera.

         15.624            Fourrés atlantiques d’arbustes à Arthrocnemum

Puccinellio maritimae-Arthrocnemetum fruticosi
Formations des côtes atlantiques françaises et ibériques, excepté l’extrême sud-ouest de la péninsule, dominées par Sarcocornia fruticosa (Arthrocnemum fruticosum).

     15.63            Fourrés à Limoniastrum

Formations d’arbustes souvent grands, glauques et argentés, de Limoniastrum monopetalum aux fleurs rose-criard à la fin du printemps, des parties plus sèches des marais salés méditerranéens et ibériques.

    15.7 Fourrés halophiles semi-désertiques

Fourrés halophiles des sols secs dans des zones à faibles précipitations de la péninsule Ibérique, de la Sicile et des îles macaronésiennes.
Code parent du 15.72 cité dans les fiches 1430 des Cahiers d'habitats
.

 15.72     Fourrés halo-nitrophiles (Pegano-Salsoletea)

Fourrés halo-nitrophiles du littoral de la Corseet de la Provence 1430.1
Variabilité écologique :- variabilité liée aux sols à matrice calcaire enrichis de débris organiques divers : association à Cinéraire maritime (Senecio cineraria subsp. cineraria) et Armoise en arbre (Artemisia arborescens) (Cinerario maritimae-Artemisietum arborescentis) ; - variabilité liée à la base des falaise et des grottes maritimes, sur des substrats graveleux enrichis en matière organique et aspergés d’eau de mer : association à Cinéraire maritime et Soude ligneuse (Suaeda vera) (Cinerario maritimae-Suaedetum verae). 􀁺 Alliance : Artemision arborescentis 􀂋 Associations :Cinerario maritimae-Artemisietum arborescentis Cinerario maritimae-Suaedetum verae

Végétations halo-nitrophiles des colonies d’oiseaux marins, méditerranéennes et thermo-atlantiques 1430.2
Variabilités géographiques : - littoral atlantique : Arroche du littoral (Atriplex littoralis), Matricaire maritime (Matricaria maritima) ; groupements à Mauve royale (Lavatera arborea) (restant à définir plus précisément d’un point de vue phytosociologique). - littoral méditerranéen : Anthémis maritime (Anthemis maritima), Sénéçon à feuilles de marguerite (Senecio leucanthemifolius), Laiteron glauque (Sonchus asper subsp. glaucescens) ; associations à Mauves (Lavateretum arboreae, Lavateretum ruderale).  Alliance : Artemision arborescentis  Associations : Lavateretum arboreae Lavateretum ruderale Groupements à Mauve royale (Lavatera arborea)(1)

15.8   STEPPES SALEES MEDITERANEENNES

Limonietalia
Associations riches en Limonium spp., plantes pérennes, en rosettes, ou riches en Lygeum spartum  occupant, le long des côtes méditerranéennes et sur la frange des bassins salés ibériques, les sols temporairement imprégnés d’eau salée (bien que non inondés) et soumis aux sécheresses estivales extrêmes, avec formations d’efflorescences salées.

*Steppes salées méditerranéennes(Limonietalia) 1510
Associations de la côte méditerranéenne et des bordures des dépressions salées ibériques, riches en herbes pérennes (Limonium spp. ou Lygeum spartum), sur sols temporairement envahis (mais non inondés) par l’eau salée, exposées à une sécheresse estivale extrême, avec la formation d’efflorescences salées. Les syntaxa caractéristiques sont les Limonietalia (Limonion catalaunico-viciosoi, Lygeo-Limonion furfuracei, Lygeo- Lepidion cardamines) ; les Arthrocnemetalia (Suaedion braunblanquetii, Arthrocnemion glauci) ; les Thero-Salicornietalia (Microcnemion coralloidis, Salicornion patulae) et les Saginetalia maritimae (Frankenion pulverulentae, Thero- Suaedion). Végétales : Halopeplis amplexicaulis, Hymenolobus procumbens *Limonium spp., Lygeum spartum, Microcnemioncoralloides, Salicornia patula, Senecio auricula, Sphenopus divaricatus. Végétations crassulescentes à dominante d’arbustes ou de sous-arbrisseaux, des sols salés et « sansouires » méditerranéoatlantiques
Classe :
Salicornietea fruticosae Communautés du littoral et des bassins salifères endoréiques,sur sol perhalin à efflorescences salines, peu ou pasinondé et très séchard. Ordre : Limonietalia Communautés des steppes salées à Satices du littoral nord-ouest méditerranéen Alliance : Limonion confusi Associations :Limonietum gerardino-virgati Artemisio caeruleae-Limonietum virgati  Végétations crassulescentes à dominante d’arbustes ou de sous-arbrisseaux, des sols salés et « sansouires » méditerranéoatlantiques Classe : Salicornietea fruticosae Communautés du littoral et des bassins salifères endoréiques, sur sol perhalin à efflorescences salines, peu ou pas inondé et très séchard. Ordre : Limonietalia Communautés des steppes salées à Satices du littoral nord-ouest méditerranéen Alliance : Limonion confusi Associations :Limonietum gerardino-virgati Artemisio caeruleae-Limonietum virgati

* Steppes salées du littoraldu Languedoc et de Provence 1510.1
Variabilité écologique :- variabilité liée aux banquettes de sable salé, au contact des revers dunaires vers les sansouires des étangs lagunaires : association à Statice gérardin (Limonium gerardianum) et Satice verge (Limonium virgatum) (Limonietum gerardino-virgati) ; - variabilité liée aux sols secs, durcis, pierreux, en limite des inondations salées sur les cordons littoraux : association à Armoise bleutée (Artemisia caerulescens) et Satice verge (Artemisio caeruleae-Limonietum virgati). Alliance : Limonion confusi Associations :Limonietum gerardino-virgati Artemisio caeruleae-Limonietum virgati

    15.81            Steppes à Lavande de mer

Faciès riche en Limonium des steppes salées. 

        15.811            Steppes à Lavande de mer ibériques

             15.8114 Steppes à Lavande de mer catalano-provençales

16  Dunes côtières et plages de sable

Ligne de rivage couverte de sable ; zones sableuses créées par l’action du vent et souvent colonisées et stabilisées par des communautés de graminées maritimes communes. 

16.1                 PLAGES DE SABLE

Lignes de rivage couvertes de sable, légèrement inclinées, formées par l’action des vagues.

     16.11            Plages de sable sans végétation

Plages sableuses dépourvues de phanérogames. Les groupements intertidaux et supralittoraux d’invertébrés peuvent être utilisés pour définir des subdivisions. 

    16.12            Groupements annuels des plages de sable

Cakiletea maritimae (Atriplici-Salsolion kali = Salsolo-Honkenyion peploidis, Thero-Suaedion, Euphorbion peplis p.)
Formations principalement d’annuelles occupant des accumulations de matériel charrié et des sables riches en matières organiques azotées ; les plantes caractéristiques sont Suaeda maritima, Bassia hirsuta, Cakile maritima, Salsola kali, Beta maritima, Atriplex spp., Glaucium flavum, Mertensia maritima, Polygonum spp. et, le long des côtes méditerranéennes, Euphorbia peplis, E. paralias.

     16.13            Groupements vivaces des plages de sable

Honkenyo-Elymion
Végétation vivace halonitrophile boréale des hauts de plage, formées par Leymus arenarius, Ammophila arenaria, Honkenya peploides, Elymus farctus, E. repens, Mertensia maritima, accompagnés d’Atriplex sp.pl., Cakile maritima, ...Mer du Nord

 16.2   DUNES

Dépôts de sable, apporté par le vent du large, arrangés en cordons de rides parallèles à la côte.

    16.21            Dunes mobiles

Agropyrion juncei, Ammophilion arenariae, Zygophyllion fontanesii
Sables mobiles, nus ou occupés par des pelouses ouvertes ; ils peuvent former des crêtes dunaires ou, particulièrement le long de la Méditerranée, être limités à une arrière plage relativement plate, encore sujette en partie aux inondations.

         16.211            Dunes embryonnaires

Agropyrion juncei (Agropyro-Honkenyion)
Premiers stades de construction de la dune, constituée par des rides ou des élévations de la surface sableuse de l’arrière plage, ou comme une frange à la base du versant maritime des hautes dunes.

Dunes mobiles embryonnaires atlantiques 2110.1
Variabilité géographique et écologique : - variabilité liée aux dunes embryonnaires sous climat cantabro-atlantique : association à Euphorbe des dunes (Euphorbia paralias) et Chiendent des sables (Elymus farctus subsp. boreali-atlanticus) (Euphorbio paraliae- Agropyretum juncei) ; - variabilité liée aux dunes embryonnaires et hauts de plages sous climat nord-atlantique : association à Élyme des sables (Elymus arenarius) et Chiendent des sables (Elymo arenarii- Agropyretum junceiformis) ; - variabilité liée aux hauts de plages plates, sablo-graveleuses, plus ou moins enrichies en matières organiques des laisses de mer, sous climat nord-atlantique : association à Pourpier de mer (Honckenya peploides) (Honckenyetum peploidis). Alliance : Ammophilion arenariae Association :Euphorbio paraliae-Agropyretum juncei  Alliance : Honckenyo latifoliae-Elymion arenari Associations :Elymo arenarii-Agropyretum junceiformis

Dunes mobiles embryonnaires méditerranéennes 2110.2
Variabilité écologique et géographique : - variabilité liée aux plages très plates inondables lors des tempêtes, sur sables salés encroûtés : association à Sporobole des sables (Sporobolus arenarius) (Sporoboletum arenarii) ; - variabilité liée aux bourrelets sableux salés des hauts de plages plates du Languedoc et de Camargue : association à Chiendent des sables (Elymus farctus) et Spartine étalée (Spartina patens) (Elymo farcti-Spartinetum patentis) ; - variabilité liée aux bourrelets et aux dunes embryonnaires à sable meuble des hauts de plage du Languedoc et de Corse orientale : association à Echinophore épineuse (Echinophora spinosa) et Chiendent des sables (Echinophoro spinosi- Elymetum farcti) ; - variabilité liée aux hauts de plages et aux dunes embryonnaires meubles de Corse : association à Silène de Corse (Silene succulenta subsp. corsica) et Chiendent des sables (Sileno corsicae-Elymetum farcti). Alliance : Ammophilion australis  Associations :Sporoboletum arenarii Elymo farcti-Spartinetum patentis Echinophoro spinosae-Elymetum farcti Sileno corsicae-Elymetum farcti

              16.2111 Dunes embryonnaires atlantiques

Elymo-Agropyretum juncei, Euphorbio-Agropyretum juncei

Dunes embryonnaires des côtes de l’Atlantique, de la Mer du Nord et de la mer Baltique, avec Elytrigia juncea (Elymus farctus) accompagné par Leymus arenarius au nord, par Euphorbia paralias  sur le littoral de l’Atlantique « centre » et « sud ».

               16.2112 Dunes embryonnaires méditerranéennes

Agropyrion juncei, Agropyretum mediterraneum
Dunes embryonnaires des côtes méditerranéennes, sur lesquelles Elytrigia juncea est accompagné par Sporobolus pungens, Euphorbia peplis, Otanthus maritimus, Medicago marina, Anthemis maritima, Eryngium maritimum, Pancratium maritimum.

         16.212            Dunes blanches

Ammophilion arenariae, Zygophyllion fontanesii
Dunes mobiles formant le cordon ou les cordons les plus proches de la mer des systèmes dunaires.

             16.2121 Dunes blanches de l’Atlantique

Ammophilion arenariae : Elymo-Ammophiletum, Euphorbio-Ammophiletum, Othanto-Ammophiletum
Dunes blanches des côtes de la Mer du Nord, de la mer Baltique et de l’Atlantique, dominées, quand la végétation est présente, par l’oyat (Ammophila arenaria) accompagné par Eryngium maritimum, Euphorbia paralias, Calystegia soldanella, Otanthus maritimus, parmi d’autres.

Dunes mobilesà Ammophila arenaria subsp. arenariades côtes atlantique 2120.1
Variabilité écologique et géographique : - variabilité liée aux dunes blanches de sable calcarifère hors d’atteinte de la mer, du nord de la France au Mont-Saint-Michel : association à Élyme des sables (Elymus arenarius) et Oyat (Ammophila arenaria subsp. arenaria) (Elymo arenarii- Ammophiletum arenarii) ;  - variabilité liée aux dunes blanches de sable calcarifère hors d’atteinte de la mer, de la Manche orientale à la Vendée : association à Euphorbe des dunes (Euphorbia paralias) et Oyat (Euphorbio paraliae-Ammophiletum arenariae) ; - variabilité liée aux grandes dunes blanches de sable calcarifère meuble hors d’atteinte de la mer, des Charentes à l’Adour : association à Silène de Thore (Silene vulgaris subsp. thorei) et Oyat (Sileno thorei-Ammophiletum arenariae) ; - variabilité liée aux dunes calcarifères semi-fixées des côtes de la Manche : association à Euphorbe des dunes et Fétuque des sables (Festuca rubra subsp. arenaria) (Euphorbio paraliae- Festucetum arenariae) ; - variabilité liée aux dunes calcarifères semi-fixées, à saupoudrage d’arènes, des côtes de la Manche au Finistère : association à Gaillet maritime (Galium maritimum) et Fétuque à feuilles de jonc (Festuca dumetorum) (Galio maritimi-Festucetum juncifoliae) ; - variabilité liée aux plates-formes des grandes dunes sud-aquitaines, dans les situations de réduction du saupoudrage d’arènes, de la côte landaise au sud d’Arcachon : association à Fétuque à feuilles de jonc et Gaillet des sables (Galium arenarium) (Festuco dumetorum-Galietum arenarii) ; - variabilité liée aux dunes calcarifères semi-fixées des côtes landaises, entre le bassin d’Arcachon et l’Adour : association à Gaillet des sables et Épervière laineuse (Hieracium eriophorum) (Galio arenarii-Hieracietum eriophori).
Alliance :
Ammophilion arenariae Associations :Euphorbio paraliae-Ammophiletum arenariae Sileno thorei-Ammophiletum arenariae Euphorbio paraliae-Festucetum arenariae Galio maritimi-Festucetum juncifoliae Festuco dumetorum-Galietum arenarii Galio arenarii-Hieracietum eriophori
Alliance : Honckenyo latifoliae-Elymion arenarii Association :Elymo arenarii-Ammophiletum arenarii

              16.2122 Dunes blanches de la Méditerranée

Ammophilion arenariae : Echinophoro-Ammophiletum
Dunes blanches des côtes méditerranéennes, dominées, quand la végétation est présente, par l’oyat (Ammophila arenaria) accompagné par Echinophora spinosa, Eryngium maritimum, Euphorbia paralias, Cutandia maritima, Medicago marina, Anthemis maritima.
 

Dunes mobilesà Ammophila arenaria subsp. australisdes côtes méditerranéennes 2120.2
Variabilité géographique :- variabilité liée aux dunes meubles de la côte languedocienne et de Corse orientale : association à Oyat (Ammophila arenaria subsp. australis) et Échinophore épineux (Echinophora spinosa) (Echinophoro spinosae-Ammophiletum australis) ; - variabilité liée aux dunes meubles de Corse occidentale : association à Oyat et Silène de Corse (Silene succulenta subsp. corsica) (Sileno corsicae-Ammophiletum australis). Alliance : Ammophilion australis Associations :Echinophoro spinosae-Ammophiletum australis Sileno corsicae-Ammophiletum australis

      16.22             Dunes grises

Dunes fixées, stabilisées et colonisées par des pelouses pérennes plus ou moins fermées.

         *16.221*            Dunes grises septentrionales

Galio-Koelerion albescentis (Koelerion albescentis), Corynephorion canescentis p., Sileno conicae-Cerastion semidecandri
Prairies des dunes fixées de la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique nord.

*Dunes grises de la mer du Nordet de la Manche 2130.1
Variabilité écologique et géographique : - variabilité liée aux sables décalcifiés secs des côtes du Boulonnais : association à Violette des dunes (Viola canina var. dunensis) et Corynéphore (Corynephorus canescens) (Violo dunensis-Corynephoretum canescentis) ; - variabilité liée aux sables décalcifiés plus ou moins humifères du Morbihan au Sud-Ouest : association à Corynéphore et Hélianthème à goutte (Tuberaria guttata) (Tuberario guttatae- Corynephoretum canescentis) ; - variabilité liée aux arrière-dunes calcarifères fixées du nord de la France : association à Phléole des sables (Phleum arenarium) et Tortule ruraliforme (Tortula ruraliformis) (Phleo arenarii-Tortuletum ruraliformis) ; - variabilité liée aux arrière-dunes calcarifères fixées du golfe Normand-breton : association à Hutchinsie (Hutchinsia petraea) et Tortule ruraliforme (Hutchinsio petrae-Tortuletum ruraliformis) ; - variabilité liée aux sables en voie de décalcification avancée des vieux systèmes dunaires flandriens : association à Fétuque à petites feuilles (Festuca tenuifolia) et Gaillet maritime (Galium maritimum) (Festuco tenuifoliae-Galietum maritimi) ; - variabilité liée aux arrière-dunes plates, sur substrat sablocoquillier du littoral oriental du Cotentin : association à Aspérule densiflore (Asperula cynanchica subsp. occidentalis) et Gaillet maritime (Asperulo densiflorae-Galietum maritimi) ;- variabilité liée aux grands systèmes dunaires de l’extrêmenord-ouest du Cotentin : association à Armérie plantain (Armeria plantaginea) et Gaillet maritime (Armerio plantaginae- Galietum maritimi) ; - variabilité liée aux sables fixés de vieux systèmes dunaires, souvent plaqués à la base de falaises mortes du golfe Normand- Breton : association à Gaillet maritime et Fétuque armoricaine (Festuca ovina subsp. armoricana) (Galio maritimi- Festucetum armoricanae) ; - variabilité liée aux arrière-dunes fixées de vieux systèmes dunaires du sud-ouest du Cotentin : association à Fétuque bleutée (Festuca longifolia) et Gaillet maritime (Galio maritimi- Festucetum longifoliae) ; - variabilité liée aux clairières ouvertes des dunes internes souvent boisées de la côte d’Opale : association à Laîche des sables (Carex arenaria) et Saxifrage granulée (Saxifraga granulata) (Carici arenariae-Saxifragetum granulatae).

              16.2211 Groupements dunaires à Tortula

Groupements calciphiles avec Koeleria, Galium verum, Viola saxatilis subsp. curtisii, Ononis repens, Festuca rubra, et tapis de mousses (par ex. Tortula ruraliformis) et lichens.

               16.2212 Groupements dunaires à Corynephorus canescens

Groupements des pentes moins calcaires ou décalcifiées, riches en Corynephorus canescens et Viola canina.

               16.2213 Groupements dunaires à Myosoton

Groupements dunaires à Myosoton éphémères, thermophiles avec Cerastium diffusum, C. semidecandrum, Erodium lebelii, Phleum arenarium, Silene conica.                                     

        16.222 Dunes grises de Gascogne

Euphorbio-Helichrysion stoechadis
Prairies dunaires fixées, infiltrées par des buissons nains, de la Bretagne et de la côte du golfe de Gascogne, avec Helichrysum stoechas, Artemisia campestris, Ephedra distach

*Dunes grises des côtes atlantiques 2130.2
Variabilité géographique :- variabilité liée aux arrière-dunes fixées de petits systèmes liés aux anses ou aux placages sur roches, hors saupoudrage d’arènes,et ayant subi jadis un pâturage extensif, du littoral ouest-armoricain : association à Serpolet arctique (Thymus polytrichus subsp. britannicus) et Immortelle des sables (Helichrysum stoechas) (Thymo drucei-Helichrysetum stoechadis) ; - variabilité liée aux arrière-dunes plates sur substrat sablo-graveleux calcarifère, avec pâturage ancestral très extensif, du littoral sud-armoricain : association à Éphédra à deux épis (Ephedra distachya) et Rose pimprenelle (Rosa pimpinellifolia) (Roso spinosissimae- Ephedretum distachyae) ; - variabilité liée aux arrière-dunes plates sur substrat calcaire fixé, avec pâturage extensif, du littoral de la Loire à la Gironde : association à Armoise maritime (Artemisia campestris subsp. maritima) et Éphédra (Artemisio lloydii-Ephedretum distachyae) ; - variabilité liée aux formes de jeunesse des associations à Éphédra qu’elle précède dans la séquence zonale du littoral maritime entre Loire et Gironde : association à Armoise de Lloyd et Immortelle des sables (Artemisio lloydii-Helichrysetum stoechadis) ; - variabilité liée aux sables fixés plus ou moins décalcifiés des premières lettes internes des grandes dunes de Gascogne : association à Silène de Porto (Silene portensis) et Immortelle des sables (Sileno portensis-Helichrysetum stoechadis) ; - variabilité liée aux arrière-dunes du littoral basque, du nord de l’Adour à Anglet : association à Corbeille- d’or (Alyssum loiseleuri) et Immortelle des sables (Alysso loiseleuri-Helichrysetum stoechadis).

*16.223 Dunes grises ibéro-méditerranéennes

Crucianellion maritimae
Dunes fixées de la Méditerranée occidentale et des côtes thermo-atlantiques du Portugal et du sud-ouest de l'Espagne, avec Crucianella maritima et Pancratium maritimum.

Dunes fixées du littoral méditerranéendu Crucianellion maritimae 2210.1
V
ariabilités d’ordre écologique et géographique :- variabilité liée aux arrière-dunes anciennement fixées, puis bouleversées ou déstabilisées, des côtes de Camargue et du Languedoc : association à Malcolmie littorale (Malcolmia littorea) et Immortelle des sables (Helichrysum stoechas) (Malcolmio littoreae-Helichrysetum stoechadis) - variabilité liée aux arrière-dunes semi-stabilisées, au contact des ammophilaies, du Languedoc : association à Malcolmie littorale et Crucianelle maritime (Crucianella maritima) (Malcolmio littoreae-Crucianelletum maritimae) ; - variabilité liée aux arrière-dunes fixées et stables, derrière le Crucianelletum, des côtes du Languedoc : association à Malcolmie littorale et Éphédra à deux épis (Ephedra distachya) (Malcolmio littoreae-Ephedretum distachyae) ; - variabilité liée aux sables graveleux des arrière-dunes plates du littoral du Roussillon : association à OEillet catalan (Dianthus catalaunicus) et Corynéphore (Corynephorus canescens) (Diantho catalonici-Corynephoretum canescentis) ; - variabilité liée aux graviers des arrière-dunes plates du littoral du Roussillon : association à OEillet catalan et Éphédra à deux épis (Diantho catalonici-Ephedretum distachyae) ; - variabilité liée aux placages d’arènes et de graviers peu épais déposés sur dalles siliceuses, proches de l’estran, du littoral sud de la Corse : association à Scrofulaire rameuse (Scrophularia ramosissima) et Immortelle à petites feuilles (Helichrysum italicum subsp. microphyllum) (Scrofulario ramosissimae- Helichrysetum microphylli) ; - variabilité liée aux cordons littoraux gravelo-caillouteux, en mosaïque avec de nombreuses thérophytes, du littoral corse : association à Immortelle d’Italie (Helichrysum italicum subsp. italicum) et Scrofulaire rameuse (Scrophularia ramosissima) (Helichryso italici-Scrophularietum ramosissimae) ; - variabilité liée aux arrière-dunes graveleuses fixées, jadis pâturées extensivement, du littoral nord-occidental de la Corse : association à Immortelle d’Italie et Éphédra (Helichryso italici- Ephedretum distachyae) ; - variabilité liée aux dunes semi-fixées à sable fin, jadis pâturées extensivement, du littoral de la plaine orientale corse : association à Scabieuse à feuilles de rue (Pycnocomon rutifolium) et Crucianelle maritime (Crucianella maritima) (Pycnocomo rutifolii-Crucianelletum maritimae) ; - variabilité liée aux arrière-dunes semi-fixées des petits cordons dunaires du littoral de l’extrême sud de la Corse : association à Crucianelle maritime et Armérie piquante (Armeria pungens) (Crucianello maritimae-Armerietum pungentis) ; toraux, jadis pâturés extensivement, de la côte occidentale de Corse : association à Immortelle d’Italie et Genêt de Corse (Genista corsica) (Helichryso italici-Genistetum corsici) ; - variabilité liée aux bancs littoraux graveleux, entre les junipéraies et l’association à Immortelle d’Italie et Scrofulaire rameuse, de la région d’Ajaccio : association à Scrofulaire rameuse (Scrophularia ramosissima) et Genêt de Salzmann (Genista salzmannii) (Scrophulario ramosissimae-Genistetum salzmannii) ; - variabilité liée aux dalles rocheuses recouvertes d’un sol arénacé meuble et assez épais, du nord-ouest de la Corse : association à Immortelle d’Italie et Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius) (Helichryso italici-Cistetum salvifolii) ; - variabilité liée aux plate-formes littorales recouvertes de sols sableux à graveleux, assez peu épais, du littoral sud-ouest de la Corse - association à Ciste à feuilles de sauge et Immortelle à petites feuilles (Cisto salvifolii-Helichrysetum microphylli

        16.225            Pelouses dunaires du Mesobromion

Pelouses dunaires composées d’espèces caractéristiques des pelouses calcaires sèches (34.32), particulièrement de la Bretagne nord (Galio maritimi-Brachypodietum pinnati).

*Pelouses vivaces calcicoles arrière-dunaires 2130.3
Variabilité écologique :- variabilité liée aux sables neutrophiles calcarifères fixés et enrichis en matière organique des vieux systèmes dunaires plaqués sur falaise dans les anses, soumis historiquement au pâturage bovin extensif : association à Gaillet maritime (Galium maritimum) et Brachypode penné (Brachypodium pinnatum) (Galio maritimi-Brachypodietum pinnati).Gaillet maritime Brachypode penné Petite pimprenelle Fétuque d’Armorique Anacamptis pyramidal Séséli annuel Avénule pubescente Euphorbe de Portland Koelérie blanche Serpolet arctique Galium maritimum Brachypodium pinnatum Sanguisorba minor Festuca ovina subsp. armoricana Anacamptis pyramidalis Seseli annuum Avenula pubescens Euphorbia portlandica Koeleria albescens Thymus polytrichus subsp. britannicus

        16.226            Lisières des dunes thermophiles

Trifolio-Geranietea sanguinei : Galio maritimi-Geranion sanguinei
Formations à Geranium sanguineum (34.4) incorporées aux systèmes de dunes grises des îles britanniques et de la Bretagne.

*Ourlets thermophiles dunaires 2130.4
Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats sablo-calcarifères des dunes et aux placages sableux des falaises armoricaines : association à Géranium sanguin (Geranium sanguineum) et Ajonc maritime (Ulex europaeus maritimus) (Ulici maritimi-Geranietum sanguinei) ; - variabilité liée aux ourlets thermophiles des arrière-dunes boisées internes de la côte d’Opale : association à Sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum) (Inulo Conyzae- Polygonatetum odoratii) ; - variabilité liée aux ourlets psammophiles des systèmes dunaires externes de la côte d’Opale : association à Laîche des sables (Carex arenaria) et Silène penché (Silene nutans) (Carici arenariae-Silenetum nutantis). Alliance : Galio littoralis-Geranion sanguinei
Associations :Ulici maritimi-Geranietum sanguinei Inulo Conysae-Polygonatetum odorat Carici arenariae-Silenetum nutantis

         16.227            Groupements dunaires à plantes annuelles

Thero-Airion p., Nardo-Galion saxatile p. (Botrychio-Polygaletum), Tuberarion guttatae p.
Formations pionnières clairsemées (35.2, 35.3) de graminées fines riches en thérophytes à floraison printannière caractéristiques des sols superficiels, oligotrophes.

*Pelouses rases annuelles arrière-dunaires 2130.5
La variabilité de cet habitat est extrêment mal connue et les associations de pelouses sèches du Thero-Airion correspondant à cet habitat restent à définir précisement. Deux types de groupement ont néanmoins été observés : - un groupement à Aira précoce (Aira praecox), Vulpie ambiguë (Vulpia ambigua) et Filago nain (Logfia minima) ; - un groupement à Aira précoce et petits Trèfles (Trifolium subterraneum, T. strictum...).Hélianthème à goutte Ornithope pied d’oiseau Ornithope penné Lotier subliflore Romulée Flouve aristée Filago nain Aira précoce Aira caryophyllée Ornithope rosé Aphane à petits fruits Géranium mou Céraiste diffus Céraiste scarieux Véronique des champs Hypochaeris glabre Teesdalie nudicaule Petite oseille Agrostide ténue Jasione maritime Jasione des montagnes Tuberaria guttata Ornithopus perpusillus Ornithopus pinnatus Lotus subbiflorus Romulea columnae Anthoxanthum aristatum Logfia minima Aira praecox Aira caryophyllea Ornithopus roseus Aphanes inexpectata Geranium molleCerastium diffusum Cerastium semidecandrum Veronica arvensis Hypochaeris glabra Teeadalia nudicaulis Rumex acetosella Agrostis capillaris Jasione crispa subsp. maritima Jasione montana

        16.228            Groupements dunaires à Malcolmia

Malcolmietalia
Communautés à nombreuses petites espèces annuelles à floraison printannière éphémère souvent abondantes (35.4), avec M. ramosissima, des sables profonds au niveau des dépressions sèches interdunales du sud de la France.

Dunes avec pelouses des Malcolmietalia 2230
Les végétations annuelles des sables dunaires meubles se rapportent à une classe phytosociologique : 􀂳 Végétations annuelles des sols souvent sableux, oligotrophes, et des lithosols
Classe :
Helianthemetea guttati Communautés vernales, méditerranéennes, surtout littorales,sur sols sableux profonds, meubles en saison sèche Ordre : Malcolmietalia ramosissimae Communautés tyrrhéniennes pionnières des sables meubles Alliance : Maresio nanae-Malcolmion ramosissimae Associations :Sileno nicaensis-Ononidetum variegatae  Sileno nicaensis-Cutandietum maritimae Sileno sericeae-Cutandietum maritimae Sileno gallicae-Corynephoretum divaricati  Corrigiolo telephifoliae-Corynephoretum divaricati
Sileno nicaensis-Ononidetum diffusae  Sileno sericeae-Matthioletum tricuspidatae  Senecio leucanthemifolii-Matthioletum tricuspidatae Malcolmietum parviflorae Communautés des dunes méditerranéennes en début d’altération Alliance : Laguro ovati-Vulpion fasciculatae Associations :Sileno sericeae-Vulpietum fasciculatae Sileno nicaensis-Vulpietum fasciculatae Laguro ovati-Vulpietum membranacei

Pelouses dunales des Malcolmietalia 2230.1
Variabilités d’ordre écologique et géographique :- variabilité liée aux revers du premier cordon des petites dunes plates de la côte orientale de Corse : association à Silène de Nice (Silene nicaensis) et Ononis panaché (Ononis variegata) (Sileno nicaensis-Ononidetum variegatae) ; - variabilité liée aux sables meubles non durcis, oligotrophes, assez grossiers, des hauts de plage et des premières clairières de la dune embryonnaire, en l’absence de dépôts organiques, du littoral nord-ouest et sud-est de la Corse : association à Silène de Nice et Cutandie maritime (Cutandia maritima) (Sileno nicaensis- Cutandietum maritimae) ; - variabilité liée aux sables meubles oligotrophes, ni durcis ni enrichis en matières organiques, des hauts de plages d’anses protégées ou des premières clairières de la dune embryonnaire, du littoral de la Corse du sud ; association à Silène soyeuse (Silene sericea) et Cutandie maritime (Sileno sericeae-Cutandietum maritimae) ;- variabilité liée aux sables assez fins, très enrichis en humus et position interne par rapport aux premières ceintures de végétation, jusqu’au contact des cistaies du littoral corse : association à Silène de France (Silene gallica) et Corynéphore articulé (Corynephorus articulata) (Sileno gallicae-Corynephoretum divaricati) ; - variabilité liée aux clairières de la garrigue littorale à Immortelle d’Italie et Scrophulaire rameuse, sur des graviers et sédiments grossiers enrichis d’humus, du littoral corse : association à Corrigiole à feuilles de téléphie (Corrigiola telephiifolia) et Corynéphore articulé (Corrigiolo telephifoliae- Corynephoretum divaricati) ; - variabilité liée aux sables grossiers érodés des clairières de l’association à Immortelle et Éphédra à deux épis du littoral nordouest de la Corse : association à Silène de Nice et Ononis diffus (Ononis diffusa) (Sileno nicaensis-Ononidetum diffusae) ; - variabilité liée aux hauts de plages semi-protégées et aux basses zones érodées des terrasses anciennes soumises aux embruns, sur des arènes grossières et des sables granitiques, en situation subhalophile et subnitrophile, du littoral occidental de la Corse : association à Séneçon à feuilles de marguerite (Senecio leucanthemifolius) et Matthiole triscuspide (Mattthiola tricuspidata) (Senecio leucanthemifolii-Matthioletum tricuspidatae) ; - variabilité subnitrohalophile liée aux sables et placages sur falaise du littoral sud de la Corse : association à Silène soyeuse (Silene sericea) et Matthiole triscuspide (Sileno sericeae- Matthioletum tricuspidatae) ; - variabilité liée aux sables meubles dans les clairières, ou juste en retrait des végétations des dunes embryonnaires ou des dunes mobiles, des côtes de Provence : association à Malcolmie à petites fleurs (Malcolmia parviflora) (Malcolmietum parviflorae) ; - variabilité liée aux clairières et vides des végétations vivaces de l’avant-dune, en conditions subnitrophiles, du littoral sudouest de la Corse : association à Silène soyeuse (Silene sericea) et Vulpie fasciculée (Vulpia fasciculata) (Sileno sericeae- Vulpietum fasciculatae) ; - variabilité liée aux clairières et vides des végétations vivaces de l’avant-dune, en conditions subnitrophiles, de la côte orientale de la Corse : association à Silène de Nice et Vulpie fasciculée (Sileno nicaensis-Vulpietum fasciculatae) ; - variabilité liée aux massifs dégradés des dunes atlantiques ; association à Queue-de-lièvre (Lagurus ovatus) et Vulpie membraneuse (Vulpia membranacea) (Laguro ovati-Vulpietum membranacei).
Alliance :
Maresio nanae-Malcolmion ramosissimae Associations :Sileno nicaensis-Ononidetum variegatae Sileno nicaensis-Cutandietum maritimae
Sileno sericeae-Cutandietum maritimae Sileno gallicae-Corynephoretum divaricati Corrigiolo telephifoliae-Corynephoretum divaricati Sileno nicaensis-Ononidetum diffusae Sileno sericeae-Matthioletum tricuspidatae Senecio leucanthemifolii-Matthioletum tricuspidatae Malcolmietum parviflorae
 Alliance : Laguro ovati-Vulpion fasciculatae Associations :Sileno sericeae-Vulpietum fasciculatae Sileno nicaensis-Vulpietum fasciculatae Laguro ovati-Vulpietum membranacei

         16.229            Pelouses dunaires méditerranéennes xériques

Thero-Brachypodietalia p.
Formations dunaires de 34.5.
   

*16.24            Dunes brunes à bruyère

Calluno-Ulicetea p.
Dunes décalcifiées, colonisées par les landes du Calluno Genistion ou de l'Ulicion minoris, et dans la péninsule ibérique, par l’Ericion umbellatae.

         16.242            Dunes françaises à bruyère

Carici trinervis-Callunetum
Bruyères à Calluna vulgaris-Carex trinervis des dunes intérieures du nord de la France.

         16.244            Dunes françaises à bruyère cendrée

Festuco vasconcensis-Ericetum cinereae
Bruyères à Erica cinerea-Festuca vasconcensis des dunes sèches du sud-ouest de la France.

         16.245            Dunes françaises à bruyère ciliée

Arrhenathero thorei-Ericetum ciliaris
Bruyères à Erica ciliaris-Pseudoarrhenatherum longifolium (= Arrhenatherum thorei) des dunes plus humides du sud-ouest de la France.

     16.25            Dunes avec fourrés, bosquets

Prunetalia spinosae p. (Ligustro-Hippophaeion rhamnoidis, Lonicerion periclymeni, Pruno-Rubion ulmifolii p., Sambuco-Berberidion)
Formations denses de grands arbustes incluant argousier, troène, sureau, saule, ajonc ou genêt, souvent ornées de plantes grimpantes telles que chèvrefeuille ou bryone. Les codes de 31.8 peuvent être utilisés, en complément de 16.252, pour spécifier les habitats
*Pelouses vivaces calcicoles arrière-dunaires
Variabilité écologique : - variabilité liée aux sables neutrophiles calcarifères fixés etenrichis en matière organique des vieux systèmes dunaires plaqués sur falaise dans les anses, soumis historiquement au pâturage bovin extensif : association à Gaillet maritime (Galium maritimum) et Brachypode penné (Brachypodium pinnatum) (Galio maritimi-Brachypodietum pinnati). Alliance : Gentianello amarellae-Avenulion pratensis Association :Galio maritimi-Brachypodietum pinnati

         16.251            Fourrés dunaires à Argousier

Formations à Hippophae rhamnoides de la colonisation forestière des dépressions dunaires sèches ainsi qu’humides, principalement au Danemark, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et dans les îles britanniques.

Dunes à Hippophaë rhamnoides 2160
Formations colonisatrices forestières d’Argousier des dépressions humides ou sèches des dunes. Végétale : Hippophaë rhamnoides. 􀂳 Végétations non méditerranéennes de manteaux arbustifs, fruticées et haies
Classe :
Crataego monogynae-Prunetea spinosae
Communautés de manteaux dunaires nord-atlantiques Ordre : Salicetalia arenariae
Communautés hautes Alliance : Ligustro vulgaris-Hippophaion rhamnoidis Associations :Sambuco nigrae-Hippophaetum rhamnoidis  Ligustro vulgaris-Hippophaetum rhamnoidis  Pyrolo-Hippophaetum rhamnoidis

Dunes à Argousier 2160.1
Variabilités d’ordre écologique : - variabilité liée aux premières pannes fraîches des dunes littorales calcaires : association à Sureau noir (Sambucus nigra) et Argousier (Hippophaë rhamnoides) (Sambuco nigrae-Hippophaetum rhamnoidis) ; - variabilité liée aux arrière-dunes littorales calcarifères, en position interne : association à Troène (Ligustrum vulgare) et Argousier (Ligustro vulgaris-Hippophaetum rhamnoidis) ; - variabilité liée aux bordures des dépressions dunaires inondables : association à Pyrole des sables (Pyrola rotundifolia var. arenaria) et Argousier (Pyrolo-Hippophaetum rhamnoidis). Argousier Sureau noir Troène Aubépine à un style Rosier rouillé Églantier Chèvrefeuille des bois Pyrole des sables Bouleau verruqueux Nerprun purgatif Calamagrostide épigéios Ronce bleuâtre Saule des dunes Hippophaë rhamnoides Sambucus nigra Ligustrum vulgare Crataegus monogyna Rosa rubiginosa Rosa canina Lonicera periclymenum Pyrola rotundifolia var. arenaria Betula pendula Rhamnus catharticus Calamagrostis epigejos Rubus caesius Salix arenaria


        16.252
            Fourrés dunaires mixtes

Fourrés pré-forestiers autres que bruyères, argousier ou saule des sables (Ulex, Sarothamnus, Rubus, Ligustrum, Daphne).

     16.26            Dunes à Salix arenaria

Salicion arenariae
Formations à Salix arenaria des dépressions dunaires sèches ou humides.

Dunes à Salix repens ssp. argentea (Salicion arenariae) 2170
Communautés à Salix repens (Salicion arenariae), colonisant les dépressions dunaires humides. Suivant l’abaissement de la nappe phréatique ou l’accumulation de sable, ces communautés peuvent se développer en communautés mésophiles notamment du Pyrolo-Salicetum (avec Pyrola rotundifolia, Viola canina, Monotropa hypopitys), en communautés xérophiles à Salix (avec Carlina vulgaris, Thalictrum minus) ou en communautés à Salix repens avec des éléments du Mesobromion. Végétations non méditerranéennes de manteaux arbustifs, fruticées et haies
Classe :
Crateago monogynae-Prunetea spinosae Communautés de manteaux dunaires nord-atlantiques Ordre : Salicetalia arenariae Communautés basses Alliance : Salicion arenaria Association :Rubio peregrinae-Salicetum arenariae
Végétations hygrophiles de bas-marais, à dominance d’hémicryptophytes,collinéennes à alpines, sur sol tourbeux, paratourbeuxou minéral, oligotrophe à mésotrophe Classe : Scheuchzerio palustris-Caricetea fuscae Ordre : Caricetalia davalliana
Communautés atlantiques planitiaires des sols tourbeuxoligotrophes
Alliance :
Hydrocotylo vulgaris-Schoenion nigricantis Association :Acrocladio cuspidati-Salicetum arenariae

Dunes à Saule des dunes 2170.1
Variabilité écologique et géographique :- variabilité liée aux dépressions humides arrière-dunaires subinondables des systèmes dunaires thermo-atlantiques : association à Garance voyageuse (Rubia peregrina) et Saule des dunes (Salix arenaria) (Rubio peregrinae-Salicetum arenariae) ; - variabilité liée aux dépressions dunaires longuement inondables : association à Acrocladie cuspidée (Calliergonella cuspidata) et Saule des dunes (Acrocladio cuspidati-Salicetum arenariae).Saule des dunes Garance voyageuse Orchis incarnat Parnassie des marais Écuelle d’eau Listère ovale Calamagrostide épigéios Chèvrefeuille des bois Ronce à feuille d’orme Séneçon en arbre Argousier Troène Bryophytes : Acrocladie cuspidée Drépanoclade Salix arenaria Rubia peregrina Dactylorhiza incarnata Parnassia palustris Hydrocotyle vulgaris Listera ovata Calamagrostis epigejos Lonicera periclymenum Rubus ulmifolius Baccharis halimifolia Hippophaë rhamnoides Ligustrum vulgare Calliergonella cuspidata Drepanocladus aduncus

    16.27            Dunes à genèvrier

Juniperion lyciae ; Berberidion p.
Formations à genèvriers (Juniperus phoenica, J. phoenica subsp. lycia, J. oxycedrus subsp. macrocarpa) des dépressions et des pentes dunaires des régions méditerranéennes et thermo-atlantiques.

*Fourrés à Genévriers sur dunes 2250.1
Variabilité géographique : - variabilité liée aux arrière-dunes corses : association à Asperge à feuilles aiguës (Asparagus acutifolius) et Genévrier oxycèdre à gros fruits (Juniperus oxycedrus subsp. macrocarpa) (Asparago acutifolii-Juniperetum macrocarpae) ; - variabilité liée aux arrière-dunes provençales : association à Chêne vert (Quercus ilex) et Pin d’Alep (Pinus halepensis) sous-association à Genévrier de Phénicie (Juniperus phoenicea subsp. turbinata) (Querco ilicis-Pinetum halepensis sousassociation juniperetosum lyciae).  Alliance : Juniperion turbinata Associations :Asparago acutifolii-Juniperetum macrocarpae Querco ilicis-Pinetum halepensis sous-association juniperetosum lyciae

* Fourrés à Genévriers sur falaises 2250.2
Variabilité géographique :- variabilité liée aux falaises et arrière-dunes thermoméditerranéennesde Corse : association à Oléastre (Olea europaeasubsp. sylvestris) et Genévrier de Phénicie (Juniperus phoeniceasubsp. turbinata) (Oleo sylvestris-Juniperetum turbinatae) ;- variabilité liée aux falaises de Provence orientale, des Alpes-Maritimes et de Corse : association à Asperge à feuilles aiguës(Asparagus acutifolius) et Barbe de Jupiter (Anthyllis barbajovis)(Asparago acutifolii-Anthyllidetum barbajovis) ;- variabilité liée aux grandes falaises occidentales de Corse :association à Genévrier oxycèdre à gros fruits (Juniperusoxycedrus subsp. macrocarpa) et Euphorbe arborescente (Euphorbia dendroides) (Junipero macrocarpae-Euphorbietum dendroidis) ; - variabilité liée aux arrière-dunes provençales : association à Chêne vert (Quercus ilex) et Pin d’Alep (Pinus halepensis) sous-association à Genévrier de Phénicie (Querco ilicis- Pinetum halepensis sous-association juniperetosum lyciae). Variabilité morphologique et de taille du fourré en fonction de la distance à la mer et de l’aérodynamisme  Alliance : Juniperion turbinatae  Associations :Oleo sylvestris-Juniperetum turbinatae Asparago acutifolii-Anthyllidetum barbajovis Junipero macrocarpae-Euphorbietum dendroidis Querco ilicis-Pinetum halepensis  sous-association juniperetosum lyciae 

        16.271            Fourrés dunaires à genévrier oxycèdre

Rhamno-Juniperetum macrocarpae i.a.
Fourrés et petits bois à Juniperus oxycedrus subsp. macrocarpa de la ceinture externe des bois à genévrier des dunes fixées méditerranéennes et méditerraneo-atlantiques.

         16.272            Bois à Juniperetum lyciae

Rhamno-Juniperetum lyciae i.a.
Fourrés et bois à Juniperus phoenica subsp. lycia de la ceinture interne des fourrés à genévrier des dunes fixées méditerranéennes et méditerranéo-atlantiques.

     16.28            Fourrés dunaires à sclérophylles

Ononido-Rosmarinetea p., Quercetea ilicis p., Cisto-Lavanduletea p.
Fourrés ligneux sclérophylles établis sur les dunes de la région méditerranéenne. Les codes de 32 peuvent être utilisés en complément de 16.28 pour spécifier les habitats.

Dunes à végétation sclérophylledes Cisto-Lavanduletalia 2260.1
 
Variabilités d’ordre écologique et géographique :- littoral de la Corse : variabilité liée aux vieilles terrasses graveleuses: association à Halimium à feuilles d’obione (Halimium halimifolium) et Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius) (Cisto salviifolii-Halimietum halimifolii).
-
littoral atlantique :• variabilité liée aux pré-manteaux internes, sur sol sablohumifère frais, des forêts arrière-dunaires de l’île d’Oléron : groupement à Osyris blanc (Osyris alba) et Ciste à sépales poilus (Cistus psilosepalus), variabilité liée aux manteaux mésophiles de la chênaie pubescente arrière-dunaire, de l’île d’Oléron : groupement à Ciste à feuilles de laurier (Cistus laurifolius),variabilité liée aux pré-manteaux éclairés des forêts arrière- dunaires de l’île d’Oléron : groupement à Ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).
Alliance : Cistion laurifolii  Associations :Groupement à Osyris alba et Cistus psilosepalus Groupement à Cistus laurifolius Groupement à Cistus monspeliensis Alliance : Rosmarinion officinalis Sous-alliance : Halimionenion halimifolii Association :Cisto salviifolii-Halimietum halimifolii

    16.29            Dunes boisées

Dunes colonisées par la forêt ou des fourrés humides. Les codes de 41.5, 41.7, 42, 44, 45 peuvent être utilisés en complément de 16.29 pour préciser les habitats.

Dunes boisées des régions atlantique,continentale et boréale 2180

Végétations arborées ou arbustives méditerranéennes, souvent sempervirentes et sclérophylles
Classe :
Quercetea ilicis Communautés arborées claires ou arbustives, héliophiles. Ordre : Pistacio lentisci-Rhamnetalia alaterni Communautés littorales des dunes et de certaines côtes abruptes Alliance : Juniperion turbinatae Communautés arborées fermées Ordre : Quercetalia ilicis Communautés du méditerranéen subhumide (avec irradiation thermo-atlantique). Alliance : Quercion ilicis Alliances : Juniperion turbinatae Quercion ilicis

*Forêts dunales à Pin parasol (Pinus pinea) 2270.1
La variabilité observée correspond essentiellement au type d’habitat dunaire en superposition duquel se développent la pinède à Pin parasol (alliance du Quercion ilicis) et des maquis littoraux sur sables (alliance du Juniperion turbinatae) ; - junipéraies à Genévrier de Phénicie (Juniperus phoenicea subsp. turbinata) ; - junipéraies destructurées et avec présence de peuplements de Pin parasol (Pinus pinea), issus le plus souvent de plantations du XIXe siècle (Corse), et du Genévrier oxycèdre à gros fruits (Juniperus oxycedrus subsp. macrocarpa).

*Forêts dunales à Pin maritime (Pinus pinaster) 2270.2
La variabilité observée correspond essentiellement au type d’habitat dunaire en superposition duquel se développent la pinède à Pin parasol (alliance du Quercion ilicis) et des maquis littoraux sur sables (alliance du Juniperion turbinatae) ; - dunes fixées du littoral méditerranéen du Crucianellion maritimae ; - maquis littoraux à Genévriers, plus ou moins destructurés.

Dunes boisées du littoral nord-atlantique 2180.1
La variabilité est liée aux larges arrière-dunes calcarifères plates, subhumides à inondables de la Manche orientale à la Belgique : association à Troène (Ligustrum vulgare) et Bouleau verruqueux (Betula pendula) (Ligustro vulgaris-Betuletum pubescentis). 􀁺 Alliance : Alnion incanae
Sous-alliance : Ulmenion minoris Association :Ligustro vulgaris-Betuletum pubescentis

Dunes boisées littorales thermo-atlantiquesà Chêne vert  2180.2
Il existe une certaine variabilité écologique au sein de l’association à Chêne vert (Quercus ilex) et Pin maritime (Pinus pinaster subsp. atlantica) (Pino pinastri-Quercetum ilicis) avec : - une forme plus sèche et plus ouverte sur sables décalcifiés : Ajonc d’Europe (Ulex europaeus), Genêt à balai (Cytisus scoparius subsp. scoparius), Bruyère à balai (Erica scoparia) ; - une forme plus fraîche et plus fermée sur sables plus calcarifères : Petit-Houx (Ruscus aculeatus), Lierre (Hedera helix), Iris fétide (Iris foetidissima), Daphné lauréolé (Daphne laureola).
Alliance : Quercion ilicis Sous-alliance : Querco ilicis-Pinenion maritimi Association :Pino pinastri-Quercetum ilicis

Dunes boisées littorales thermo-atlantiquesà Chêne liège 2180.3
Il existe une certaine variabilité écologique au sein de l’association à Chêne liège (Quercus suber) et Pin maritime (Pinus pinaster subsp. atlantica) (Pino pinastri-Quercetum suberis) ; - la bordure maritime de certaines forêts dunaires est caractérisée par le Genêt à balai (Cytisus scoparius subsp. scoparius), l’Arbousier (Arbutus unedo) et le Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius) ; - dans les zones plus abritées, en retrait de la mer, on observe le Houx (Ilex aquifolium) et le Lierre (Hedera helix). Il existe une certaine variabilité écologique au sein de l’association à Chêne liège (Quercus suber) et Pin maritime (Pinus pinaster subsp. atlantica) (Pino pinastri-Quercetum suberis) ; - la bordure maritime de certaines forêts dunaires est caractérisée par le Genêt à balai (Cytisus scoparius subsp. scoparius), l’Arbousier (Arbutus unedo) et le Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius) ; - dans les zones plus abritées, en retrait de la mer, on observe le Houx (Ilex aquifolium) et le Lierre (Hedera helix).
Alliance :
Quercion ilicis
Sous-alliance : Querco ilicis-Pinenion maritimi
Association :Pino pinastri-Quercetum suberis

Arrière-dunes boisées à Chêne pédonculé 2180.4
Au sein de l’alliance du Quercion robori-pyrenaicae, dont les associations restent à définir, deux variabilités d’ordre écologique ont été distinguées ; - variabilité acidiphile : Genêt à balai (Cytisus scoparius subsp. scoparius), Bruyère à balai (Erica scoparia) ; - variabilité de sols plus hydromorphes, plus ou moins gorgés d’eau : Molinie bleue (Molinia caerulea

Aulnaies, saulaies, bétulaieset chênaies pédonculées marécageusesarrière-dunaires 2180.5
Variabilité écologique et géographique : - variabilité liée aux marais tourbeux sublittoraux d’Aquitaine et d’Armorique : association à Galé odorant (Myrica gale) et Saule roux (Salix atrocinerea) (Myrico-Salicetum atrocinereae) - variabilité liée aux sables tourbeux des étangs littoraux du Sud-Ouest ; association à Osmonde royale (Osmunda regalis) et Bouleau pubescent (Betula pubescens) (Osmundo regalis- Betuletum pubescentis).  Alliance : Alnion glutinosae Associations :Myrico-Salicetum atrocinereae Osmundo regalis-Betuletum pubescentis

 16.3   LETTES DUNAIRES HUMIDES (= Pannes humides, = dépressions humides intradunales) EU2190

Dépressions humides des systèmes dunaires. Les habitats les plus importants sont compris dans les unités suivantes. Si les divisions proposées ne suffisent pas, les codes appropriés de 22.4, 22.3, 54.2, 54.4, 53 peuvent être utilisés conjointement avec elles. Les lettes dunaires humides sont des habitats extrêmement riches et spécialisés très menacés par l'abaissement du niveau de la nappe aquifère. 

    16.31            Mares des lettes dunaires

Groupements aquatiques d'eau douce (voir 22.4) des flaques d'eau permanentes des lettes.

Mares dunaires 2190.1
Variabilités écologiques :- variabilité liée aux eaux saumâtres littorales, ou plus rarement intérieures, fortement minéralisées : alliance du Charion canescentis (associations à définir) ; - variabilité liée aux : association à Hottonie des marais (Hottonia palustris) (Hottonietum palustris) ; - variabilité liée aux eaux douces riches en ions, peu profondes, oligohalines à euryhalines, pouvant s’échauffer : association à Najas marine (Najadetum marinae) ; - variabilité liée eaux douces riches en ions, peu profondes, oligohalines à euryhalines des zones poldériennes : association à Zanichellie (Zanichellia palustris subsp. pedicellata) (Zannichellietum pedicellatae). Alliance : Charion canescentis Associations : à définir Alliance : Nymphaeion albae Association : Hottonietum palustris Alliance : Potamion pectinati Associations :Najadetum marinae Zannichellietum pedicellatae Potametum pectinat
Potametum obtusifolii otametum graminifoliae

    16.32            Gazons pionniers des lettes ou pannes humides

Juncenion bufonii p. : Gentiano-Erythraeetum littoralis
Formations pionnières des sables humides avec Samolus valerandi, Centaurium spp., Blackstonia perfoliata, Juncus bufonius (voir 22.322).

Pelouses pionnières des pannes 2190.2
Variabilités d’ordre écologique : - variabilité liée aux sables humides des dépressions fraîches, au contact hygrosère-xérosère : association à Petite Centaurée (Centaurium littorale) et Sagine noueuse (Sagina nodosa var. moniliformis) (Centaurio littoralis-Saginetum moniliformis) : - variabilité liée aux dépressions plus longuement inondées : association à Samole de Valerand (Samolus valerandi) et Littorelle des lacs (Littorella uniflora) (Samolo valerandi- Littorelletum lacustris).  Alliance : Nanocyperion flavescentis  Association :Centaurio littoralis-Saginetum moniliformis Alliance : Elodo palustris-Sparganion Association :Samolo valerandi-Littorelletum lacustris

Communautés annuelles oligotrophiques à mésotrophiques, neutrophiles à basophiles, de niveau topographique moyen, planitiaires, des Isoeto-Juncetea 3130.6

Blackstonia perfoliata subsp. Chlora perfoliée perfoliata Blackstonia acuminata Chlora tardive Blackstonia imperfoliata Chlora non perfoliée Centaurium pulchellum Petite-centaurée élégante Centaurium chloodes Petite-centaurée vert-jaunâtre Centaurium spicatum Petite-centaurée en épi Centaurium littorale Petite-centaurée du littoral Sagina nodosa var. Sagine noueuse moniliformis Isolepis cernua Scirpe de Savi Isolepis setacea Scirpe sétacé Anagallis minima Mouron nain Hypericum humifusum Millepertuis couché Gnaphalium uliginosum Gnaphale des marais
Lythrum portula Lythrum pourpier Lythrum hyssopifolia Lythrum à feuilles d’hysope Juncus tenageia Jonc des marais Pseudognaphalium luteo-album Gnaphale blanc-jaunâtre

     16.33            Bas-marais des pannes humides

Communautés de bas-marais alcalins et, occasionnellement, acides (voir 54.2, 54.4, et en particulier 54.21, 54.2H, 54.49), souvent envahies par le saule des sables, occupant les parties les plus humides des lettes.

Bas-marais dunaires 2190.3
Variabilités écologique et géographique : - variabilité liée aux dépressions humides de la zone de balancement saisonnier des eaux, sur sable essentiellement minéral ou peu organique, sur le littoral de la Manche orientale : association à Drépanoclade (Drepanocladus aduncus) et Laîche à trois nervures (Carex trinervis) (Drepanoclado adunci- Caricetum trinervis) ; - variabilité liée aux dépressions momentanément inondables des dunes calcarifères, sur substrat essentiellement minéral, du littoral de la Manche orientale : association à Calamagrostide épigéios (Calamagrostis epigejos) et Jonc à fleur obtuse (Juncus subnodulosus) (Calamagrostio epigei-Juncetum subnodulosi)- variabilité liée aux prairies inondables des plaines et des larges dépressions humides des grands systèmes dunaires, anciennes portions d’estran isolées entre deux cordons dunaires, sur sol devenant organo-minéral, avec glissement phréatique oxygéné, du littoral de la Manche orientale, dunes picardes : association à Ophioglosse vulgaire (Ophioglossum vulgatum) et Calamagrostide épigéios (Ophioglosso vulgati-Calamagrostietum epigei) ; - variabilité liée aux bordures des dépressions dunaires fortement dépendantes de la nappe phréatique, de la Picardie à la Vendée : association à Laîche de Scandinavie (Carex scandinavica) et Agrostide maritime (Agrostis stolonifera subsp. maritima) (Carici scandinavicae-Agrostietum maritimae) ; - variabilité liée aux dépressions humides, encore subhalophiles, des cordons dunaires, à proximité d’une nappe phréatique, carbonatée, des dunes normandes et bretonnes : association à Jonc maritime (Juncus maritimus) et Choin noircissant (Schoenus nigricans) (Junco maritimi-Schoenetum nigricantis) ; - variabilité liée aux dépressions dunaires humides à inondables, sous climat thermo-atlantique du littoral du centreouest et du sud-ouest de la France : association à Scirpe jonc (Holoschoenus romanus) et Laîche à trois nervures (Holoschoeno romani-Caricetum trinervis) ; - variabilité liée aux dépressions dunaires subinondables, sur sable calcarifère noirci d’accumulation organique, du littoral du Centre- Ouest, de la Vendée à la Gironde : association à Scirpe jonc et Choin noircissant (Holoschoeno-Schoenetum nigricantis) ; - variabilité liée aux dépressions arrière-dunaires recreusées ou bouleversées par prélèvements de sable du littoral du Centre- Ouest : association à Samole de Valerand (Samolus valerandi) et Scirpe jonc (Samolo valerandi-Holoschoenetum romani) ; - variabilité liée aux dépressions dunaires longuement inondables du Nord à la Normandie : association à Acroclade cuspidé (Acrocladium cuspidatum) et Saule des dunes (Salix arenaria) (Acrocladio cuspidati-Salicetum arenariae) ; - variabilité liée aux dépressions plates, humides à inondables des dunes méditerranéennes, sur sol carbonaté et sans exploitation : association à Sucrière (Erianthus ravennae) et Choin noircissant (Eriantho ravennae-Schoenetum nigricantis).Alliance : Hydrocotylo vulgaris-Schoenion nigricantis  Associations :Drepanoclado adunci-Caricetum trinervis Calamagrostio epigei-Juncetum subnodulosi Ophioglosso vulgati-Calamagrostietum epigei Carici scandinavicae-Agrostietum maritimae Junco maritimi-Schoenetum nigricantis Holoschoeno romani-Caricetum trinervis Holoschoeno-Schoenetum nigricantis Samolo valerandi-Holoschoenetum romani Acrocladio cuspidati-Salicetum arenariae Eriantho ravennae-Schoenetum nigricantis

     16.34            Prairies des lettes ou pannes humides

Prairies humides et jonchaies humides (voir 37.31, 37.4) des pannes dunaires, assez souvent avec des saules rampants (Salix rosmarinifolia, S. arenaria).

Prairies humides dunaires 2190.4
Variabilité liée aux dépressions dunaires souvent soumises à un pâturage extensif, de la Picardie à la Vendée : association à Agrostide stolonifère (Agrostis stolonifera) et Germandrée des marais (Teucrium scordioides) (Teucrio scordioidis- Agrostietum stoloniferae). 􀁺 Alliance : Molinio arundinaceae-Holoschoenion vulgaris
Association :Teucrio scordioidis-Agrostietum stoloniferae

     16.35            Roselières et cariçaies des lettes dunaires EU2190

Roselières et groupements de petites laîches (voir 53.1, 53.2, 53.3) des pannes dunaires.

Roselières et cariçaies dunaires 2190.5
Variabilités d’ordre écologique : - variabilité liée aux bords des estuaires, dans les zones d’apport important d’eau douce : association à Arroche hastée (Atriplex prostrata) et Phragmite (Phragmites australis) (Atriplici hastatae-Phragmitetum communis) ; - variabilité liée aux cuvettes longuement engorgées d’eau saumâtre des bordures de prés salés, plus ou moins soumises aux arrivées d’eau douce : association à Scirpe maritime (Bolboschoenus maritimus var. compactus) (Scirpetum compacto-littoralis) ; - variabilité liée aux ceintures d’étangs plus ou moins inondables, sur substrat organo-minéral oligohalin : association à Jonc maritime (Juncus maritimus) et Cladium (Cladium mariscus) (Junco maritimi-Cladietum marisci). 􀁺 Alliance : Scirpion compacti  Associations :Scirpetum compacti Atriplici hastatae-Phragmitetum communis

 

17  Plages de galets

Plages couvertes de galets petits ou gros, habituellement formées par l'action des vagues.

 17.1  PLAGES DE GALETS SANS VEGETATION

Plages de galets dépourvues de phanérogames. Les groupements médiolittoraux  (intertidaux) et supralittoraux d'invertébrés peuvent être utilisés pour définir les subdivisions.

 17.2   VEGETATION ANNUELLE DES LAISSES DE MER SUR PLAGES DE GALETS

Cakiletea maritimae p.
Formations de plantes annuelles occupant les accumulations de matériaux charriés et de graviers riches en matières organiques azotées ; les plantes caractéristiques sont Cakile maritima, Salsola kali, Atriplex spp.(particulièrement A. glabriuscula), Polygonum spp., Euphorbia peplis, Glaucium flavum, Matthiola sinuata.

Végétation annuelle des laisses de mer 1210
Formations de plantes annuelles ou formations représentatives de plantes annuelles et vivaces, occupant des accumulations de débris et de graviers riches en matière organique azotée (Cakiletea maritimae p.).
Végétales : Cakile maritima, Salsola kali, Atriplex spp. (en particulier A. glabriuscula), Polygonum spp., Euphorbia peplis, Mertensia maritima, Glaucium flavum, Matthiola sinuata.

Laisses de mer sur substrat sableux à vaseuxdes côtes Manche-Atlantique et mer du Nord 1210.1
Limites supérieures des pleines mers de vives-eaux, pente faible à nulle. Substrat sableux à limono-sableux, plus ou moins enrichi en débris coquilliers, bien drainé et rarement engorgé d’eau. Substrat régulièrement baigné par les vagues à marée haute de vive-eau. Apports réguliers de laisses de mer constituées de débris animaux et végétaux (essentiellement des algues) en décomposition, riches en matière organique azotée. Variabilités d’ordre écologique : - variabilité liée à des sables fins à moyens : Arroche des sables (Atriplex laciniata), Soude épineuse (Salsola kali), Roquette de mer (Cakile maritima) ; association à Bette maritime (Beta vulgaris subsp. maritima) et Arroche des sables (Beto maritimae- Atriplicetum laciniatae), association à Roquette de mer (Cakiletum maritimae), cette dernière est limitée aux rivages de la mer du Nord ; - variabilité liée à un substrat argilo-limoneux : Arroche hastée (Atriplex prostrata), Bette maritime (Beta vulgaris subsp. maritima), Arroche du littoral (Atriplex littoralis) ; association à Bette maritime et Arroche hastée (Atriplici hastatae-Betetum maritimae), association à Bette maritime et Arroche du littoral (Beto maritimae-Atriplicetum littoralis) ; - variabilité liée à un substrat enrichi en guano (sites de nidification d’oiseaux marins) : Matricaire maritime (Matricaria maritima), Arroche du littoral (Atriplex littoralis) ; association à Matricaire maritime et Arroche du littoral (Matricario maritimae-Atriplicetum littoralis) ; - variabilité liée aux substrats dunaires perturbés et remaniés du nord de la France : Corisperme à fruit ailé (Corispermum lepto pterum) ; association à Roquette de mer et Corisperme à fruit ailé (Cakilo maritimae-Corispermetum leptopteri).
Associations :Matricario maritimae-Atriplicetum littoralis Beto maritimae-Atriplicetum littoralis Atriplici hastatae-Betetum maritimae
Associations : Beto maritimae-Atriplicetum laciniatae Cakiletum maritimae Cakilo maritimae-Corispermetum leptopteri *

Laisses de mer sur cordons de galets et de graviers des côtes Manche-Atlantique et mer du Nord 1210.2
Limites supérieures des pleines mers de vives-eaux, pente faible à nulle. Substrat grossier à très grossier, constitué de galets parfois mêlés de sables grossiers et de débris coquilliers. Substrat régulièrement baigné par les vagues à marée haute de vive-eau. Apports réguliers de laisses de mer constituées de débris végétaux (essentiellement des algues) et animaux en décomposition, riches en matière organique azotée. Variabilités d’ordre édaphique et bioclimatologique : - variabilité liée à la présence et à l’importance des débris coquilliers, sous climat nord-atlantique : Renouée de Ray (Polygonum raii), Arroche de Babington (Atriplex glabriuscula) ; association à Renouée de Ray et Arroche de Babington (Polygono raii-Atriplicetum glabriusculae) ; - variabilité liée à la présence de substrat sablo-graveleux sous climat thermo-atlantique : Matricaire maritime (Matricaria maritima), Euphorbe péplis (Euphorbia peplis) ; association à Matricaire maritime et Euphorbe péplis (Matricario maritimae- Euphorbietum peplis).
Arroche de Babington Bette maritime Matricaire maritime Renouée de Ray Pavot cornu Arroche hastée Atriplex glabriuscula Beta vulgaris subsp. maritima Matricaria maritima Polygonum raii Glaucium flavum Atriplex prostrata  Alliance : Atriplici laciniatae-Salsolion kali  Associations : Beto maritimae-Atriplicetum glabriusculae Polygono raii-Atriplicetum glabriusculae  Alliance : Euphorbion peplis  Association : Matricario maritimae-Euphorbietum peplis

Laisses de mer des côtes méditerranéennes 1210.3
Limites supérieures des pleines mers de vives-eaux, pente faible à nulle ; bordures supérieures des lagunes ouvertes à la mer. Substrat sableux, plus ou moins enrichi en débris coquilliers. Apports hivernaux et printaniers de laisses de mer formant d’épais matelas constitués essentiellement de débris végétaux (essentiellement des restes de Posidonies,Posidonia oceanica) mélangés aux particules sableuses, riches en matière organique azotée.
Cakilier Euphorbe péplis Soude épineuse Soude Cakile maritima subsp. aegyptiaca Euphorbia peplis Salsola kali Salsola soda Renouée maritime Arroche hastée Arroche de Tornaben Lampourde d’Italie Arroche du littoral Bette maritime Polygonum maritimum Atriplex prostrata Atriplex tornabeni Xanthium italicum Atriplex littoralis Beta vulgaris subsp. maritima
Alliance Euphorbion peplis Associations : Salsolo kali-Cakiletum aegyptiacae Atriplicetum hastato-tornabeni  Alliance Thero-Suaedion splendentis   Associations : Suaedo splendentis-Bassietum hirsutae Salsoletum sodae Puccinellio festuciformis-Atriplicetum littoralis

17.3 VEGETATION VIVACE DES BANCS DE GALETS à CRAMBE

Honkenyo-Crambion
Végétation pérenne halo-nitrophile de la partie supérieure des plages formée par Crambe maritima, Honkenya peploides et des espèces caractéristiques des groupments régionaux comme indiqué plus loin.

Végétation des hauts de cordons de galets 1220.1
De la limite des plus hautes mers au contact supérieur des laisses de mer (0 m), pente faible à nulle. Substrat de galets de granulométrie variable, parfois mélangés à des sables grossiers, plus ou moins remanié au moment des fortes marées. Substrat occasionnellement baigné par les vagues au moment des très grandes marées. Apports réguliers de débris végétaux en décomposition (laisses de mer) qui s’accumulent dans les interstices entre les éléments grossiers
Pourpier de mer Chou marin Criste marine Bette maritime Oseille crépue Pavot cornu  Honckenya peploides Crambe maritima Crithmum maritimum Beta vulgaris subsp. maritima Rumex crispus var. trigranulatus Glaucium flavum Douce-amère maritime ilène montana Gesse maritime (1) Solanum marinum Silene montana Lathyrus japonicus subsp. maritimus  Alliance : Honckenyo latifoliae-Crambion maritimae
 
Associations : Honckenyetum peploidis Lathyro japonici-Crambetum maritimae* Crithmo maritimi-Crambetum maritimae Crithmo-maritimi-Sonchetum maritimi

Végétation des revers internesdes cordons de galets 1220.2

 Altitude très faible : de la limite des plus hautes mers à 1 m, pente faible à nulle. Substrat de galets plus ou moins grossiers, plus ou moins stabilisés, recouverts d’une pellicule sablo-organique. Substrat exceptionnellement baigné par les vagues au moment des très fortes marées hautes, mais encore fortement soumis à l’influence marine.
Douce-amère maritime Silène montana Avoine élevée Oseille crépue Pavot cornu Silène maritime Solanum marinum Silene montana Arrhenatherum elatius Rumex crispus var. trigranulatus Glaucium flavum Silene maritima
Alliance : Honckenyo latifoliae-Crambion maritimae Association :Solano marini-Silenetum montanae Alliance : Arrhenatherion elatioris Association :Sileno maritimae-Arrhenatheretum elatioris

16.31 Mares des lettes dunaires

Groupements aquatiques d'eau douce (voir 22.4) des flaques d'eau permanentes des lettes.

    17.32            Groupements à Crambe de la Manche

Lathyro-Crambetum
Formations à Crambe-Honkenya avec Lathyrus japonicus du sud de la Mer du Nord et des côtes de la Manche du sud-ouest de l'Angleterre et, très localement, des côtes françaises de la Manche.

     17.33            Groupements à Crambe de l'Atlantique


Crithmo-Crambetum
Formations à Crambe-Honkenya avec Crithmum maritimum,de Bretagne et du Cotentin.

17.4                 PRAIRIES ET LANDES DES BANCS DE GALETS

Prairies et landes des grands bancs de galets s’étendant vers l’intérieur des terres. 

    17.41            Pelouses à Avoine élevée sur bancs de galets

Gazons à Arrhenatherum elatius des bancs de galets. 

    17.42            Landes à Genêt à balais sur bancs de galets

Peuplements prostrés à Cytisus scoparius des bancs de galets.

18 Côtes rocheuses et falaises maritimes

Rochers exposés en bordure de mer ou de lacs salés, ou séparés d'eux par une étroite ligne de rivage. Au-delà de leur intérêt botanique, ce sont souvent des sites d’importance pour la nidification des oiseaux marins.

 18.1 FALAISES MARITIMES NUES

Côtes rocheuses et falaises dépourvues de plantes vasculaires. Les étages médiolittoral (étage intertidal ou battu par les vagues) et supralittoral (zone des embruns) sont habités par des communautés riches en divers invertébrés et algues qui peuvent être utilisés pour définir des subdivisions. Une structure de base est proposée plus loin ; davantage de divisions, telles que les biocénoses et les faciès listés par Augier (1982) pour la Méditerranée, peuvent être facilement intégrées.

     18.11            Rochers et falaises de la frange médiolittorale

Rochers et falaises de la partie la plus basse de la zone médiolittorale, occupés par des communautés de transition avec ceux de la zone infralittorale.

     18.12            Rochers de l'étage médiolittoral inférieur

Rochers et falaises de la partie inférieure de la zone médiolittorale, occupés, en particulier, par des algues encroûtantes.

 

    18.13            Rochers de l'étage médiolittoral supérieur

Rochers et falaises de la partie haute de la zone médiolittorale, occupés par des communautés caractérisées, en particulier, par des crustacés cirripèdes et des algues molles.

     18.14            Surplombs, crevasses et grottes de l'étage médiolittoral

Surplombs, fentes et grottes de l'étage médiolittoral.

     18.15            Mares permanentes des rochers de l'étage médiolittoral

Mares permanentes de la zone médiolittorale, alimentées par la marée haute.

     18.16            Rochers de l'étage supralittoral

Rochers et falaises de la zone supralittorale des embruns, principalement occupés par des lichens (Verrucaria i.a.)

     18.17            Flaques des rochers de l'étage supralittoral

Flaques de salinité variable alimentées par les eaux de pluie, les embruns et occasionnellement les vagues.

 18.2  CÔTES ROCHEUSES ET FALAISES AVEC VEGETATION

Côtes rocheuses et falaises colonisées par des assemblages disjoints de chasmophytes aérohalines ou de pelouses plus ou moins fermées aérohalines.

    18.21            Groupements des falaises atlantiques

Crithmo-Armerietalia
Falaises végétalisées des côtes de l'Atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord avec Crithmum maritimum, Armeria maritima, Limonium spp., Brassica oleracea, Silene uniflora subsp. maritima, Cochlearia officinalis, Plantago maritima, Festuca rubra subsp. pruinosa, Daucus spp., Matricaria maritima, Asplenium marinum, Spergularia rupicola, Inula crithmoides, Sedum anglicum, Rhodiola rosea, Lavatera arborea.

Végétation des fissures des rochers eu-atlantiquesà nord-atlantiques 1230.1
Cet habitat se développe immédiatement au contact supérieur des communautés lichéniques de la partie inférieure à moyenne de l’étage aérohalin. En raison de la forte exposition aux éléments climatologiques, les conditions écologiques qui régissent la mise en place des communautés végétales sont très contraignantes : - substrat essentiellement minéral, avec dans certains cas de
particules minérales issues de l’altération de la roche mère(éboulis, arènes) et des particules organiques piégées dans les fissures des rochers ; - sécheresse estivale, liée aux faibles précipitations et à l’absence d’eau disponible dans le substrat, et accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; - halophilie toujours très marquée, liée à l’influence maximal
d’embruns et à la projection de paquets de mer pendant les tempêtes.
Alliance :
Crithmo maritimi-Limonion binervosi Associations :Crithmo maritimi-Spergularietum rupicolae Spergulario rupicolae-Limonietum binervosi Armerio maritimae-Limonietum normannici Armerio maritimae-Asplenietum maritimae Alliance : Cochleario officinalis-Armerion maritimae Association :Armerio maritimae-Cochlearietum officinalis Alliance : Brassicion oleracei Association : Brassicetum oleraceae

Végétation des fissures des rochers thermo-atlantiques 1230.2
Cet habitat se développe immédiatement au contact supérieur des communautés lichéniques de la partie inférieure à moyenne de l’étage aérohalin, sous un climat thermo-atlantique. En raison de la forte exposition aux éléments climatologiques, les conditions écologiques régissant la mise en place des communautés végétales sont très contraignantes : - substrat essentiellement minéral, avec dans certains cas des particules minérales issues de l’altération de la roche mère (arènes) et des particules organiques piégées dans les fissures des rochers ; - sécheresse estivale, liée aux faibles précipitations et à l’absence d’eau disponible dans le substrat et accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; - halophilie toujours très marquée.
Alliance :
Crithmo maritimi-Limonion binervosi Associations :Spergulario rupicolae-Limonietum dodartii Crithmo maritimi-Limonietum ovalifolii Dactylo hispanici-Limonietum dodartii Crithmo maritimi-Limonietum occidentalis Crithmo maritimi-Plantaginetum maritimae Helichryso stoechadis-Brassicetum oleraceae

Pelouses aérohalines sur falaises cristallineset marno-calcaires 1230.3
Cet habitat se situe le plus souvent au contact supérieur des végétations de fissures rocheuses de la partie moyenne à supérieure de l’étage aérohalin, plus rarement au contact supérieur des communautés de lichens. Lié aux falaises cristallines et marno-calcaires, il se développe sur différents types de substrats : - autour des affleurements rocheux, sur un sol très squelettique et sec, composé d’arènes issues de l’altération de la roche mère en place, parfois mêlées de particules sableuses d’origine éolienne (placages), en mélange avec de la matière organique ; - sur un sol organique mésophile à méso-xérophile, de type ranker littoral, d’une profondeur pouvant varier de 10 à 30 cm, reposant au contact supérieur de la roche mère ou d’une couche de head périglaciaire. L’exposition aux vents et aux embruns reste très forte.
Alliance : Crithmo maritimi-Armerion maritimae
Associations :Dauco gummiferi-Armerietum maritimae Festuco huonii-Plantaginetum holostei Leucanthemo crassifolii-Festucetum rubrae Festuco pruinosae-Osmundetum regalis Festuco pruinosae-Dianthetum caryophylli Hyacinthoido non scripti-Dactyletum glomeratae Alliance : Sileno maritimae-Festucion pruinosae Association :Spergulario rupicolae-Silenetum maritimi Alliance : Brachypodio pinnati-Agropyrion pungentis Groupement : Agropyraies à Elymus pycnanthus

Pelouses aérohalines sur falaisesde craie du nord de la France 1230.4
Cet habitat se situe le plus souvent au contact supérieur des végétations de fissures rocheuses de la partie moyenne à supérieure de l’étage aérohalin, plus rarement au contact supérieur des communautés de lichens. Il se développe sur un sol très squelettique et sec, composé d’arènes ou d’éboulis issus de l’altération de la roche mère en place, parfois mêlés de particules sableuses d’origine éolienne (placages), en mélange avec de la matière organique. L’exposition aux vents et aux embruns reste très marquée.
Alliance : Crithmo maritimi-Armerion maritimae Association : Dauco intermedii-Festucetum pruinosae

Pelouses hygrophiles des bas de falaise 1230.5
Cet habitat se développe toujours dans la partie inférieure des falaises littorales, de nature géologique diverse : roches cristallines, calcaires, marnes calcaires, calcaires argilo-gréseux, le plus souvent au niveau de la zone de contact entre la roche mère en place et des placages sableux ou de head périglaciaire, où apparaissent des suintements phréatiques permanents, en situation semi-abritée et généralement éclairée (cependant quelques localités existent en exposition nord et ombragée). On le rencontre également parfois à la partie sommitale de certaines falaises argileuses, au niveau de suintements phréatiques. Le substrat, essentiellement minéral, est oligotrophe ; des particules minérales et organiques peuvent être retenues dans les fissures des rochers.
Alliance :
Loto tenuis-Trifolion fragiferi Associations :Apio graveolens-Rumicetum rupestris Soncho arvensis-Rumicetum rupestris Samolo valerandi-Caricetum vikigensis Agrostio stoloniferae-Caricetum vikigensis

Pelouses rases sur dalles et affleurementsrocheux des contacts pelouses aérohalines-landes 1230.6
Cet habitat se développe au sommet des falaises, au niveau de la zone de contact entre les pelouses aérohalines et les landes littorales sèches. Les conditions écologiques qui régissent la mise en place des communautés végétales le caractérisant sont très contraignantes : - substrat présentant un caractère squelettique, constitué de particules organiques mêlées à des arènes issues de l’altération de la roche mère ; - sécheresse estivale très marquée et accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; - halophilie modérée à importante observée dans les sites les plus exposés.
Alliance :
Sedion anglici Associations :Dactylo oceanicae-Sedetum anglici Sedo anglici-Scilletum vernae Sedetum acro-micranthi Alliance : Cicendion filiformis Association :Ophioglosso lusitanici-Isoetetum histricis

    18.22            Groupements des falaises méditerranéennes

Crithmo-Limonietalia
Côtes rocheuse et falaises végétalisées de la Méditerranée, avec Crithmum maritimum, Plantago subulata, Silene sedoides, Sedum litoreum, Limonium spp., Armeria spp., Euphorbia spp., Daucus spp., Asteriscus maritimus. De nombreuses espèces de Limonium, en particulier, sont des endémiques (aire de distribution limitée, très localisée).

Végétation des fissures des falaises calcaires 1240.1
Cet habitat se développe à la partie inférieure de l’étage aérohalin, sur des falaises calcaires de grès calcareux. En raison de la forte exposition aux éléments climatologiques, les conditions écologiques qui régissent la mise en place des communautés végétales sont très contraignantes : - substrat essentiellement minéral : fissures rocheuses et microvires ; dans certains cas, des particules minérales issues de l’altération de la roche mère (éboulis, arènes) et des particules organiques peuvent être piégées dans les fissures des rochers ; - sécheresse estivale liée aux faibles précipitations et à l’absence d’eau disponible dans le substrat, accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; - halophilie très marquée.
Alliance :
Crithmo maritimi-Limonion pseudominuti Associations Crithmo maritimi-Limonietum cordati rithmo maritimi-Staticetum minuti Alliance : Erodion corsici Associations Crithmo maritimi-Limonietum obtusifolii Crithmo maritimi-Limonietum patrimoniensis Camphorosmo monspeliacae-Frankenietum hirsutae

Végétation des fissures des falaises cristallines 1240.2
Cet habitat se développe à la partie inférieure de l’étage aérohalin, sur des falaises cristallines granitiques ou schisteuses. En raison de la forte exposition aux éléments climatologiques, les conditions écologiques qui régissent la mise en place des communautés végétales sont très contraignantes : - substrat essentiellement minéral : fissures rocheuses et microvires ; dans certains cas des particules minérales issues de l’altération de la roche mère (éboulis, arènes) et des particules organiques piégées dans les fissures des rochers ; - sécheresse estivale liée aux faibles précipitations et à l’absence d’eau disponible dans le substrat, accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; - halophilie très marquée.
Alliance :
Crithmo maritimi-Limonion pseudominuti Associations :Crithmo maritimi-Lotetum allioni Armerietum ruscinonensis Crithmo maritimi-Limonietum tremolsii Alliance : Erodion corsici Associations et groupement :Crithmo maritimi-Limonietum contortiramei Limonio corsici-Erodietum corsici Reichardio-Limonietum articulati Frankenio laevis-Spergularietum macrorhizae Groupement à Anthemis maritima et Silene velutina
Classe : Asplenietea trichomanis AssociationsDauco hispanici-Asplenietum marini Umbilico rupestris-Asplenietum obovati

Garrigues littorales primaires 1240.3
Cet habitat s’observe sur le rebord sommital des falaises cristalline set calcaires méditerranéennes. Toujours situé dans la zone d’influence maximale du vent et des embruns, il se développe sur un sol sec et très superficiel, généralement assez caillouteux t pauvre en matière organique.
Alliance :
Rosmarinion officinalis Sous-alliance : Rosmarinenion officinalis Associations :Fumano-Rosmarinetum officinalis Hedysaro capitati-Astragaletum narbonensis Helianthemo racemosi-Ericetum multiflorae Rosmarino officinalis-Lithospermetum fruticosi Amelanchio ovalis-Ericetum multiflorae Sous-alliance : Halimionenion halimifolii Association : Cisto salviifolii-Halimietumhalimifolii Alliance : Euphorbion pithyusae Associations :Astragalo massiliensis-Plantaginetum subulatae Armerietum praecocis Helichryso microphylli-Astragaletum massiliensis Helichryso microphylli-Asteriscetum maritimi Frankenio laevis-Camphorosmetum monspeliacae Thymelaeo hirsutae-Helichrysetum italici Euphorbio pithyusae-Helichrysetum microphylli Groupement à Dianthus sylvestris et Thymelaea tartonraira Alliance : Cistion ladaniferi Associations :Cisto crispi-Ericetum cinereae Erico scopariae-Lavanduletum stoechadis Calycotomo spinosae-Cistetum ladaniferi Alliance : Teucrion mari Associations : Astragalo massiliensis-Genistetum corsici Stachydi glutinosae-Genistetum corsicae Helichryso italici-Cistetum cretici 

19     Ilots, bancs rocheux et récifs

Petites îles en mer ou dans de grandes étendues d'eau, surtout importantes, comme sites pour les colonies d'oiseaux aquatiques. D'autres codes, en particulier ceux de 18, peuvent être utilisés pour signaler ces habitats.