1 HABITATS LITTORAUX ET HALOPHILES
11. Mers et oceans
11.1 EAUX MARINES
11.2 BENTHOS
11.3 HERBIERS MARINS A PLANTES VASCULAIRES
11.4 HERBIERS DES EAUX SAUMATRES
12. Bras de mer
13. Estuaires et rivières tidales (soumises à marées)
14. Vasières et bancs de sable sans végétations
15. Marais salés, prés salés (schorres), steppes salées et fourrés sur gypse
15.1 GAZONS PIONNIERS SALES
15.2 PRAIRIES à SPARTINE
15.3 PRES SALES ATLANTIQUES
15.4 PRES SALES CONTINENTAUX
15.5 PRES SALES MEDITERRANEENS
15.6 FOURRES DES PRES SALES
15.8 STEPPES SALEES MEDITERANEENNES
16. Dunes côtières et plages de sable
16.1PLAGES DE SABLE
16.2 DUNES
16.3 LETTES DUNAIRES HUMIDES
17. Plages de galets
17.2 VEGETATION ANNUELLE DES LAISSES DE MER SUR PLAGES DE GALETS
17.3 VEGETATION VIVACE DES BANCS DE GALETS
18. Côtes rocheuses et falaises maritimes
18.1 FALAISES MARITIMES NUES
18.2 CÔTES ROCHEUSES ET FALAISES AVEC VEGETATION
19. Ilots, bancs rocheux et récifs
11 Mers et océans
Eaux océaniques et du
plateau continental, leurs communautés associées pélagiques et benthiques et les
herbiers de phanérogames marines.
Sables fins propres et
légèrement envasés,herbiers à
Zostera marina
(façade atlantique) 1110.1
Ces avant-plages ne sont que
le prolongement sous-marin, jusqu’à 15 à 20 m, des plages intertidales (étage
médiolittoral) des milieux à très haute énergie. Elles se trouvent généralement
face aux houles dominantes. Selon le gradient hydrodynamique décroissant de la
côte vers le large, ces sables fins (médiane de 100-200 μm) sont caractérisés
par une zone de charriage au contact du médiolittoral, puis par une zone
d’instabilité où la couche de surface est fréquemment remaniée par les houles et
les vagues. Apparaît ensuite une zone de stabilisation hydrodynamique, et enfin
une zone de stabilité sédimentaire où les remaniements sont peu fréquents, comme
en témoignent les premières teneurs en particules fines (5 à 10 %). Ces zones
traduisent les actions hydrodynamiques, mais ne peuvent se référer à des valeurs
bathymétriques absolues. Ce sable fin constitue un substrat très compact.
Sables moyens dunaires
(façade atlantique) 1110.2
Cet habitat correspond à des
sables moyens (médiane de 200 à 400 μm) caractérisés par leur mobilité en milieu
très exposé. Ils se disposent sous la forme de bancs sableux siliceux, en
linéaire de l’avant-plage, le long des littoraux dunaires (mer du Nord, Manche
orientale, Aquitaine) ou sous la forme de dunes hydrauliques (constituées de
sables coquilliers) façonnées par les houles et les courants de marée, dans
l’ensemble de l’étage infralittoral (Bretagne, Vendée
Sables grossiers et
graviers, bancs de maerl (façade atlantique) 1110.3
Cet habitat se présente sous
la forme de plaines, parfois immenses, dont certaines ceinturent les îlots
rocheux, à partir de quelques mètres de profondeur et plus profondément de 30 à
50 m). Les courants sont forts à modérés, ainsi que les courants de marée. Ce
type d’habitat est très homogène et se caractérise par sa monotonie.
Sables mal triés
(façade atlantique) 1110.4
Cet habitat est représenté
par des sables fins dont la caractéristique est d’être mal triés. Une fois
ceux-ci tamisés, il reste toujours un refus important. Quant à la teneur en
éléments fins, elle est variable, le plus souvent inférieure à 15 %. Ces sables
mal triés constituent un sédiment légèrement mixte où la fraction coquillière,
représentée par de gros débris, peut être importante (20 %). Ils sont
caractéristiques des avant-plages des côtes de la Manche et de la mer du Nord,
jusqu’à 10 m de profondeur dans ces mers mégatidales.
Sables fins de haut
niveau (Méditerranée) 1110.5
Bande de sable immergée
jusqu’à environ 2,5 à 3 m de profondeur au maximum. Succédant aux plages
émergées, elle constitue la « basse plage » et correspond à la zone
d’hydrodynamisme maximum des plages. Le sédiment est dominé par du sable fin,
mais il est mélangé à une fraction sableuse plus hétérogène et plus grossière
(coquilles mortes, petits graviers) et à des débris de feuilles mortes de
Posidonies en transit momentané.
planctoniques et par leur necton (ou faune se nourrissant en surface) de céphalopodes, poissons, mammifères marins et oiseaux de mer.
11.11 Eaux océaniques
Eaux au-delà du plateau continental.
11.12 Eaux du talus et du plateau continental (= eaux néritiques)
Eaux de la plate-forme continentale, plateau sous-marin allant de la côte jusqu'à une profondeur d'environ 180 mètres, au delà de laquelle le talus continental descend à pic vers le fond océanique.
11.121 Eaux littorales
Eaux physiquement et biologiquement sous influence du continent, souvent arbitrairement définies comme des eaux situées à moins de 5 km de la plus grande marée basse (eaux entre le continent et les îles ou îlots bien visibles de la côte) et toutes les parties de mer de profondeur inférieure à 6 mètres.
11.122 Eaux néritiques lointaines (du large)
Masses d’eau situées entre les eaux littorales et le talus continental.
11.123 Talus continental
Masses d’eau situées au-dessus du talus continental, de la pente abrupte descendant du plateau continental vers les fonds océaniques, souvent zone « d’upwellings » (mélange, cisaillement de masses d’eau).
11.124 Upwellings
Zones où l'eau chaude de surface est déplacée, permettant à l'eau plus froide, riche en éléments nutritifs, de monter à la surface, générant souvent une productivité biologique accrue.
11.125 Hauts-fonds
Eaux peu profondes sur une partie surélevée des fonds marins, immergée en permanence.
Communautés benthiques d'animaux et d'algues occupant le fond marin de l'infra-littoral, circalittoral et des zones plus profondes. Cette unité devrait être subdivisée en un certain nombre de types d'habitat caractérisés par la profondeur, le substrat, la localisation géographique, les courants marins et les biocénoses distinctes qu'elles font vivre. Une classification de base est ébauchée ici ; les divisions telles que celles proposées par Augier (1982) pour les biocénoses méditerranéennes peuvent être facilement, et sans transformation, incorporées pour donner davantage de divisions.
11.21 Fonds sous-marins profonds
Communautés benthiques bathyales, abyssales, hadales et hydro-thermales, respectivement du talus continental, de la plaine abyssale et de ses accidents de reliefs.
11.22 Zones benthiques sublittorales sur sédiments meubles
Communautés principalement constituées d’animaux colonisant les sédiments meubles tels que des limons, des sables ou graviers des zones infralittorales et circalittorales.
Sables vaseux de mode calme (Méditerranée) 1160.3
Habitat situé dans les criques protégées, en milieu calme, où peut s’effectuer une sédimentation fine donnant un sédiment sablovaseux parfois mêlé d’une faible proportion de graviers. Sa profondeur n’excède pas 3 m ; elle est souvent limitée au 1er mètre.
Sables fins bien calibrés (Méditerranée) 11110.6
Étendues de sable fin faisant suite en profondeur à la biocénose des sables fins de haut niveau (fiche : 1110-5) ; le sédiment est généralement de granulométrie homogène et d’origine terrigène. La biocénose débute vers 2-2,5 m et peut atteindre la profondeur de 25 m, elle occupe parfois de très grandes superficies le long des côtes ou dans les baies larges.
Sables grossiers et fins graviers sous influencedes courants de fonds (Méditerranée) 1110.7
Cet habitat est constitué de sables grossiers pratiquement dépourvus de phase fine. Il s’étend le plus communément entre 3 à 4 m et 20 à 25 m de profondeur, mais peut, localement, descendre jusqu’à 70 m de profondeur. Il se rencontre donc aux étages infra- et circalittoral. Il est fréquent dans les passes entre les îles, où il est soumis à de fréquents et violents courants ; ceux-ci constituent le principal facteur nécessaire à son existence. On le retrouve aussi dans les chenaux dits « d’intermattes » creusés par les courants dans les herbiers à Posidonies (Posidonia oceanica).
Pelouses rases à petites annuelles subhalophiles 1310.4
Hauts de prés salés, berges des lagunes, des sites inondables, et des étangs saumâtres, sur substrat sableux à sablo-vaseux, halo-mésotrophe, contact dunes-prés salés.
Alliance : Saginion maritimae Associations : Sagino maritimae-Cochlearietum danicae Parapholiso strigosae-Hordeetum marini Hutchinsio procumbentis-Saginetum maritimae Alliance : Crypsidion aculeatae (à réviser) Associations : Salicornio patulae-Crypsidetum aculeatae Suaedo splendentis-Chenopodietum chenopodioidis Junco ranarii-Chenopodietum chenopodioidis Alliance : Frankenion pulverulentae Associations : Sagino maritimae-Limonietum echioidis Spergularietum heldreichii Spergularietum salinae Parapholido incurvati-Hordeetum gussioniani Cressetum creticae
*11.23* Zones benthiques sublittorales sur cailloutis
Communautés principalement
d'algues annuelles et d'invertébrés se développant sur des formations de galets
des zones infralittorales et circalittorales.
Sables grossiers et
fins graviers brassés par les vagues (Méditerranée) 1110/8
Cet habitat se trouve dans
les criques qui entaillent les côtes rocheuses plus ou moins battues, il
n’excède pas quelques décimètres de profondeur. Il apparaît sous la forme de
plages de sables grossiers et de graviers.
Galets infralittoraux
(Méditerranée) 1110.9
Plages de galets se
rencontrant dans les criques des côtes rocheuses soumises à un fort
hydrodynamisme. L’habitat ne s’étend pas profondément, jusqu’à quelques
décimètres tout au plus ; sa limite inférieure correspond à la zone où la force
des vagues est insuffisante pour rouler les galets.
11.24 Zones benthiques sublittorales sur fonds rocheux
Communautés variées,
fortement stratifiées colonisant falaises sous-marines, récifs et fonds rocheux
du plateau continental.
Substrats rocheux et concrétions
biogéniques sous-marins ou exposés à marée basse, s’élevant du fond marin de la
zone sublittorale, mais pouvant s’étendre jusqu’à la zone littorale, là où la
zonation des communautés animales et végétales est ininterrompue. Ces récifs
offrent une stratification variée de communautés benthiques algales et animales
incrustantes, concrétionnées ou coralliennes.
Dans les régions septentrionales de la Baltique, la partie supérieure de la zone
d’algues filamenteuses, avec une succession nnuelle très marquée, est
généralement bien développée dans les rivages de faible pente.
Fucus vesiculosus
est submergé à une profondeur de 0,5 à - 6 m dans la zonesublittorale.
Végétales
:Algues brunes (espèces du genre
Fucus,
Laminaria
et
Cystoseira),
algues rouges (espèces de la famille des
Corallinaceae, des
Ceramaceae
et des
Rhodomelaceae),
algues vertes. Autres espèces :
Dictyota dichotoma,
Padina pavonica,
Halopteris scoparia,
Laurencia obtusa,
Hypnea musciformis,
Dasycladus claveformis,
Acetabularia
mediterranea.
On assiste à une succession verticale d’espèces de lichens :
Ramalina siliquosa, petits arbuscules gris,
Lecanora atra, en
roûtes grises, Xanthoria
parietina et
Caloplaca marina, de couleur jaune et orangée, puis
Verrucaria maura
formant une patine incrustante noire.
Sur les falaises calcaires peuvent se développer des bandes gélatineuses de
couleurs variées (orange, brun, noirâtre). Elles correspondent à des algues
unicellulaires chrysophycées. Sur d’autres falaises de craie apparaissent des
algues vertes filamenteuses :
Enteromorpha spp.,
Ulothrix spp.,
Urospora spp.,
Blidingia minima...
Récifs
Substrats rocheux et concrétions
biogéniques sous-marins ou exposés à marée basse, s’élevant du fond marin de la
zone sublittorale, mais pouvant s’étendre jusqu’à la zone littorale, là où la
zonation des communautés animales et végétales est ininterrompue. Ces récifs
offrent une stratification variée de communautés benthiques algales et animales
incrustantes, concrétionnées ou coralliennes. Dans les régions septentrionales
de la Baltique, la partie supérieure de la zone d’algues filamenteuses, avec une
succession annuelle très marquée, est généralement bien développée dans les
rivages de faible pente.
Fucus vesiculosus
est submergé à une profondeur de 0,5 à - 6 m dans la zone sublittorale.
Végétales
:Algues brunes (espèces du genre
Fucus,
Laminaria
et
Cystoseira), algues rouges
(espèces de la famille des
Corallinaceae, des
Ceramaceae
et des
Rhodomelaceae),
algues vertes. Autres espèces :
Dictyota dichotoma,
Padina pavonica,
Halopteris scoparia,
Laurencia obtusa,
Hypnea musciformis,
Dasycladus claveformis,
Acetabularia
mediterranea.
La roche supralittorale (façade
atlantique) 1170.1
Située entre la limite
inférieure des végétaux terrestres comme les phanérogames halophiles et le
niveau moyen des pleines mers de vives-eaux (PMVE), cette zone de contact entre
la terre et la mer se trouve sous l’influence des embruns et n’est
qu’exceptionnellement immergée.
La roche médiolittorale en mode
abrité (façade atlantique) 1170.2
Il s’agit typiquement de la zone de
balancement des marées où les espèces subissent l’alternance quotidienne
émersion/ immersion, ce qui correspond à l’étage médiolittoral. Les espèces
végétales sont réparties en ceintures dont la supérieure ne se retrouve immergée
qu’à l’occasion des pleines mers de vives-eaux, tandis que l’inférieure est
régulièrement émergée, lors de toutes les mortes-eaux. C’est le domaine des
fucophycées, algues brunes, qui peuvent apparaître en ceintures continues ou
plus généralement en mosaïque avec des « plages » de crustacés cirripèdes, les
Balanes.
Les espèces indicatrices sont disposées en ceintures, bien que certaines
d’entre elles se répartissent sur plusieurs niveaux comme les éponges
Halichondria panicea,
Hymeniacidon sanguinea, les
anémones
Actinia equina et
Anemonia viridis,
les gastéropodes
Patella vulgata, Monodonta lineata, Nucella lapillus...,
ou encore certaines espèces d’oiseaux
comme le Tournepierre à collier
(Arenaria interpres)
ou l’Huîtrier-pie
(Haematopus ostraleg
Ceinture à
Pelvetia
canaliculata avec le lichen
Lichina confinis,
le gastéropode
Littorina saxatilis et les
Balanes Chthamalus
montagui, C. stellatus...
C’est à ce niveau que peuvent apparaître les algues éphémères
Enteromorpha intestinalis, E.
prolifera et
Porphyra umbilicalis
en l’absence deP.
canaliculata.
Ceinture à
Fucus spiralis
(=
platycarpus)
avec les Littorines
Littorina nigrolineata, L. rudis
et
L. neglecta,
auxquelles peuvent se joindre d’autres
gastéropodes Monodonta
lineata et
Gibbula
spp. (juvéniles), la Balane
Elminius modestus.
La roche médiolittorale en mode
exposé(façade atlantique) 1170.3
En milieu très
exposé, les Fucophycées disparaissent presque totalement au bénéfice d’espèces
animales qui s’installent au niveau des fissures et anfractuosités du milieu
Elles occupent ainsi tout l’espace dévolu en mode abrité aux algues brunes, cet
habitat prend alors le nom de « moulière ».
La Cyanophycée
Calothrix crustacea (=
Rivularia bullata).
Le lichen noir Lichina
pygmaea abritant une faunule
d’acariens, de nématodes et de bivalves comme
Lasaea rubra.
L’algue brune Fucus
vesiculosus evesiculosus (=
F. linearis)
toujours en touffes très éparses, l’algue rouge
Nemalion helminthoides,
les Balanes
Chthamalus stellatus, C.
montagui, Semibalanus balanoides,
le gastéropode
Patella aspera (=
ulyssiponensis),
les Moules Mytilus edulis
(cultivées sous le nom de Moule
de bouchot) et Mytilus
galloprovincialis (ou Moule
d’Erquy) tout autour de la Bretagne, le Pouce-pied
Pollicipes pollicipes
(=
cornucopiae).
Les prédateurs : l’étoile de mer
Asterias rubens,
les bigorneaux perceurs
Nucella lapillus
(Bigorneau blanc), le Cormaillot
Ocenebra erinacea.
Les récifs
d’Hermelles (façade atlantique) 1170.4
Le ver polychète
Sabellaria alveolata
construit un tube de sable et de
fragments coquilliers fortement cimentés et agglomérés. Etant donné le mode de
vie grégaire de cette espèce, les accolements des tubes forment des structures
en nids d’abeilles. Le plus grands récifs sont susceptibles de dépasser un mètre
de hauteur et plusieurs mètres de longueur et peuvent être regroupés en bancs de
plusieurs hectares. Lorsqu’il ne s’agit que de structures en placage adossées à
la roche, on ne peut pas parler de récifs. Ces récifs sont construits en dessous
du niveau de la mi-marée, en milieu moyennement battu, où les eaux sont très
chargées en sable. Les colonies réagissent à l’hydrodynamisme et croissent plus
modestement du côté battu par les vagues et les houles dominantes. Cela donne
aux récifs des aspects changeants avec e temps.
La roche
infralittorale en mode exposé (façade atlantique) 1170.5
Les zones infralittorales rocheuses de
l’ensemble des mers froides et tempérées sont occupées par une forêt de grandes
algues brunes désignées globalement sous le nom de « kelp ». Sur les côtes
françaises, six espèces de laminariales occupent cet espace compris entre le 0
des cartes marines et environ – 30 m. La forêt de Laminaires s’étend tant que
l’énergie lumineuse reste supérieure à 1 % de l’énergie présente en surface. En
certains secteurs très limpides du golfe de Gascogne, les Laminaires descendent
jusqu’à 40 m de profondeur.
La roche
infralittorale en mode abrité (façade atlantique) 1170.6
En mode abrité et semi-abrité, sur les
fonds rocheux et de galets infralittoraux, la forêt de Laminaires voit la
disparition des espèces de mode exposé au profit essentiellement de
Laminaria saccharina.
Celle-ci, présente de 0 à – 20 m, ne
constitue cependant pas une véritable forêt dense comme il s’en développe en
milieu exposé. L’étendue de la frange exondable est variable, mais toujours
restreinte. Le plus souvent, cet habitat est caractérisé par des courants de
marée plus ou moins violents et par la présence de sable en suspension qui, sans
créer de turbidité, n’en affecte pas moins le peuplement.
La roche
infralittorale en mode très abrité (façade atlantique) 1170.7
En mode
très abrité, les forêts de Laminaires diminuent notablement au bénéfice
notamment d’espèces animales sessiles. Celles-ci sont d’autant plus abondantes
et diversifiées que la turbidité est élevée, à condition toutefois que les films
de particules déposées sur les substrats ne soient pas limitants pour les
organismes vivants. Cet habitat ne dépasse généralement pas 10 m de profondeur,
et la frange exondable est réduite.
Les cuvettes ou mares permanentes
(façade atlantique) 1170.8
La topographie
rocheuse peut être à l’origine de cuvettes de rétention d’eau de mer, de
quelques décimètres à quelques mètres carrés. La flore et la faune y vivent
submergées de façon permanente et sont ainsi peu affectées par le niveau
marégraphique auquel ces mares sont situées. Cet habitat correspond donc à des
enclaves écologiques.
Les champs de blocs (façade
atlantique) 1170.9
Les champs de blocs
apparaissent dans la zone intertidale, soit au pied de falaises rocheuses, soit
en arc de cercle entre les pointes rocheuses. Ces blocs peuvent être retournés
en milieu très exposé lors des tempêtes. Ils n’hébergent que des populations
algales éphémères. Lorsqu’ils sont situés plus bas sur l’estran, mais aussi
selon leur taille, ils peuvent offrir des conditions d’humidité et d’obscurité
tout à fait propices à l’installation en dessous d’eux d’une faune très
diversifiée, inhabituelle pour le niveau auquel ils se trouvent. En revanche, la
présence de sable à proximité est susceptible d’induire un fort décapage des
blocs et de leurs peuplements de surface. Le sédiment sous-jacent constitue un
microhabitat supplémentaire participant à la diversité remarquable de cet
habitat.
La roche supralittorale
(Méditerranée) 1170.10
L’étage supralittoral est situé
au-dessus du niveau de la mer. Il est humecté par les embruns et par les vagues
lors des tempêtes. L’extension verticale de cette zone varie en fonction de
l’hygrométrie, donc de l’hydrodynamisme local, de l’ensoleillement et de la
pente de la côte. En mode calme ou abrité, elle ne dépasse pas quelques dizaines
de centimètres (10 à 50 cm). Au contraire, en mode agité ou battu, sur des
parois verticales, elle peut s’étendre sur plusieurs mètres (5 à 6 m). L’habitat
recouvre l’ensemble de l’étage lorsque le substrat est rocheux. Celui-ci est le
plus souvent de couleur noirâtre du fait de la présence de lichens. - les
lichens Verrucaria
symbalana, V. maura donnent
la couleur noire au substrat ;
La roche médiolittorale
supérieure (Méditerranée) 1170.11
En ce qui concerne les
substrats rocheux, les potentialités biotiques de l’étage médiolittoral sont
conditionnées par la fréquence des submersions. Celles-ci sont dues aux vagues,
aux variations irrégulières du niveau de la mer en fonction de la pression
atmosphérique et aux vents. On distingue deux horizons définis par des valeurs
moyennes différentes des facteurs dominants (humectation, lumière, nutriments,
topographie et type de substrat). Le médiolittoral supérieur qui correspond à
cet habitat élémentaire est l’horizon où les conditions environnementales sont
les plus contraignantes. Il n’est mouillé que par les embruns et le haut des
vagues. Suivant l’hydrodynamisme et la topographie locale, il peut s’étendre de
quelques centimètres à 2 m.
La roche médiolittorale
inférieure (Méditerranée) 1170.12
Les caractéristiques
de l’horizon inférieur de la roche médiolittorale résultent de la conjonction de
trois facteurs essentiels : présence de vagues, variations irrégulières de la
pression atmosphérique et des vents et influence des marées, lorsqu’elles sont
présentes. L’humectation, constante et plus forte que dans l’horizon supérieur
constitue le facteur dominant, suivi par la lumière. L’amplitude de l’habitat,
conditionnée par la morphologie du substrat, mais surtout par l’intensité de
l’humectation, peut varier de quelques centimètres à 1 mètre.
La roche infralittorale à algues
photophiles(Méditerranée) 1170.13
Cet habitat est situé
dans l’étage infralittoral qui s’étend depuisla zone où les émersions ne sont
plus qu’accidentelles jusqu’à la limite au-delà de laquelle les phanérogames
marines et les algues photophiles ne peuvent plus survivre. Cette limite
inférieure est conditionnée par la pénétration de la lumière, elle est donc
extrêmement variable selon la topographie et la qualité de l’eau. Dans certaines
zones d’eau très claire, elle peut descendre jusqu’à 35 à – 40 m, alors qu’elle
est limitée à seulement quelques mètres dans les zones les plus turbides. Tous
les substrats rocheux de l’étage infralittoral où règnent des conditions de
lumière suffisantes sont recouverts par des peuplements extrêmements riches et
variés d’algues photophiles.
Le Coralligène (Méditerranée)
1170.14
La distribution du
Coralligène est soumise à une combinaison de facteurs biotiques et abiotiques
dont les principaux sont la lumière, l’hydrodynamisme, la température, la
salinité, le dépôt de sédiments et les interactions biologiques. Le Coralligène
se rencontre sur les parois rocheuses ou sur les roches où les algues calcaires
peuvent constituer des constructions biogènes. Du fait de leur sensibilité à la
lumière, ces algues voient leur extension limitée vers le haut par les forts
éclairements et vers le bas par la quantité d’énergie lumineuse nécessaire à
leur photosynthèse. Les profondeurs moyennes de cet habitat se situent entre 40
à - 90 m. Lorsque les eaux sont très claires, le Coralligène débute et s’arrête
très profondément (de 60 à - 130 m). A l’inverse, lorsque les eaux sont
turbides, on assiste à une remontée vers des profondeurs plus faibles (de 15/20
à - 40 m). L’ampleur des variations saisonnières de la tempéra ture au niveau de
cet habitat est variable. Si une certaine tolérance aux fluctuations de salinité
a été observée, la sédimentation de particules fines se révèle, par contre,
particulièrement néfaste.
11.25 Formations sublittorales de concrétions organogéniques
Colonies de plantes ou d’animaux inférieurs conduisant à des concrétions et des incrustations sur le plateau continental.
11.251 Concrétions coralligènes
Communautés formant et colonisant les concrétions coralligènes d'algues rouges calcifiées dans les zones circalittorales de la Méditerranée.
11.252 Trottoirs d'algues encroûtantes
Communautés méditerranéennes associées avec des trottoirs médiolittoraux d'algues encroûtantes (Lithophyllum tortuosum).
11.253 Trottoirs de Gastéropodes et Polychètes
Trottoirs infralittoraux construits par des gastéropodes (Vermets) ou des polychètes (Serpules).
11.254 Trottoirs de moules (moulières)
Communautés des bancs de moules de l'Atlantique et de la Méditerranée.
11.26 Grottes sous-marines
Grottes en mer à marées (façade atlantique) 8330.1
Caractéristiques stationnelles
Les grottes de l’étage médiolittoral sont creusées dans des falaises rocheuses de nature variée. Leur entrée émerge à basse mer, tandis que leur fond peut rester immergé grâce à la présence de grandes vasques ou de petites cuvettes. Dans ces micromilieux, la lumière restreinte et l’atténuation des conditions hydrodynamiques permettent la venue et la survie d’espèces sciaphiles (= ombrophiles) des étages inférieurs. Les surplombs rocheux à l’abri de la lumière et de la dessiccation font également partie de cet habitat.
Variabilité
Elle est liée à la taille de l’anfractuosité et à son orientation par rapport à l’hydrodynamisme dominant. Il existe un gradient d’atténuation de la variabilité des facteurs écologiques de l’entrée de la grotte vers les zones les plus profondes, mais la zonation caractéristique des milieux rocheux est ici peu perceptible. Le fond de la grotte peut être occupé par un amas de blocs. L’écoulement d’eau douce, tout en maintenant l’humidité, peut perturber la présence d’animaux marins.
Espèces « indicatrices » du type d’habitat
Au plafond et à l’entrée des grottes (porches), le couvert végétal est composé du lichen noir Verrucaria mucosa, des alguesrouges Catenella caespitosa muscinante et Hildenbrandia rubra encroûtante. Le pulmoné Oncidiella celtica, l’actinie Actinia equina et le Pouce-pied (Pollicipes cornucopiae) habitent les parties toujours émergées de l’habitat. Les surplombs et les parties inférieures des grottes sont richement colonisés par : - des gazons de bryozoaires (Scrupocellaria spp.) et d’hydraires (Eudendrium spp., Sertularella spp.) ; - des tapis d’éponges (Scypha raphanus, Grantia compressa, Halichondria panicea, Hymeniacidon sanguinea, Leucosolenia variabilis, Pachymatisma johnstonia) ; - des polychètes Serpulidés (Pomatoceros triqueter, Spirorbis spp.) ; - des ascidies coloniales ou solitaires (Dendrodoa grossularia, Botryllus schlosseri, Bothrylloides leachi, Morchellium argus) ; - les Balanes Balanus crenatus et B. perforatus ; - les mollusques Trivia arctica et T. monacha et l’étoile Asterina gibbosa. La présence d’espèces des niveaux inférieurs (infralittoral et circalittoral) témoigne des conditions d’atténuation de la lumière. Parmi celles-ci figurent les algues rouges sciaphiles : Lomentaria articulata, Plumaria plumosa, Membranoptera alata..., ainsi que les cnidaires Actinothoe sphyrodeta, Balanophyllia regia, Caryophyllia smithii, Corynactis viridis, Sagartia troglodytes.
Biocénose des grottes médiolittorales(Méditerranée) 8330.2
Variabilité
La variabilité est liée d’une part à la taille de la fissure ou de la grotte et d’autre part à la disposition des ouvertures par rapport à l’hydrodynamisme dominant. La géomorphologie de la grotte et la possibilité d’écoulement d’eau douce ont aussi une grande importance quant à la qualité même de l’habitat et pour son évolution au cours du temps. Espèces « indicatrices » du type d’habitat
Algues : Catenella caespitosa, Hildenbrandia prototypus, Rivularia atra.
Biocénose des grottes semi-obscures(Méditerranée) 8330.3
La variabilité de l’habitat est surtout d’ordre stationnelle. Suivantla topographie du milieu et la modification des facteurs qui s’ensuit,on distingue un certain nombre d’aspects ou faciès ; - faciès à Parazoanthus axinellae, lorsque l’agitation des eaux est élevée et l’éclairement moins réduit ; - faciès à Corallium rubrum, typique et fréquent, recouvrant les parois des grottes et les surplombs semi-obscurs ; - faciès à Leptosammia pruvoti et Agelas oroides, sous les surplombs et à l’entrée des grottes ; - faciès à scléractiniaires Polycyathus muellerae, Caryophyllia inornata et Hoplangia durothrix, localisé dans les fissures ou les cavités des parois de grottes où l’obscurité est plus forte ; - faciès à grands bryozoaires tels que Sertella septentrionalis au niveau des entrées de grottes ; - faciès d’appauvrissement liés à un hydrodynamisme plus intense avec abondance d’hydraires ; Sertularella, Eudendrium.
Biocénose des grottes obscures (Méditerranée) 8330.4
Les différentes grottes ayant des configurations et des expositions très diverses, elles présentent des taux de recouvrement et des compositions faunistiques très variables. La sélection des groupes trophiques et des groupes morphologiques ainsi que l’organisation spatiale sont régies par les conditions environnementales propres à chaque grotte.
11.3 HERBIERS MARINS A PLANTES VASCULAIRES
Zosteretea marinae,
Posidonietea, Halodulo-Thalassietea
Herbiers (à plantes
vasculaires marines submergées), à l’exception de ceux des eaux saumâtres.
11.31 Herbiers atlantiques à Zostères EUR1110
Zosterion marimae ; Zosteretum marinae
Végétation de Zostères dominées par Zostera marina, établies entre la base de la zone intertidale et une profondeur d'environ 10 mètres, dans les eaux de l'Atlantique et de la Mer du Nord.
11.32 Herbiers atlantiques à Zostères naines
Zosterion marinae ; Zosteretum noltii
Végétation de Zostères dominées par Zostera noltii, principalement caractéristiques de la partie basse de la zone intertidale des eaux de l'Atlantique et de la Mer du Nord, parfois immergées en permanence.
11.33 Herbiers méditerranéens à Cymodocea et Zostera
Cymodoceion nodosae p.
Végétations à Cymodocea nodosa et Zostera noltii ou Z.marina, immergées en permanence dans des eaux pouvant atteindre 10 mètres de profondeur, souvent dans des zones abritées en arrière des prairies de Posidonia.
11.331 Herbiers méditerranéens à Cymodocea
Cymodocetum nodosae
Formations sablo-limoneuses à Cymodocea nodosa, monospécifiques ou associées à l'algue Caulerpa prolifera.
11.332 Herbiers méditerranéens à Zostera
Giraudyo-Zosteretum noltii
Formations de la partie supérieure de la zone infralittorale avec Zostera noltii et l'algue Giraudya sphacelarioides.
*11.34* Herbiers de Posidonia
Posidonion oceanicae
Végétation constituée par
l'endémique méditerranéenne et thermo-atlantique, Posidonia oceanicae,
immergées en permanence jusqu'à 100 mètres de profondeur.
*Herbiers à Posidonie
1120.1
Posidonia oceanica
est une plante phanérogame
endémique stricte de la Méditerranée, où elle constitue des herbiers
caractéristiques de l’étage infralittoral (profondeur : de quelques dizaines de
centimètres jusqu’à 30 à 40 m). Sur substrat dur ou meuble, ceux-ci constituent
l’un des principaux climax méditerranéens. Ils tolèrent des variations
d’amplitude relativement grandes en ce qui concerne la température et
l’hydrodynamisme. Ils craignent par contre la dessalure ; il leur faut
généralement une salinité comprise entre 36 et 39 PSU. On ne les rencontre
jamais ni dans les lagunes ni à l’ouvert des estuaires.
Posidonia oceanica est une
plante dont les feuilles peuvent atteindre un mètre de hauteur. Après
l’enracinement, ses rhizomes constituent un lacis colmaté par du sédiment auquel
on donne le nom de « matte » et dont l’épaisseur peut atteindre plusieurs
mètres.
11.4 HERBIERS DES EAUX SAUMATRES
Ruppietea maritimae p.
Végétation vasculaire
immergée ou légèrement émergée des eaux saumâtres ouvertes. Les groupements des
Ruppieta peuvent se rencontrer dans les flaques permanentes des vasières
et estrans (bancs sableux) (11.4 p.), ainsi que dans les baies ou
estuaires où ils devraient être respectivement codés en 12.4 ou 13.4.
Une végétation similaire dans les mares ou lagunes à l’intérieur des terres est listée en 23.2.
11.41 Groupements marins à Ruppia maritima
Ruppion maritimae p.
Formations immergées à
Ruppia maritima (ou R.cirrhosa) et formations à Chara de
pleine mer de la Baltique et des mares des vasières ou estrans (bancs sableux)
des autres mers.
Baies et chenaux étroits, incluant les lochs marins, fjords, rias et détroits mais excluant les estuaires. Le détail des habitats peut être indiqué en transposant les subdivisions du code 11, remplaçant simplement le préfixe 11 par le préfixe 12.
Grandes échancrures de la côte où, contrairement aux estuaires, l’apport en eau douce est faible. Ces zones peu profondes(1) sont généralement abritées de l’action des vagues et offrent une large gamme de substrats et sédiments et une stratification variée d’espèces benthiques, abritant souvent une grande diversité biologique. La limite supérieure correspond parfois aux limites stationnelles des communautés végétales des Zosteretea et Potametea. Plusieurs types géomorphologiques peuvent être inclus dans cette catégorie à condition que l’eau soit peu profonde sur la majorité de la zone : baies, fjords, rias etvoes.
Végétales :Zostera spp., Ruppia maritima, Potamogeton spp. (P. pectinatus, P. praelongus par ex.), algues benthiques.
Grandes criques et baies peu profondes 1160
Grandes échancrures de la côte où, contrairement auxestuaires, l’apport en eau douce est faible. Ces zonespeu profondes(1) sont généralement abritées de l’action desvagues et offrent une large gamme de substrats et sédimentset une stratification variée d’espèces benthiques,abritant souvent une grande diversité biologique. La limitesupérieure correspond parfois aux limites stationnellesdes communautés végétales des Zosteretea et Potametea.Plusieurs types géomorphologiques peuvent êtreinclus dans cette catégorie à condition que l’eau soit peuprofonde sur la majorité de la zone : baies, fjords, rias etvoes.
Végétales :Zostera spp., Ruppia maritima, Potamogeton spp. (P. pectinatus,P. praelongus par ex.), algues benthiques.
Vasières infralittorales (façade atlantique) 1160.1
Cet habitat occupe les secteurs abrités des vagues et des houles, où les courants de marée sont très faibles. Il s’agit de milieuxsemi-fermés comme les rades ou les pertuis du littoral atlantique. Ils sont très mal représentés en Manche où les courants de marée sont toujours forts (système macrotidal). Soumis à une sédimentation active de matériaux fins, ces milieux restent néamoins marins, la salinité sur le fond, même en hiver, n’étant pas inférieure à 30 PSU (milieu euryhalin). La variabilité thermique sur l’année est inférieure à 10 °C, ce qui correspond bien à la définition de l’étage infralittoral.
Sables hétérogènes envasés infralittoraux Bancs de maerl (façade atlantique) 1160.2
Situé dans les milieux abrités à proximité des massifs rocheux, cet habitat est caractérisé par un substrat hétérogène constitué de trois fractions : graviers, sables et particules fines. De tels sédiments mixtes reflètent des actions hydrodynamiques inverses ou alternées avec apport d’éléments fins en période estivale et d’éléments grossiers en période hivernale. Les massifs rocheux participent activement à la production d’éléments grossiers et de coquilles mortes (moulières...). La présence de corallinacées libres (Lithothamnium corallioides) dans cet habitat constitue également une source d’éléments biogènes grossiers. Cet habitat est situé en milieu marin, en aval des secteurs estuariens, ce qui a pu contribuer dans le passé à considérer que ce type de maerl avait un caractère estuarien.
13 Estuaires et rivières tidales (soumises à marées)
Lits des rivières jusqu’à la limite d’influence des marées, incluant les eaux et le lit mais pas les communautés de végétation riveraine.
13.1 FLEUVES ET RIVIERES SOUMIS A MAREES
Portions de rivières sujettes à la marée en amont de l'estuaire.
13.11 Eau saumâtre des cours d’eau soumis à marées
13.12 Eau douce des cours d’eau soumis à marées
13.2 ESTUAIRES
Embouchures des rivières à
leur arrivée dans la mer. Les habitats détaillés peuvent être codés en
transposant le préfixe 11.2, simplement en remplaçant le préfixe 11.2 par le
préfixe 13.2.
L’habitat s’étend des limites
supérieures des pleines mers de mortes-eaux (0 m) jusqu’aux limites inférieures
des basses mers de vives-eaux (étage médiolittoral). Il peut aussi, parfois,
concerner l’étage infralittoral, mais le peuplement n’y est pas différent.
Substrat très divers : des sables fins aux vases.
Slikke en mer à marées
(façade atlantique) 1130.1
L’habitat s’étend des limites
supérieures des pleines mers de mortes-eaux (0 m) jusqu’aux limites inférieures
des basses mers de vives-eaux (étage médiolittoral). Il peut aussi, parfois,
concerner l’étage infralittoral, mais le peuplement n’y est pas différent.
Substrat très divers : des sables fins aux vases.
Communautés
d’algues benthiques et peuplements de Zostères, notamment de
Zostera noltii
(Zosteretea)
ouvégétation d’eau saumâtre :
Ruppia maritima,
R. rostellata(Ruppietea)
; Spartina maritima
(Spartinetea)
; Sarcocornia perennis
(Arthrocnemetea).
Dans l’embouchure des rivièresbaltiques, les espèces d’eau douce ainsi que
celles d’eausaumâtre peuvent être présentes (Carex
spp.,
Myriophyllumpp.,
Phragmites australis,
Potamogeton
spp.,
Scirpus
spp.).
13.3 HERBIERS MARINS SUBMERGES
Les subdivisions de 11.3 peuvent être transposées pour préciser les groupements (13.31 à 13.36).
13.4 HERBIERS SAUMATRES SUBMERGES
Les subdivisions de 11.4 peuvent être transposées pour préciser les communautés (13.41 à 13.42)
Sables vaseux et vases lagunaireset estuariennes (Méditerranée) 1130.2
Cet habitat s’étend dans l’étage médiolittoral et la partie supérieure de l’infralittoral. Les rives sont relativement stables, mais les fonds se modifient avec les violentes crues hivernales. Les sédiments sont formés de sables fins, sables vaseux et vases suivant le tracé du lit du fleuve. La salinité de surface est faible (0,03 à 2,5 PSU pour le Rhône), celle de la couche profonde, c’est-à-dire celle en contact avec la faune benthique, beaucoup plus élevée (16 à 21 PSU pour le Rhône). On observe un coin salé marin s’enfonçant sous les eaux douces du fleuve. Les marées sont faibles et n’entraînent que de petites modifications dans la chlorinité de l’eau. Les vents ont une influence plus nette sur la position du coin salé.
14 Vasière et bancs de sable sans végétations
UE1140
Sables, vases, sablons,
tangues, inondés une partie de la marée, dépourvus de plantes vasculaires, mais
habituellement colonisés par des algues bleues et des diatomées. Ils ont une
importance particulière comme source de nourriture pour les anatidés et les
limicoles. Les communautés intertidales avec divers invertébrés et algues qui
les occupent peuvent être utilisés pour définir les subdivisions de 14. Les
communautés à Zostères qui peuvent être découverts durant quelques heures à
chaque marée ont été listés en 11.3, 12.3 ou 13.3, selon la localisation
physique des bancs.
Sables et vases des côtes
océaniques, des chenaux et des lagunes associées, non submergés durant la
marée basse,dépourvus de plantes vasculaires, mais habituellement colonisés par
des algues bleues et des diatomées. Ils ont une grande importance comme lieux de
gagnage d’anatidés et de limicoles. Les diverses communautés intertidales
d’invertébrés et d’algues qui les occupent peuvent servir ce critères aux
subdivisions du 11.27. Les formations de Zostères qui peuvent être exposées pour
quelques heures pendant le cycle de marée ont été répertoriées sous le code 11.3
et la végétation des eaux saumâtres des mares permanentes peut être répertoriée
par le code 11.4.
Sables des hauts de plage à
Talitres(façade atlantique)
1140.1
Cet habitat occupe la zone correspondant à la haute plage, constituée des sables
fins qui ne sont humectés que par les embruns. Il s’agit d’un sable sec fluide,
soumis à l’action éolienne, ou d’un sable plus ou moins compact voire bulleux.
L’humidification peut affecter la couche de surface la nuit et disparaît sous
l’action du soleil. Cette zone de laisses de mer est alimentée par des matières
organiques d’origines diverses : végétaux d’origine marine (algues, Zostères...)
ou terrestre (phanérogames, troncs), organismes marins morts, notamment
d’origine planctonique, transportés par le vent (Velelles, Janthines), objets
divers, biodégradables ou non, appelés communément macrodéchets.
Galets et cailloutis des hauts de
plage à Orchestia
(façade atlantique)
1140.2
Cet habitat subit fortement l’influence de la marée et se trouve le plus souvent
sous le vent des obstacles comme les affleurements rocheux ou les brise-lames.
Il est composé essentiellement de galets des hauts de plage qui retiennent dans
leurs intervalles des débris végétaux rejetés en épaves et qui conservent
toujours une grande humidité. La zone n’est humectée que par les embruns et par
le haut des vagues lors de tempêtes.
Estrans de sable fin (façade
atlantique)
1140.3
Cet habitat se présente sous
forme de vastes étendues sableuses de très faible pente où les houles déferlent
(littoral « rectiligne » d’Aquitaine ou de Picardie). À l’opposé, lorsque ces
estrans relient des pointes rocheuses et sont d’étendue plus restreinte (côte
nord de Bretagne), la pente peut être plus accentuée (littoral « festonné »).
L’estran passe par des alternances d’immersion et d’émersion en fonction du
régime marégraphique. À basse mer, l’eau descend par gravité (« eau de gravité
»), par contre « l’eau de rétention », adsorbée autour des grains de sable, peut
être retenue. On assiste donc à une importante circulation interstitielle qui
est beaucoup plus liée au profil de plage qu’au niveau même de la marée (il
s’agit bien du médiolittoral). Ce profil, défini par les conditions
hydrodynamiques, varie saisonnièrement. Sa pente traduit le mode d’exposition :
battu ou abrité. Il peut être brisé, et l’eau qui ruisselle sur la plage en
continuité avec la nappe phréatique (située sous le cordon dunaire) définit la
zone de résurgence, où la salinité est généralement inférieure. Plus bas sur la
plage (au niveau des basses mers de morte-eau) apparaît la zone de saturation
qui, même à marée basse, garde son eau de gravité et son eau de rétention. Ces
conditions, même en milieu intertidal, ne sont pas différentes de celles de
l’étage infralittoral (UE : 1110)
Sables dunaires (façade
atlantique) 1140.4
Dans la zone intertidale, le
courant de marée crée, des accumulations de sables de type dunaire où le
drainage est intense. Ces sables mobiles peuvent être façonnés de ripple-marks
de taille variable. Ce sont des substrats très mous dans lesquels l’homme
s’enfonce.
Ces dunes forment des reliefs sur les plages de sable finuniformes ou
apparaissent comme des zones d’accumulationdans les méandres de chenaux de
marée.
Estrans
de sables grossierset graviers (façade atlantique) 1140.5
Vastes estrans composés de sédiments
grossiers entre les archipels rocheux et champs de petits graviers encroûtés d’Hildenbrandia
et de Lithophyllum
dont la présence témoigne de la
stabilité de l’habitat.
Sédiments hétérogènes envasés
(façade atlantique) 1140.6
Cailloutis et galets
des niveaux moyens qui retiennent dans leurs intervalles des débris végétaux
rejetés en épaves. Sous ces petits blocs, le sédiment est envasé.
Sables supralittoraux avec ou
sans laisses à dessiccation rapide (Méditerranée)
1140.7
Zone correspondant à la haute plage qui n’est humectée par la mer que pendant
les tempêtes. Certaines surfaces échappent cependant à la submersion totale,
mais reçoivent une forte quantité d’embruns provenant des déferlements des
vagues en contrebas. La physionomie de la haute plage va d’un sable fluide sur
sable compact à la présence de plaques salines plus ou moins humides sur sable
bulleux. En surface, l’humidification des sables est liée aux embruns salés
provenant du déferlement des vagues à la côte, principale cause de la salure du
sable, et à l’humidité de l’air nocturne. Mais seuls les deux ou trois premiers
centimètres sont affectés et ils s’assèchent rapidement sous l’action du soleil.
En profondeur, l’humidité du sable résulte de la proximité de la nappe
phréatique dont l’eau est plus ou moins dessalée. La température est très
variable et les écarts journaliers peuvent être extrêmement élevés : de 0 à 20
°C en hiver, 50 °C en été. Ces températures peuvent être létales pour les
invertébrés vivant dans les sables.
Laisses à dessiccation lente dans
l’étage supralittoral (Méditerranée) 1140.8
Cet habitat correspond aux
cordons de galets des hauts de plage qui retiennent dans leurs intervalles des
débris végétaux rejetés en épaves et qui conservent toujours une grande
humiditComme pour la biocénose des sables supralittoraux, la zone n’est humectée
que par les embruns et par le haut des vagues lors des tempêtes. Dans les zones
vaseuses telles que les schorres méditerranéens, l’habitat peut se trouver en
sous-strate des peuplements de Salicornes (Salicornia,
spp.). À ce niveau, la rétention d’humidité est facilitée par la granulométrie
des sédiments.
Sables médiolittoraux
(Méditerranée) 1140.9
Cet habitat correspond à la
moyenne plage, généralement étroite en Méditerranée. Cette zone passe par des
alternances d’immersions et d’émersions par temps calme du fait des variations
du niveau du plan d’eau (marées lunaires, marées barométriques, hydrodynamique).
Elle est fréquemment mouillée par les vagues, même de faible intensité.
L’amplitude verticale de la montée et de la descente des eaux peut être de
l’ordre de quelques dizaines de centimètres, ce qui peut délimiter sur une plage
des bandes de plusieurs mètres de large. La moyenne plage présente dans sa
partie supérieure une rupture de pente au-dessous de laquelle se trouve un talus
littoral. Compte tenu des alternances d’immersion et d’émersion, la moyenne
plage se compose d’un seul type de sable compacté. Les sables mous ou bullés qui
existent dans la haute plage, et qui correspondent à des périodes d’émersion
prolongées, ne peuvent avoir qu’une existence éphémère. Ils servent alors de
zone d’extension pour les espèces de la haute plage.
Sédiments détritiques
médiolittoraux(Méditerranée) 1140.10
Cet habitat correspond
à la moyenne plage composée de graviers et de galets, étroite en Méditerranée.
Ces galets retiennent dans leurs intervalles des débris végétaux rejetés en
épave. La présence de banquettes de Posidonies (Posidonia
oceanica) est possible. Cette
zone passe par des alternances d’immersions et d’émersions par temps calme du
fait des variations du niveau du plan d’eau. Elle est fréquemment mouillée par
les vagues, même de faible intensité. L’amplitude verticale de la montée et de
la descente des eaux, qui peut être de l’ordre de quelques dizaines de
centimètres, peut délimiter sur la plage des bandes de plusieurs mètres de
large.
15 Marais salés, prés salés (schorres), steppes salées et fourrés sur gypse
Communautés végétales inondées lors des grandes marées d’équinoxe. Egalement communautées continentales et côtières, halophiles et gypsophiles.
Thero-Salicornietalia,
Frankenion pulverulentae, Saginion maritimae
Formations de Salicornia
et autres annuelles colonisant les vases et sables périodiquement inondés des
marais salés intérieurs ou côtiers.
Thero-Salicornietalia
Formations à salicornes
annuelles (Salicornia ssp.) et Suaeda (Suaeda maritima) sur
des vases périodiquement inondées des bassins salés côtiers et de l'intérieur.
Végétations
pionnières à
Salicorniaet autres
espèces annuellesdes zones boueuses et sableusesSalicorniaies des bas
niveaux(haute slikke atlantique)
Partie supérieure de la
slikke, pente faible à nulle.Substrat vaseux à vaso-sableux, baigné par l’eau de
mer à chaquemarée haute Influence des courants de marée. Dépressions entre les
cordons de galets encore en contact direct avec la mer. Variabilité édaphique :
- variabilité liée aux vases molles non stabilisées de la haute slikke :
association à Salicorne à longs
épis (Salicornia
dolichostachya)(Salicornietum
dolychostachyaes) ;- variabilité liée aux zones vaseuses à
vaso-sableuses affermies de la haute slikke :
association à Salicorne jaunissante
(Salicornia
fragilis) (Salicornietum
fragilis) ; - variabilité liée à la zone de contact entre la slikke
et le schorre : association à
Salicorne obscure (Salicornia
obscura) (Salicornietum
obscurae) ; - variabilité liée aux zones de contact schorre-slikke et
à des apports d’eau douce plus ou moins azotée :
association à Aster maritime (Aster
tripolium) et Soude
maritime (Suaeda
maritima) (Astero
tripolium-Suaedetum maritimae).
Alliance :
Salicornion dolichostachyae
Associations :
Salicornietum dolychostachyae Salicornietum fragilis Salicornietum
obscuraeAstero tripolium-Suaedetum maritimae
Salicorniaies des bas niveaux (haute slikke atlantique) 1310.1
Partie supérieure de la
slikke, pente faible à nulle.Substrat vaseux à vaso-sableux, baigné par l’eau de
mer à chaquemarée haute.Influence des courants de marée.Dépressions entre les
cordons de galets encore en contact directavec la mer.Variabilité édaphique :-
variabilité liée aux vases molles non stabilisées de la haute slikke :
association à Salicorne à longs
épis (Salicornia
dolichostachya)
(Salicornietum
dolychostachyaes) ;-
variabilité liée aux zones vaseuses à vaso-sableuses affermies de la haute
slikke : association à
Salicorne jaunissante (Salicornia
fragilis)
(Salicornietum
fragilis) ; - variabilité
liée à la zone de contact entre la slikke et le schorre :
association à Salicorne obscure (Salicornia
obscura)
(Salicornietum obscurae)
; - variabilité liée aux zones de contact schorre-slikke et à des apports d’eau
douce plus ou moins azotée :
association à Aster maritime (Aster
tripolium) et Soude
maritime (Suaeda
maritima)
(Astero
tripolium-Suaedetum maritimae).
Salicorniaies des hauts niveaux (schorre
atlantique) 1310.2
Variabilité écologique
:- variabilité liée aux mares internes du schorre, sur vases longuement inondées
et présentant de fortes variations de salinité :
association à Salicornes rameuse et
brillante (Salicornia
ramosissima et
S. nitens)
(Salicornietum
ramosissimo-nitensis) ; - variabilité liée au haut schorre, sur
substrat séchard en été :
association à Salicornes disarticulée et rameuse (Salicornia
disatriculata et S. ramosissima)
(Salicornietum
disarticulatoramosissimae) - variabilité liée au très haut schorre,
au niveau de suintements phréatiques :
association à Salicorne de Marshall
(Salicornia
marshallii) (Salicornietum
marshallii) ; - variabilité liée aux schorres sableux et dépressions
dunaires saumâtres : association
à Spergulaire médiane (Spergularia
media) et Salicorne
d’Europe (Salicornia
brachystachya)
(Spergulario
mediae-Salicornietum brachystachyae).
Alliance : Salicornion
europaeo-ramosissimae Associations :Salicornietum
ramosissimo-nitensis Salicornietum disarticulato-ramosissimae Salicornietum
marshallii Spergulario mediae-Salicornietum brachystachyae
Salicorniaies des prés salés
méditerranéens 1310.3
Variabilité écologique
:- variabilité liée aux hauts niveaux, dans des zones où le sol est décapé et
susceptible d’un réel assèchement en été :
association à Soude maritime (Suaeda
maritima) et Salicorne
patulée (Salicornia
patula) (Suaedo
maritimae-Salicornietumpatulae) ; - variabilité liée aux vases salées
des cuvettes longtemps inondées, restant fraîches l’été :
association à Salicorne d’Émeric (Salicornia
emerici) (Salicornietum
emerici) ; - variabilité liée aux matelas de matière organique
déposés à la limite du flot en bordure des lagunes :
association à Soude brillante (Suaeda
maritima subsp.
splendens)
et Soude (Salsola
soda) (Suaedo
splendentis-Salsoletum sodae) ; - variabilité liée aux bourrelets et
bancs coquilliers mêlés de matière organique, déposés en bordure des lagunes
salées : association à Soude
brillante (Suaeda
maritima subsp.
splendens)
et Kochie hérissée (Kochia
hirsuta) (Suaedo
splendentis- Kochietum hirsutae) ; - variabilité liée aux vases
halo-eutrophes en voie d’assèchement en bordure des étangs saumâtres :
association à Soude (Salsola
soda) (Salsoletum
sodae). Alliance :
Salicornion patulae Associations :Suaedo
maritimae-Salicornietum patulae Salicornietum emerici
Alliance :
Thero-Suaedion
splendentis Associations
:Suaedo
splendentis-Salsoletum sodae Suaedo splendentis-Kochietum hirsutae Salsoletum
sodae
15.111 Gazons atlantiques à Salicorne (Slikkes)
Gazons annuels à Salicornia et Suaeda des marais salés côtiers de la mer du Nord, de la Baltique et de l'Atlantique nord.
15.1111Gazons à salicorne des côtes basses
Salicornion
dolichostachyo-fragilis
Colonies de salicornes
tétraploïdes non rougissantes Salicornia oliveri, S. procumbens et de
Suaeda albescens, occupant les niveaux les plus bas et les plus mouillés de
la partie supérieure (haute slikke) des vasières côtières septentrionales et
occidentales.
15.1112Groupements à Suaeda et salicorne
Salicornion
europaeo-ramosissimae p.
(Thero-Suaedion
auct.)
Colonies de salicornes
diploïdes, souvent fortement ramifiés Salicornia appressa, S. europea, S.
obscura i.a. et/ou de Suaeda maritima, occupant les zones les plus
élevées, les moins inondées ou les plus ressuyées des vasières côtières.
15.112 Gazons continentaux à salicorne
Salicornion
europaeo-ramosissimae p.
Formations à salicorne des
marais salés de l'intérieur (Allemagne, France et Angleterre) (15.4).
15.1121 Suintements continentaux à salicorne
Salicornietum vicensis
Colonies de Salicornia
emerici var. vicensis tournant à l'orange en automne, des vases
instables, fluides et continuellement suintantes.
15.1122 Gazons continentaux secs à salicorne
Salicornietum ramosissimae
lotharingiense, Puccinellio distantis-Salicornietum europaea p.
Colonies de la rougeoyante
Salicornia appressa ou de S. europaea, des sols dénudés salés
s’asséchant en été.
15.113 Gazons méditerranéens à salicorne
Gazons à salicorne des marais salés côtiers de la Méditerranée et du territoire thermo-atlantique, maritimes, lagunaires ou deltaïques.
15.1131 Gazons à salicorne des basses côtes méditerranéennes
Salicornion
emerici p.
Formations dominées par la
salicorne rougeoyante tétraploïde Salicornia emerici occupant les bassins
de la Méditerranée longuement inondés, des marais salés ibériques et du
sud-ouest de la France.
15.1133 Gazons à salicorne des hautes côtes méditerranéennes
Salicornion patuli
Formations dominées par la
salicorne rougeoyante diploïde Salicornia patula occupant les vases
sèches, stables des marais salés côtiers méditerranéens, ibériques et du
sud-ouest de la France.
15.12 Groupements halonitrophiles à Frankenia
Frankenion pulverulentae
Formations d'halonitrophiles
annuelles (Frankenia pulverulenta, Suaeda splendens, Salsola soda, Cressa
cretica, Parapholis incurva, P. strigosa, Hordeum marinum, Sphenopus divaricatus)
colonisant les vases salées sensibles aux inondations temporaires et à des
dessications extrêmes, principalement caractéristiques de la péninsule ibérique,
avec des irradiations notablement en Camargue, Italie, et sur la côte Atlantique
française.
15.13 Groupements à Sagina et Cochlearia
Saginion maritimae
Formations de pionnières
annuelles (Sagina maritima, Cochlearia danica) des sables sujets à des
humidité et salinité variables, en particulier dans la zone de contact entre la
dune et les marais salés.
Spartinion maritimae
Prairie avec les pionnières
pérennes (Spartina)des vases salées côtières.
Prés à Spartine maritime
de la haute slikke 1320.1
Limites supérieures des
pleines mers de mortes-eaux ; pentefaible à nulle.Substrat limono-argileux à
limono-sableux, peu consolidé, baignépar des eaux halines, subissant une
inondation biquotidienne par les vagues à marée haute ; sur le haut schorre,
l’eau de mer peut stagner dans les cuvettes. Stations ne subissant généralement
ni piétinement ni pâturage.
Spartine maritime Salicorne
pérenne Salicorne jaunissante Aster maritime Bostriche scorpioïde(1)
Spartina maritima Sarcocornia perennis
Salicornia fragilis Aster tripolium Bostrychia scorpioides
15.21 Prairies à Spartine à feuilles plates
Prairies de pionnières pérennes des vases salées côtières, dominées par Spartina maritima, S. townsendii, S. anglica, S. alterniflora.
Glauco-Puccinellietalia
maritimae
Prés salés des côtes de la
Baltique, de la mer du nord, de la Manche et de l’Atlantique. Aster tripolium
peut être présent voire abondant dans la plupart des subdivisions.
Prés salés atlantiques
(Glauco-Puccinellietalia
maritimae) 1330
Substrat limono-argileux à
limono-sableux, plus ou moins consolidé, baigné par des eaux halines, subissant
une inondation régulière lors des marées hautes de fort coefficient. Variabilité
écologique : - variabilité liée au bas schorre, supportant une certaine asphyxie
: association à Obione
faux-pourpier (Haliomione
portulacoides) et
Puccinellie maritime (Puccinellia
maritima)
(Halimiono-Puccinellietum
maritimae)
;
- variabilité liée à la présence de suintements phréatiques :
association à Troscart maritime (Triglochin
maritimum) et Statice
humble (Limonium
humile)
(Triglochino
maritimi- Limonietum humilis)
;
- variabilité liée aux vases salées :
association à Puccinellie maritime
(Puccinellia
maritima) et Salicorne
pérenne (Sarcocornia
perennis)
(Puccinellio
maritimae-Salicornietum
Alliance :
Puccinellion maritimae
Associations :Halimiono-Puccinellietum
maritimae Triglochino maritimi-Limonietum humilis
Alliance :
Halimionion
portulacoidis Association
:Puccinellio
maritimae-Salicornietum perennis
Prés salés du bas
schorre1330.1
Substrat limono-argileux à
limono-sableux, plus ou moins consolidé, baigné par des eaux halines, subissant
une inondation régulière lors des marées hautes de fort coefficient.
VariabilitéVariabilité
écologique :- variabilité liée au bas schorre, supportant une certaine asphyxie
:association à Obione
faux-pourpier (Haliomione
portulacoides) et
Puccinellie maritime (Puccinellia
maritima)
(Halimiono-Puccinellietum
maritimae)
;
- variabilité liée à la présence de suintements phréatiques :
association à Troscart maritime (Triglochin
maritimum) et Statice
humble (Limonium
humile)
(Triglochino
maritimi- Limonietum humilis)
;
- variabilité liée aux vases salées :
association à Puccinellie maritime
(Puccinellia
maritima) et Salicorne
pérenne (Sarcocornia
perennis)
(Puccinellio
maritimae-Salicornietum perennis).
Prés salés du
schorre moyen 1330.2
Variabilité écologique : –
variabilité liée aux sols organo-minéraux, piétinés par le bétail :
association à Aster maritime (Aster
tripolium) et
Puccinellie fasciculée (Puccinellia
fasciculata)
(Astero
tripolium- Puccinellietum fasciculatae)
;
– variabilité liée aux plateaux de vase bien drainés du schorre moyen :
association à Bostriche
scorpioïde
(Bostrichia scorpioides)
et Obione faux-pourpier
(Halimione portulacoides)
(Bostrichio scorpioidis-Halimionetum portulacoidis).
Variabilité écologique : – variabilité liée aux sols organo-minéraux, piétinés
par le bétail :
association à Aster maritime (Aster
tripolium) et
Puccinellie fasciculée (Puccinellia
fasciculata)
(Astero
tripolium- Puccinellietum fasciculatae)
;
– variabilité liée aux plateaux de vase bien drainés du schorre moyen :
association à Bostriche
scorpioïde
(Bostrichia scorpioides)
et Obione faux-pourpier
(Halimione portulacoides)
(Bostrichio scorpioidis-Halimionetum portulacoidis).
Variabilité écologique : – variabilité liée aux sols organo-minéraux, piétinés
par le bétail :
association à Aster maritime (Aster
tripolium) et
Puccinellie fasciculée (Puccinellia
fasciculata)
(Astero
tripolium- Puccinellietum fasciculatae)
;
– variabilité liée aux plateaux de vase bien drainés du schorre moyen :
association à Bostriche
scorpioïde
(Bostrichia scorpioides)
et Obione faux-pourpier
(Halimione portulacoides)
(Bostrichio scorpioidisHalimionetum portulacoidis).
Prés
salés du haut schorre 1330.3
Variabilité écologique : -
variabilité liée aux hauts de prés salés peu atteints par les marées sur sols
limoneux : association à
Fétuque littorale (Festuca
rubra subsp.
littoralis)
(Festucetum
littoralis) ; - variabilité
liée aux hauts de prés salés humectés d’eau douce phréatique sur substrat
sablo-limoneux :
association à Statice commun (Limonium
vulgare) et Jonc de
Gérard (Juncus
gerardii)
(Limonio
vulgaris-Juncetum gerardii) ;
- variabilité liée aux niveaux supérieurs des prés salés, où peuvent s’accumuler
des débris organiques, parfois piétinés :
association à Armoise maritime (Artemisia
maritima)
(Artemisietum maritimae)
; - variabilité liée aux glissements phréatiques latéraux sur le haut schorre :
association à Jonc
maritime (Juncus
maritimus) et Laîche
étirées (Carex
extensa)
(Junco
maritimi-Caricetum extensae)
; - variabilité liée aux substrats sablo-vaseux, du haut schorre, en situation
de subcuvette plate à drainage ralenti après les marées :
association à Plantain maritime (Plantago
maritima) et Statice
commun (Plantagini
maritimi-Limonietum vulgaris)
; - variabilité liée aux subcuvettes plates du schorre supérieur :
association à Cranson d’Angleterre (Cochlearia
anglica) et Plantain
maritime (Cochleario
anglicae-Plantaginetum maritimae)
; - variabilité liée aux vases très humides des fleuves côtiers atteintes par
les marées saumâtres :
association à Obione faux-pourpier (Halimione
portulacoides) et
Puccinellie de Foucaud (Puccinellia
foucaudii)
(Halimiono
portulacoidis- Puccinellietum foucaudi).
Alliance :
Armerion maritimae
Associations :Festucetum
littoralis Limonio vulgaris-Juncetum gerardii Artemisietum maritimae Junco
maritimi-Caricetum extensae Plantagini maritimi-Limonietum vulgaris Cochleario
anglicae-Plantaginetum maritimae
Alliance
: Halimionion
portulacoidis Association
:Halimiono
portulacoidis-Puccinellietum foucaudi
Prés salés du
contact haut schorre/dune 1330.4
Variabilité géographique : -
variabilité liée aux schorres les plus élevés et sableux du golfe Normand-Breton
: association à Frankénie
lisse (Frankenia
laevis) et Statice
normand (Limonium
normannianum)
(Frankenio
laevis-Limonietum normannici)
; - variabilité liée aux schorres les plus élevés et sableux des côtes du
Finistère : association à
Cranson d’Angleterre (Cochlearia
anglica) et Frankénie
lisse (Cochleario
anglicae-Frankenietum laevis)
; - variabilité liée aux hauts schorres sableux du Morbihan à Arcachon :
association à Statice à feuilles
de lychnis (Limonium
auriculae-ursifolium) et
Statice de Dodart (Limonium
dodartii)
(Limonietum
lychnidifolio-dodartii).
Alliance :
Armerion maritimae
Associations :
Frankenio laevis-Limonietum normannici Cochleario anglicae-Frankenietum laevis
Limonietum lychnidifolio-dodartii
Prairies hautes
des niveaux supérieursatteints par la marée 1330.5
Variabilité écologique : -
variabilité nitro-halophile liée aux dépôts organiques des laisses de mer des
niveaux supérieurs atteints par la marée :
association à Arroche hastée (Atriplex
prostrata) et Chiendent
littoral (Elymus
pycnanthus)
(Atriplici
hastatae-Agropyretum pungentis)
; - variabilité nitro-halophile et thermophile liée aux dépôts organiques des
très hauts niveaux :
association à Bette maritime (Beta
vulgaris subsp.
maritima)
et Chiendent des littoral (Beto
maritimae-Agropyretum pungentis)
; - variabilité liée aux niveaux supérieurs atteints par les marées saumâtres,
le plus en amont des estuaires :
association à Arroche hastée (Atriplex
prostrata) et Chiendent
rampant (Elymus
repens subsp.
littoralis)
(Atriplici
hastatae- Agropyretum repentis)
; - variabilité liée aux niveaux les plus élevés du schorre, subissant une forte
dessiccation estivale du substrat :
association à Chiendent littoral (Elymus
pycnanthus) et Inule à
feuilles de crithme (Inula
crithmoides)
(Agropyro
pungentis-Inuletum crithmoidis)
; - variabilité liée aux hauts de plages plus ou moins graveleux, au contact des
dunes et des prés salés :
association à Pourpier de mer (Honckenya
peploides) et Chiendent
aigu (Elytrigia
acuta)
(Minuartio
peploidis-Agropyretum acuti).
Alliance :
Agropyrion pungentis
Associations :
Atriplici hastatae-Agropyretum pungentis Beto maritimae-Agropyretum pungentis
Atriplici hastatae-Agropyretum repentis Agropyro pungentis-Inuletum crithmoidis
Minuartio peploidis-Agropyretum acuti Agropyro pungentis-Althaeetum
officinalis Alliance :
Agropyrion
pungentis Associations :Atriplici
hastatae-Agropyretum pungentis Beto maritimae-Agropyretum pungentis Atriplici
hastatae-Agropyretum repentis Agropyro pungentis-Inuletum crithmoidis Minuartio
peploidis-Agropyretum acuti
Agropyro pungentis-Althaeetum officinali
15.31 Prés salés avec Puccinellia maritima
Puccinellion maritimae
Pelouses vert-vif de
Puccinellia maritima du schorre bas et moyen.
15.32 Groupements à Puccinellia maritima des prés salés
Puccinellion maritimae p.
Faciès de prés salés avec
des graminées, en transition avec d’autres groupements ou non, dans lesquels des
espèces autres que Puccinellia maritima, revêtent un rôle physionomique
important.
15.321 Prés salés avec graminées et Pourpier marin
Faciès de prés salés résultant de leur invasion par Halimione portulacoides.
15.322 Prés salés avec graminées et Aster marin
Groupements de bas schorre dominés par le remarquable Aster tripolium.
15.323 Prés salés avec graminées et Salicorne
Groupements de transition du bas schorre, avec Puccinellia maritima, Salicornia annuelle et Suaeda maritima.
15.324 Végétations à Halimione pedunculata
Formations dominées par l’espèce rare et menacée Halimione pedunculata, se développant très localement dans les Puccinellion maritimae du Danemark, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et de la France, disparues des îles britanniques.
15.33 * Communautés du schorre supérieur
Armerion maritimae
Formations souvent
relativement riches en espèces, verdoyantes, fleuries, des prés salés
supérieurs, avec Armeria maritima, Glaux maritima, Plantago maritima,
Frankenia laevis, Artemisia maritima, Festuca rubra, Agrostis stolonifera,
Juncus gerardii et Carex extensa. La dominance de diverses espèces
induit des faciès distincts, parmi lesquels :
15.331 Formations dominées par, ou riches en, Juncus gerardii
15.332 Formations dominées par Plantago maritima
15.333 Gazons à Festuca rubra ou Agrostis stolonifera
15.334 Gazons à Statice (Armeria maritima)
15.335 Zones à Carex distans
15.336 Formations riches en Carex extensa
15.337 Prairies à lavandes de mer (Limonium vulgare)
15.338 Formations riches en Blysmus rufus
15.339 Zones à Eleocharis uniglumis ou E. palustris
15.33A Zones à Juncus maritimus
15.33B Champs à armoise marine (Artemisia maritima)
15.33C Tapis de Potentilla anserina
15.33D Tapis de Frankenia laevis
15.33E Zones à Aster (Aster tripolium) du schorre supérieur
15.34 * Prés salés à Puccinellia et Spergularia marina
Puccinellio-Spergularion
salinae
Pelouses à Puccinellia
avec Spergularia marina, Puccinellia distans, P. fasciculata, P. maritima,
Triglochin maritima, Potentilla anserina et Halimione portulacoides,
occupant des zones de salinité et d’humidité variables, en particulier dans les
prés salés des estuaires.
15.35 Végétation à Elymus pycnanthus
Agropyrion pungentis
Groupements nitrophiles de
hautes herbes avec Elymus pycnanthus (Elytrigia atherica) ou E.
repens (Elytrigia repens).
15.36 Laisses de mer des prés salés atlantiques
Formations annuelles de pionnières colonisant les laisses des marées, se constituant au sein des marais salés, avec Atriplex littoralis, A. prostrata, Beta vulgaris subsp. maritima, Matricaria maritima.
Puccinellietalia distantis
Prés salés des bassins
salifères de l’Europe moyenne intérieure. Les prés salés continentaux sont
remarquables ; ces groupements extrêmement menacés se rencontrent dans quelques
stations isolées de Lorraine et d'Auvergne. Elles englobent cette unité et les
pelouses continentales à salicorne (15.112).
15.41 Prés salés continentaux avec Puccinellia distans
Puccinellion distantis
Prés avec Puccinellia
distans occupant le niveau inférieur des bassins salés intérieurs avec des
périodes d’inondations assez prolongées.
*Prés salés
continentaux de bas niveau longuement inondés 1340.1
Aster maritime
Aster tripolium
(L)
Céraiste douteux
Cerastium dubium
(L)
Glaux maritime
Glaux maritima (A)
Jonc de Gérard
Juncus gerardii Plantain
maritime Plantago
maritima subsp.
maritima (A)
Puccinellie distante
Puccinellia distans
Renoncule sarde
Ranunculus sardous (L)
Salicorne rameuse
Salicornia appressa [=
S. ramosissima
auct.]
(L)
Spergulaire marginée
Spergularia media
subsp. media
(A)
Spergulaire marine
Spergularia marina (L)
Troscart maritime
Triglochin maritimum
Vulpin bulbeux
Alopecurus bulbosus (L)
Phragmite commun
Phragmites australis Scirpe
maritime Bolboschoenus
maritimus Prés salés continentaux de bas
niveau ; alliance :
Puccinellion maritimae ;
sous-alliance :
Puccinellio maritimae-Spergularienion salinae.
15.42 Prés salés continentaux à jonc et Elymus
Juncion gerardii p.
Formations dominées par
Juncus gerardii ou Elymus repens du niveau supérieur des bassins
salés intérieurs sur sols humides, moins salés.
*Prés salés
continentaux de niveau moyen 1340.2
Aster maritime
Aster tripolium
(L)
Buplèvre menu
Bupleurum tenuissimum (L)
Céraiste douteux
Cerastium dubium (L)
Glaux maritime
Glaux maritima (A)
Jonc de Gérard
Juncus gerardii
Pissenlit de Bessarabie
Taraxacum bessarabicum
(A)
Puccinellie distante
Puccinellia distans
Troscart maritime
Triglochin maritimum
Vulpin bulbeux
Alopecurus bulbosus (L)
Agrostide stolonifère
Agrostis stolonifera Arroche
couchée Atriplex
prostrata Chiendent rampant
Elytrigia repens
Fétuque faux-roseau
Festuca arundinacea Laîche
cuivrée Carex cuprina
Laîche distante Carex
distans Lotier glabre
Lotus glaber
(=
L. tenuis)
Orge faux seigle
Hordeum secalinum Patience
crépue Rumex crispus
Pâturin commun Poa
trivialis Pâturin des prés
Poa pratensis
Pissenlits groupe « Ruderalia »
Taraxacum
sect.
Ruderalia
Plantain majeur
Plantago major Renoncule
sarde Ranunculus
sardous (L) Trèfle douteux
Trifolium dubium
Trèfle porte-fraise
Trifolium fragiferum Vulpin
genouillé Alopecurus
geniculatus Phragmite commun
Phragmites australis
Scirpe maritime
Bolboschoenus maritimus Prés
salés continentaux de niveau moyen ; alliance :
Armerion maritimae
; sous-alliance :
Festucenion littoralis.
15.43
*Prairies saumâtres
continentales 1340.3
Un seul type :
prairie à Fétuque faux-roseau et
Laîche distante [Festuco
arundinaceae-Caricetum distantis],
avec deux variantes décrites en Lorraine : variante typique et variante à Laîche
cuivrée (Carex cuprina)
correspondant à des zones un peu plus humides.
Aster maritime
Aster tripolium (L)
Jonc de Gérard
Juncus gerardii Laîche
distante Carex
distans Lotier glabre
Lotus glaber
(=
L. tenuis)
Trèfle porte-fraise
Trifolium fragiferum
Vulpin bulbeux
Alopecurus bulbosus (L) Agrostide stolonifère
Agrostis stolonifera
Chiendent rampant
Elytrigia repens Fétuque faux-roseau
Festuca arundinacea
Laîche cuivrée Carex
cuprina Patience crépue
Rumex crispus
Plantain majeur Plantago major
Potentille ansérine
Potentilla anserina Potentille rampante
Potentilla reptans
Pulicaire dysentérique
Pulicaria dysenterica Brome en grappe
Bromus racemosus
Centaurée groupe jacée
Centaurea subg.
Jacea Pâturin commun
Poa trivialis Pâturin des prés
Poa pratensis
Renoncule rampante Ranunculus
repens Trèfle des prés
Trifolium pratense Trèfle rampant
Trifolium repens
Phragmite commun Phragmites
australis Prairies hygrophiles subhalophiles ; alliance :
Loto tenuis- Trifolion
fragiferi.
*Pelouses rases à petites
annuelles subhalophiles
1310.4
Variabilité écologique :- variabilité
liée aux zones de contact entre les systèmes dunaires et les vases salées, à la
limite supérieure atteinte par les plus fortes marées, sur sable encore meuble
ou légèrement encroûté :
association à Sagine maritime (Sagina
maritima) et Cranson du
Danemark (Cochlearia
danica)
(Sagino
maritimae- Cochlearietum danicae)
; - variabilité liée aux sols
limoneux pouvant être saturés d’eau ou desséchés, favorisée dans les zones
pâturées ou piétinées :
association à Lepture raide (Parapholis
strigosa) et Orge marin
(Hordeum marinum)
(Parapholiso
strigosae-Hordeetum marini) ;
- variabilité liée à la
limite du flot sur sable limoneux plus ou moins encroûté des zones de contact
dunes-prés salés :
association à Hutchinsie couchée (Hutchinsia
procumbens) et Sagine
maritime (Hutchinsio
procumbentis-Saginetum maritimae)
; - variabilité liée aux
vases saumâtres émergées en été :
association à Salicorne évasée (Salicornia
patula) et Crypside
pointu (Crypsis
aculeata)
(Salicornio
patulae-Crypsidetum aculeatae)
; - variabilité liée aux
vases limono-sableuses, saumâtres, émergées et recouvertes d’une croûte d’algues
séchées : association à
Soude brillante (Suaeda
maritima subsp.
splendens)
et Chénopode charnu (Chenopodium
chenopodioides)
(Suaedo
splendentis-Chenopodietum chenopodioidis)
; - variabilité liée aux
vases exondées des dépressions sablolimoneuses saumâtres :
association à Jonc des crapauds
(Juncus
ranarius) et Chénopode
charnu (Junco
ranarii- Chenopodietum chenopodioidis)
; - variabilité liée à
l’interface dunes-lagunes, dans les zones de sables écorchées peu organiques et
plus ou moins encroûtées :
association à Sagine maritime et Statice échioide (Limonium
echioides)
(Sagino
maritimae-Limonietum echioidis)
; - variabilité liée aux
sables salés et sols non organiques :
association à Spergulaire de
Heldreich (Spergularia
heldreichii)
(Spergularietum
heldreichii) ; -
variabilité liée aux sables et graviers piétinés aux abords des plages et des
lagunes : association à
Spergulaire saline (Spergularia
salina)
(Spergularietum
salinae) ; -
variabilité liée aux bordures extrêmes
des sansouires et des sites halophiles pâturés :
association à Lepture incurvé (Parapholis
incurvatus) et Orge de
Gusson (Hordeum
gussonianum)
(Parapholido
incurvati-Hordeetum gussioniani)
; - variabilité liée aux
bords sablo-limoneux des cuvettes littorales et des petites lagunes, sur
substrat écorché (sud de la Corse exclusivement) :
association à Cresse de Crête (Cressa
cretica)
(Cressetum
creticae).
Alliance :
Saginion maritimae
Associations :Sagino
maritimae-Cochlearietum danicaeParapholiso strigosae-Hordeetum marini
Hutchinsio
procumbentis-Saginetummaritimae
Alliance :
Crypsidion aculeatae
(à réviser)
Associations :Salicornio
patulae-Crypsidetum aculeatae
Suaedo splendentis-Chenopodietum chenopodioidis Junco ranarii-Chenopodietum
chenopodioidisAlliance
: Frankenion
pulverulentaeAssociations
:Sagino
maritimae-Limonietum echioidis Spergularietum heldreichii Spergularietum salinae
Parapholido incurvati-Hordeetum gussioniani Cressetum creticae
Juncetalia maritimi
Prés salés des côtes,
lagunes, estuaires et deltas méditerranéens et des bassins salés ibériques
intérieurs.
Prés salés méditerranéens des
bas niveaux 1410.1
Variabilité
écologique : - variabilité liée aux zones longtemps engorgées d’eau pas très
salée, sur substrat limono-sableux :
association à Statice de Narbonne (Limonium
narbonense) et
Puccinellie festucoïde (Puccinellia
festuciformis)
(Limonio
narbonensis- Puccinellietum festuciformis)
; - variabilité liée aux cuvettes internes longtemps inondées d’eau saumâtre et
à fort marnage, sur substrat limono-vaseux :
association à Puccinellie festucoïde et Aelurope littoral (Aeluropus
littoralis)
(Puccinellio
festuciformis-Aeluropetum littoralis)
; - variabilité liée aux sansouires longtemps engorgées d’eau, voire inondées,
sur sol limono-vaseux plus ou moins organique :
association à Puccinellie festucoïde et Jonc maritime (Juncus
maritimus)
(Puccinellio
festuciformis-Juncetum maritimi).
Variabilité écologique : - variabilité liée aux zones longtemps engorgées d’eau
pas très salée, sur substrat limono-sableux :
association à Statice de Narbonne (Limonium
narbonense) et
Puccinellie festucoïde (Puccinellia
festuciformis)
(Limonio
narbonensis- Puccinellietum festuciformis)
; - variabilité liée aux cuvettes internes longtemps inondées d’eau saumâtre et
à fort marnage, sur substrat limono-vaseux :
association à Puccinellie festucoïde et Aelurope littoral (Aeluropus
littoralis)
(Puccinellio
festuciformis-Aeluropetum littoralis)
; - variabilité liée aux sansouires longtemps engorgées d’eau, voire inondées,
sur sol limono-vaseux plus ou moins organique :
association à Puccinellie festucoïde et Jonc maritime (Juncus
maritimus)
(Puccinellio
festuciformis-Juncetum maritimi).
Variabilité écologique : - variabilité liée aux zones longtemps engorgées d’eau
pas très salée, sur substrat limono-sableux :
association à Statice de Narbonne (Limonium
narbonense) et
Puccinellie festucoïde (Puccinellia
festuciformis)
(Limonio
narbonensis- Puccinellietum festuciformis)
; - variabilité liée aux cuvettes internes longtemps inondées d’eau saumâtre et
à fort marnage, sur substrat limono-vaseux :
association à Puccinellie festucoïde et Aelurope littoral (Aeluropus
littoralis)
(Puccinellio
festuciformis-Aeluropetum littoralis)
; - variabilité liée aux sansouires longtemps engorgées d’eau, voire inondées,
sur sol limono-vaseux plus ou moins organique :
association à Puccinellie festucoïde et Jonc maritime (Juncus
maritimus)
(Puccinellio
festuciformis-Juncetum maritimi).v
Variabilité écologique :- variabilité
liée aux zones longtemps engorgées d’eau pas très salée, sur substrat
limono-sableux :
association à Statice de Narbonne (Limonium
narbonense) et
Puccinellie festucoïde (Puccinellia
festuciformis)
(Limonio
narbonensis- Puccinellietum festuciformis)
; - variabilité liée aux cuvettes internes longtemps inondées d’eau saumâtre et
à fort marnage, sur substrat limono-vaseux :
association à Puccinellie festucoïde et Aelurope littoral (Aeluropus
littoralis)
(Puccinellio
festuciformis-Aeluropetum littoralis)
; - variabilité liée aux sansouires longtemps engorgées d’eau, voire inondées,
sur sol limono-vaseux plus ou moins organique :
association à Puccinellie festucoïde et Jonc maritime (Juncus
maritimus)
(Puccinellio
festuciformis-Juncetum maritimi).
Alliance :
Juncion maritimi
Sous-alliance :
Puccinellienion
festuciformis Association
:Limonio
narbonensis-Puccinellietum festuciformisPuccinellietum
festuciformis-Aeluropetumlittoralis Puccinellio festuciformis-Juncetum maritimi
15.51 Prés salés méditerranéens à Juncus maritimus et J. acutus
Juncion maritimi p.
Zones à Juncus maritimus
ou J. acutus des dépressions périodiquement inondées, avec Carex
extensa, Iris spuria, Gladiolus communis, Aster tripolium, Sonchus maritimus.
Prés salés méditerranéens des
hauts niveaux 1410.2
Variabilité écologique
: - variabilité liée aux substrats enrichis en éléments grossiers et humectés
par des infiltrations phréatiques :
association à Statice de Narbonne (Limonium
narbonense) et Jonc de
Gérard (Juncus
gerardii)
(Limonio
narbonensis-Juncetum gerardii)
; - variabilité liée aux zones de contact des systèmes dunaires et des
sansouires, au niveau de suintements phréatiques constants :
association à Statice de Narbonne
et Laîche des eaux saumâtres (Carex
extensa)
(Limonio
narbonensis-Caricetum extensae)
; - variabilité liée aux bordures des étangs et des lagunes, au contact des
dunes, dans les situations peu halines :
association à Jonc de Gérard (Juncus
gerardii) et Troscart
maritime (Triglochin
maritimum)
(Junco
gerardii-Triglochinetum maritimi)
; - variabilité liée aux niveaux élevés subhumides des ceintures halophiles des
sansouires : association
à Chiendent allongé (Elymus
elongatus) et Inule à
feuilles de crithme (Inula
crithmoides)
(Agropyro
elongati-Inuletum crithmoidis)
; - variabilité liée aux sols assez frais et très légèrement enrichis en matière
organique : association à
Statice de Narbonne et Armoise bleutée (Artemisia
caerulescens)
(Limonio
narbonensis- Artemisietum caerulescentis)
; - variabilité liée aux bordures des marais salants, dans les zones à salinité
réduite et de glissements phréatiques latéraux :
Association à Jonc aiguille (Juncus
acutus) et Choin
noircissant (Schoenus
nigricans)
(Junco
acuti-Schoenetum nigricantis)
; - variabilité liée aux dépressions saumâtres des niveaux supérieurs des
systèmes halophiles sur sable limoneux :
association à Plantain charnu (Plantago
crassiflolia) et Choin
noircissant (Schoenus
nigricans)
(Schoeno
nigricantis-Plantaginetum crassifoliae).
Associations :Limonio
narbonensis-Juncetum gerardii Limonio narbonensis-Caricetum extensae Junco
gerardii-Triglochinetum maritimi
Alliance :
Halo-Artemision
coerulescentis
Associations :Agropyro
elongati-Inuletum crithmoidis Limonio narbonensis-Artemisietum caerulescentis
Alliance :
Plantaginion
crassifoliae Associations
:Junco
acuti-Schoenetum nigricantis Schoeno nigricantis-Plantaginetum crassifoliae
15.52 Prés salés à Juncus gerardii et Carex divisa
Trifolion maritimi, Juncion
maritimi p.
Prés humides à végétation
basse dominée par Juncus gerardii, Carex divisa, C. extensa, Hordeum marinum
ou Trifolium spp. et Lotus spp. des bords des lagunes saumâtres.
Prairies subhalophiles
thermo-atlantiques 1410.3
Variabilité écologique
: - variabilité liée aux prairies de fauche mésophiles :
association à Trèfle maritime (Trifolium
squamosum) et OEnanthe à
feuilles de silaus (Oenanthe
silaifolia)
(Trifolio
squamosi-Oenanthetum silaifoliae)
; - variabilité liée aux prairies pâturées : association à Laîche divisée (Carex
divisa) et Ray-grass pérenne
(Lolium perenne)
(Carici divisae-
Lolietum perennis) ; -
variabilité liée aux prairies méso-hygrophiles :
association à Renoncule à feuilles
d’ophioglosse (Ranunculus
ophioglossifolius) et
OEnanthe fistuleuse (Oenanthe
fistulosa)
(Ranunculo
ophioglossifolii-Oenanthetum fistulosae)
: association à Vulpin
bulbeux (Alopecurus
bulbosus) et Jonc de
Gérard (Juncus
gerardii)
(Alopecuro
bulbosi-Juncetum gerardii) ;
- variabilité liée aux zones de piétinement :
association à Renoncule à feuilles
d’ophioglosse et Menthe pouillot (Mentha
pulagium)
(Ranunculo
ophioglossifolii-Menthetum pulegii)
; association à Plantain
majeur (Plantago
major) et Trèfle
resupiné (Trifolium
resupinatum) :
(Plantagini
majoris-Trifolietum resupinati).
Alliance :
Alopecurion utriculati
Associations :Trifolio
squamosi-Oenanthetum silaifoliae Carici divisae-Lolietum perennis
Alliance :
Lolio
perennis-Potentillion anserinae
Associations :Ranunculo
ophioglossifolii-Menthetum pulegii Plantagini majoris-Trifolietum resupinati
Alliance :
Oenanthion fistulosae
Associations :Ranunculo
ophioglosifolii-Oenanthetum fistulosae Alopecuro bulbosi-Juncetum gerardii
15.53 Prés méditerranéens halo-psammophiles
Plantaginion crassifoliae
Formations plus sèches,
denses des sols sableux au pied des dunes, ou entre dunes et lagunes, avec
Plantago crassifolia, Schoenus nigricans, Juncus acutus, J. littoralis, Spartina
versicolor, Chacune de ces espèces peut dominer et former des faciès
physionomiquement distincts, quelquefois presque monospécifiques.
15.55 Prés salés méditerranéens à Puccinellia
Puccinellion festuciformis
Formations denses de
Pucciniella festuciformis et Aeluropus littoralis le long des côtes
méditerranéennes et des lagunes côtières.
15.56 Formations à annuelles sur laisses
Thero-Suaedion
Communautés d’annuelles se
constituant sur des accumulations de débris organiques dans les prés salés
méditerranéens, avec Atriplex, Suaeda, Kochia, Salsola soda.
15.57 Prés salés à chiendent et armoise
Agropyro-Artemision
caerulescentis i.a.
Formations à Elymus
ou à Artemisia ceinturant les zones humides salées méditerranéennes.
15.58 Formations à Juncus subulatus
Arthrocnemetalia fruticosi
p.
Zones à Juncus subulatus
moyen à grand, formant souvent des faciès au sein de fourrés d'Arthrocnemum.
15.6 FOURRES DES PRES SALES (hygro-halophiles)
Arthrocnemetea fruticosi
Formations suffrutescentes
halophiles méditerranéennes et thermo-atlantiques avec Arthrocnemum,
Suaeda, Halimione, Limoniastrum des prés salés et de leur voisinage
immédiat.
Fourrés halophiles
thermo-atlantiques 1420.1
Variabilité écologique : -
variabilité liée aux substrats sablo-vaseux bien drainés du haut schorre :
association à Puccinellie
maritime (Puccinellia
maritima) et Salicorne
frutescente (Sarcocornia
fruticosa)
(Puccinellio
maritimae-Salicornietum fruticosae)
; - variabilité liée à la limite supérieure atteinte par le flot, sur des
substrats de granulométrie variable :
association à Soude ligneuse (Suaeda
vera) et Chiendent
littoral (Elymus
pycnanthus)
(Agropyro
pungentis-Suaedetum verae).
Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats sablo-vaseux bien
drainés du haut schorre :
association à Puccinellie maritime
(Puccinellia
maritima) et Salicorne
frutescente (Sarcocornia
fruticosa)
(Puccinellio
maritimae-Salicornietum fruticosae)
; - variabilité liée à la limite supérieure atteinte par le flot, sur des
substrats de granulométrie variable :
association à Soude ligneuse (Suaeda
vera) et Chiendent
littoral (Elymus
pycnanthus
(Agropyro
pungentis-Suaedetum verae).
Variabilité écologique : - variabilité liée aux substrats sablo-vaseux bien
drainés du haut schorre :
association à Puccinellie maritime
(Puccinellia
maritima) et Salicorne
frutescente (Sarcocornia
fruticosa)
(Puccinellio
maritimae-Salicornietum fruticosae)
; - variabilité liée à la limite supérieure atteinte par le flot, sur des
substrats de granulométrie variable :
association à Soude ligneuse (Suaeda
vera) et Chiendent
littoral (Elymus
pycnanthus)
(Agropyro
pungentis-Suaedetum verae).
Alliance :
Puccinellio
maritimae-Halimionion portulacoidis
Associations
:Puccinellio
maritimae-Salicornietum fruticosae Agropyro pungentis-Suaedetum verae
Fourrés
halophiles méditerranéens 1420.2
Variabilité écologique :-
variabilité liée aux vases salées dans les sites à inondation durable et forte
variation de salinité des bas niveaux :
association à Salicorne frutescente
courbée et radicante (Sarcocornia
fruticosa var. deflexa)
(Sarcocornietum
deflexae) ; - variabilité
liée aux situations subpionnières de cicatrisation du tapis végétal dans les
sites bouleversés, sur substrat bien drainé :
association à Puccinellie festucoïde (Puccinellia
festuciformis) et Obione
faux-pourpier (Halimione
portulacoides)
(Puccinellio
festuciformis-Halimionetum portulacoidis)
; - variabilité liée aux sols salés frais, en frange plus ou moins larges au
bord des étangs salés, lagunes et fonds de baie, dans les niveaux moyens, pas
trop longuement inondés, mais conservant une humidité profonde régulière :
association à Puccinellie
festucoïde et Salicorne frutescente (Sarcocornia
fruticosa)
(Puccinellio
festuciformis-Salicornietum fruticosae)
; - variabilité liée aux hauts de séquences halines sur sol perhalin et
sédiments fins, pouvant présenter des efflorescences de sel en été :
association à Puccinellie enroulée
(Puccinellia
convoluta) et Salicorne
à gros épis (Arthrocnenmum
macrostachyum)
(Puccinellio
convolutae-Arthrocnemetum macrostachyae)
; - variabilité liée aux hauts de plages sablo-limoneuses, irrégulièrement
balayées par les flots salés lors des tempêtes :
association à Chiendent des sables
(Elymus farctus)
et Salicorne à gros épis (Elymo
farcti-Arthrocnemetum macrostachyae)
; - variabilité liée aux zones des limites des inondations marines, sur substrat
sec enrichi en matière organique:
association à Soude ligneuse
faux-pourpier (Suaeda
vera) et Obione
(Halimiono
portulacoidis-Suaedetum verae)
; - variabilité liée aux zones de jonction entre les systèmes dunaires et les
sansouires, dans les niveaux influencés par les nappes salées et douces :
association à Obione
faux-pourpier et Jonc aiguille (Juncus
acutus)
(Halimiono
portulacoidis-Juncetum acuti)
; - variabilité liée aux bourrelets limoneux et petites montilles
sablo-limoneuses, à la jonction des plages ou sansouires et des végétations
dunaires : association à
Limoniastre monopétale (Limoniastrum
monopetalum) et Statice
à feuilles de lychnis (Limonium
lychnidifolium)
(Limonio
lychnidifolii- Limoniastretum monopetali).Alliance
: Salicornion
fruticosae
Associations :Sarcocornietum
deflexae Puccinellio festuciformis-Halimionetum portulacoidis Puccinellio
festuciformis-Salicornietum fruticosae Puccinellio convolutae-Arthrocnemetum
macrostachyae Elymo farcti-Arthrocnemetum macrostachyae Halimiono
portulacoidis-Suaedetum verae Halimiono portulacoidis-Juncetum acuti
Alliance :
Limoniastrion
monopetali Associations :Limonio
lychnidifolii-Limoniastretummonopetali
15.61 Fourrés des marais salés méditerranéens
Arthrocnemion fruticosi,
Suaedion brevifoliae
Formations basses,
broussailleuses à Arthrocnemum, Suaeda, pourpier marin,
caractéristiques des sansouires, étendues salées temporairement inondées, des
côtes méditerranéennes. Elles peuvent être davantage subdivisées selon les
espèces dominantes, généralement au rythme des inondations.
15.611 Tapis d'Arthrocnemum perennis
Arthrocnemion perennis :
Puccinellio festuciformis-Arthrocnemetum perennis, Halimiono
portulacoidis-Sarcocornietum alpini
Tapis prostrés de
Sarcocornia perennis (Arthrocnemum perenne), des dépressions les plus
mouillées des marais salés côtiers.
15.612 Bosquets d’arbrisseaux à Arthrocnemum (enganes)
Arthrocnemion fruticosi :
Puccinellio festuciformis-Arthrocnemetum fruticosi, Cistancho
luteae-Arthrocnemetum fruticosi
Formations avec la robuste
Sarcocornia fruticosa (Arthrocnemum fruticosum), capable de former des
fourrés étendus, bas, denses.
15.613 Bosquets à Arthrocnemum glaucum (enganes)
Arthrocnemenion glauci
Formations broussailleuses
d'A. glaucum (= A. macrostachyum), occupant souvent des sites quelque peu
plus secs tels que les bancs coquilliers des lagunes salées.
15.614 Bosquets d’arbrisseaux à Suaeda
Arthrocnemenion
fruticosi ; Haliminiono-Suaedetum verae
Arbustes de Suaeda vera
occupant les zones supérieures plus sèches des marais salés côtiers.
15.616 Fourrés méditerranéens à pourpier marin et Arthrocnemum fruticosi
Faciès riche en Halimione portulacoides au sein des groupements méditerranéens à Sarcocornia ( Arthrocnemum).
15.62 Fourrés des marais salés atlantiques
Halimionion portulacoidis
Fourrés à pourpier marin,
Arthrocnemum et Suaeda des côtes de l’Atlantique nord et de la Mer du
Nord.
15.621 Fourrés argentés à Halimione portulacoides
Halimionetum portulacoidis,
Bostrychio-Halimionetum portulacoidis
Groupements d’arbrisseaux
avec Halimione portulacoides des niveaux moyens des schorres atlantiques.
15.622 Fruticées atlantiques d'Arthrocnemum perennis
Puccinellio
maritimae-Arthrocnemetum perennis p.
Formations des îles
britanniques, des côtes atlantiques françaises et ibériques, excepté l’extrême
sud-ouest de la péninsule, dominées par Sarcocornia perennis (Arthrocnemum
perenne).
15.623 Fourrés atlantiques d’arbrisseaux à Suaeda
Agropyro-Suaedetum verae
Formations des îles
britanniques, des côtes atlantiques françaises et ibériques, excepté l’extrême
sud-ouest de la péninsule, dominées par Suaeda vera.
15.624 Fourrés atlantiques d’arbustes à Arthrocnemum
Puccinellio
maritimae-Arthrocnemetum fruticosi
Formations des côtes
atlantiques françaises et ibériques, excepté l’extrême sud-ouest de la
péninsule, dominées par Sarcocornia fruticosa (Arthrocnemum fruticosum).
15.63 Fourrés à Limoniastrum
Formations d’arbustes souvent grands, glauques et argentés, de Limoniastrum monopetalum aux fleurs rose-criard à la fin du printemps, des parties plus sèches des marais salés méditerranéens et ibériques.
15.72 Fourrés halo-nitrophiles (Pegano-Salsoletea)
Fourrés halo-nitrophiles
du littoral de la Corseet de la Provence 1430.1
Variabilité écologique :-
variabilité liée aux sols à matrice calcaire enrichis de débris organiques
divers : association à
Cinéraire maritime (Senecio
cineraria subsp.
cineraria)
et Armoise en arbre (Artemisia
arborescens)
(Cinerario
maritimae-Artemisietum arborescentis)
; - variabilité liée à la base des falaise et des grottes maritimes, sur des
substrats graveleux enrichis en matière organique et aspergés d’eau de mer :
association à Cinéraire
maritime et Soude ligneuse (Suaeda
vera)
(Cinerario
maritimae-Suaedetum verae).
Alliance :
Artemision
arborescentis
Associations :Cinerario
maritimae-Artemisietum arborescentis Cinerario maritimae-Suaedetum verae
Végétations
halo-nitrophiles des colonies d’oiseaux marins, méditerranéennes et
thermo-atlantiques 1430.2
Variabilités géographiques :
- littoral atlantique : Arroche du littoral (Atriplex
littoralis), Matricaire
maritime (Matricaria
maritima) ;
groupements à Mauve royale (Lavatera
arborea)
(restant à définir plus précisément d’un
point de vue phytosociologique). - littoral méditerranéen : Anthémis maritime (Anthemis
maritima), Sénéçon à feuilles
de marguerite (Senecio
leucanthemifolius), Laiteron
glauque (Sonchus asper
subsp.
glaucescens)
; associations à Mauves
(Lavateretum
arboreae, Lavateretum ruderale).
Alliance :
Artemision
arborescentis
Associations :
Lavateretum arboreae Lavateretum ruderale
Groupements à Mauve royale (Lavatera
arborea)(1)
15.8 STEPPES SALEES MEDITERANEENNES
Limonietalia
Associations riches en
Limonium spp., plantes pérennes, en rosettes, ou riches en Lygeum spartum
occupant, le long des côtes méditerranéennes et sur la frange des bassins salés
ibériques, les sols temporairement imprégnés d’eau salée (bien que non inondés)
et soumis aux sécheresses estivales extrêmes, avec formations d’efflorescences
salées.
*Steppes salées
méditerranéennes(Limonietalia)
1510
Associations de la côte
méditerranéenne et des bordures des dépressions salées ibériques, riches en
herbes pérennes (Limonium
spp. ou
Lygeum spartum),
sur sols temporairement envahis (mais non inondés) par l’eau salée, exposées à
une sécheresse estivale extrême, avec la formation d’efflorescences salées. Les
syntaxa caractéristiques sont les Limonietalia (Limonion
catalaunico-viciosoi, Lygeo-Limonion furfuracei, Lygeo- Lepidion cardamines)
; les Arthrocnemetalia (Suaedion
braunblanquetii, Arthrocnemion glauci)
; les Thero-Salicornietalia (Microcnemion
coralloidis, Salicornion patulae)
et les Saginetalia maritimae (Frankenion
pulverulentae, Thero- Suaedion).
Végétales :
Halopeplis amplexicaulis, Hymenolobus procumbens *Limonium
spp.,
Lygeum spartum, Microcnemioncoralloides, Salicornia patula, Senecio auricula,
Sphenopus divaricatus.
Végétations crassulescentes à dominante d’arbustes ou de sous-arbrisseaux, des
sols salés et « sansouires » méditerranéoatlantiques
Classe :
Salicornietea fruticosae
Communautés du littoral et des bassins salifères endoréiques,sur sol perhalin à
efflorescences salines, peu ou pasinondé et très séchard. Ordre :
Limonietalia
Communautés des steppes salées à
Satices du littoral nord-ouest méditerranéen Alliance :
Limonion confusi
Associations :Limonietum
gerardino-virgati
Artemisio
caeruleae-Limonietum virgati
Végétations
crassulescentes à dominante d’arbustes ou de sous-arbrisseaux, des sols salés et
« sansouires » méditerranéoatlantiques Classe :
Salicornietea
fruticosae Communautés du
littoral et des bassins salifères endoréiques, sur sol perhalin à efflorescences
salines, peu ou pas inondé et très séchard. Ordre :
Limonietalia
Communautés des steppes salées à
Satices du littoral nord-ouest méditerranéen Alliance :
Limonion confusi
Associations :Limonietum
gerardino-virgati
Artemisio
caeruleae-Limonietum virgati
* Steppes salées du
littoraldu Languedoc et de Provence 1510.1
Variabilité écologique :-
variabilité liée aux banquettes de sable salé, au contact des revers dunaires
vers les sansouires des étangs lagunaires : association à Statice gérardin (Limonium
gerardianum) et Satice verge
(Limonium virgatum)
(Limonietum
gerardino-virgati) ; -
variabilité liée aux sols secs, durcis, pierreux, en limite des inondations
salées sur les cordons littoraux : association à Armoise bleutée (Artemisia
caerulescens) et Satice verge
(Artemisio
caeruleae-Limonietum virgati).
Alliance :
Limonion confusi
Associations :Limonietum
gerardino-virgati Artemisio caeruleae-Limonietum virgati
15.81 Steppes à Lavande de mer
Faciès riche en Limonium des steppes salées.
15.811 Steppes à Lavande de mer ibériques
15.8114
Steppes à Lavande de mer catalano-provençales
*15.9 Végétation gypseuse ibérique
Garrigues sur sols gypseux de la péninsule ibérique, généralement très ouverts et
floristiquement caractérisées par la présence de nombreuses espèces gypseuses. Les syntaxa*15.A1 Steppes salées et marais salés pannoniques
Les steppes salées, les salins, les marais salants et les lacs salés superficiels sont largement
influencés par le climat pannonique aux températures extrêmes et à sécheresse estivale.
L'enrichissement en sel est dû à l'évaporation élevée de l'eau du sol en été. Ces types
d'habitats sont en partie d'origine naturelle et en partie sous l'influence du pâturage.
La végétation halophytique comprend des communautés végétales des salines et des steppes
sèches, des prés salés humides ainsi que des groupements d'annuelles des marges exondées de
lacs salés à niveau d'eau variable.
16 Dunes côtières et plages de sable
Ligne de rivage couverte de sable ; zones sableuses créées par l’action du vent et souvent colonisées et stabilisées par des communautés de graminées maritimes communes.
Lignes de rivage couvertes de sable, légèrement inclinées, formées par l’action des vagues.
16.11 Plages de sable sans végétation
Plages sableuses dépourvues de phanérogames. Les groupements intertidaux et supralittoraux d’invertébrés peuvent être utilisés pour définir des subdivisions.
16.12 Groupements annuels des plages de sable
Cakiletea maritimae
(Atriplici-Salsolion kali = Salsolo-Honkenyion peploidis, Thero-Suaedion,
Euphorbion peplis p.)
Formations principalement
d’annuelles occupant des accumulations de matériel charrié et des sables riches
en matières organiques azotées ; les plantes caractéristiques sont Suaeda
maritima, Bassia hirsuta, Cakile maritima, Salsola kali, Beta maritima, Atriplex
spp., Glaucium flavum, Mertensia maritima, Polygonum spp. et, le long des
côtes méditerranéennes, Euphorbia peplis, E. paralias.
16.13 Groupements vivaces des plages de sable
Honkenyo-Elymion
Végétation vivace
halonitrophile boréale des hauts de plage, formées par Leymus arenarius,
Ammophila arenaria, Honkenya peploides, Elymus farctus, E. repens, Mertensia
maritima, accompagnés d’Atriplex sp.pl., Cakile maritima, ...Mer du
Nord
Dépôts de sable, apporté par le vent du large, arrangés en cordons de rides parallèles à la côte.
Agropyrion juncei,
Ammophilion arenariae, Zygophyllion fontanesii
Sables mobiles, nus ou
occupés par des pelouses ouvertes ; ils peuvent former des crêtes dunaires ou,
particulièrement le long de la Méditerranée, être limités à une arrière plage
relativement plate, encore sujette en partie aux inondations.
16.211 Dunes embryonnaires
Agropyrion juncei
(Agropyro-Honkenyion)
Premiers stades de
construction de la dune, constituée par des rides ou des élévations de la
surface sableuse de l’arrière plage, ou comme une frange à la base du versant
maritime des hautes dunes.
Dunes mobiles embryonnaires atlantiques
2110.1
Variabilité
géographique et écologique : - variabilité liée aux dunes embryonnaires sous
climat cantabro-atlantique :
association à Euphorbe des dunes (Euphorbia
paralias) et Chiendent
des sables (Elymus
farctus subsp.
boreali-atlanticus)
(Euphorbio
paraliae- Agropyretum juncei)
; - variabilité liée aux dunes embryonnaires et hauts de plages sous climat
nord-atlantique :
association à Élyme des sables (Elymus
arenarius) et Chiendent
des sables (Elymo
arenarii- Agropyretum junceiformis)
; - variabilité liée aux hauts de plages plates, sablo-graveleuses, plus ou
moins enrichies en matières organiques des laisses de mer, sous climat
nord-atlantique :
association à Pourpier de mer (Honckenya
peploides)
(Honckenyetum
peploidis).
Alliance :
Ammophilion arenariae
Association :Euphorbio
paraliae-Agropyretum juncei
Alliance :
Honckenyo
latifoliae-Elymion arenari
Associations :Elymo
arenarii-Agropyretum junceiformis
Dunes mobiles
embryonnaires méditerranéennes 2110.2
Variabilité écologique et
géographique : - variabilité liée aux plages très plates inondables lors des
tempêtes, sur sables salés encroûtés :
association à Sporobole des sables
(Sporobolus
arenarius)
(Sporoboletum
arenarii) ; - variabilité
liée aux bourrelets sableux salés des hauts de plages plates du Languedoc et de
Camargue : association à
Chiendent des sables (Elymus
farctus) et Spartine
étalée (Spartina
patens) (Elymo
farcti-Spartinetum patentis)
; - variabilité liée aux bourrelets et aux dunes embryonnaires à sable meuble
des hauts de plage du Languedoc et de Corse orientale :
association à Echinophore épineuse
(Echinophora
spinosa) et Chiendent
des sables (Echinophoro
spinosi- Elymetum farcti) ; -
variabilité liée aux hauts de plages et aux dunes embryonnaires meubles de Corse
: association à Silène de
Corse (Silene
succulenta subsp.
corsica)
et Chiendent des sables (Sileno
corsicae-Elymetum farcti).
Alliance :
Ammophilion australis Associations
:Sporoboletum
arenarii Elymo farcti-Spartinetum patentis Echinophoro spinosae-Elymetum farcti
Sileno corsicae-Elymetum farcti
16.2111 Dunes embryonnaires atlantiques
Elymo-Agropyretum juncei, Euphorbio-Agropyretum juncei
Dunes embryonnaires des côtes de l’Atlantique, de la Mer du Nord et de la mer Baltique, avec Elytrigia juncea (Elymus farctus) accompagné par Leymus arenarius au nord, par Euphorbia paralias sur le littoral de l’Atlantique « centre » et « sud ».
16.2112 Dunes embryonnaires méditerranéennes
Agropyrion juncei,
Agropyretum mediterraneum
Dunes embryonnaires des
côtes méditerranéennes, sur lesquelles Elytrigia juncea est accompagné
par Sporobolus pungens, Euphorbia peplis, Otanthus maritimus, Medicago
marina, Anthemis maritima, Eryngium maritimum, Pancratium maritimum.
16.212 Dunes blanches
Ammophilion arenariae,
Zygophyllion fontanesii
Dunes mobiles formant le
cordon ou les cordons les plus proches de la mer des systèmes dunaires.
16.2121 Dunes blanches de l’Atlantique
Ammophilion
arenariae : Elymo-Ammophiletum, Euphorbio-Ammophiletum, Othanto-Ammophiletum
Dunes blanches des côtes de
la Mer du Nord, de la mer Baltique et de l’Atlantique, dominées, quand la
végétation est présente, par l’oyat (Ammophila arenaria) accompagné par
Eryngium maritimum, Euphorbia paralias, Calystegia soldanella, Otanthus
maritimus, parmi d’autres.
Dunes mobilesà
Ammophila arenaria
subsp.
arenariades
côtes atlantique 2120.1
Variabilité écologique et
géographique : - variabilité liée aux dunes blanches de sable calcarifère hors
d’atteinte de la mer, du nord de la France au Mont-Saint-Michel :
association à Élyme des sables (Elymus
arenarius) et Oyat (Ammophila
arenaria subsp.
arenaria)
(Elymo
arenarii- Ammophiletum arenarii)
; - variabilité liée aux dunes blanches de sable calcarifère hors d’atteinte de
la mer, de la Manche orientale à la Vendée : association à Euphorbe des dunes (Euphorbia
paralias) et Oyat (Euphorbio
paraliae-Ammophiletum arenariae)
;
- variabilité liée aux grandes dunes blanches de sable calcarifère meuble hors
d’atteinte de la mer, des Charentes à l’Adour :
association à Silène de Thore (Silene
vulgaris subsp.
thorei)
et Oyat (Sileno
thorei-Ammophiletum arenariae)
; - variabilité liée aux dunes calcarifères semi-fixées des côtes de la Manche :
association à Euphorbe
des dunes et Fétuque des sables (Festuca
rubra subsp.
arenaria)
(Euphorbio
paraliae- Festucetum arenariae)
; - variabilité liée aux dunes calcarifères semi-fixées, à saupoudrage d’arènes,
des côtes de la Manche au Finistère :
association à Gaillet maritime (Galium
maritimum) et Fétuque à
feuilles de jonc (Festuca
dumetorum)
(Galio
maritimi-Festucetum juncifoliae)
; - variabilité liée aux plates-formes des grandes dunes sud-aquitaines, dans
les situations de réduction du saupoudrage d’arènes, de la côte landaise au sud
d’Arcachon : association
à Fétuque à feuilles de jonc et Gaillet des sables (Galium
arenarium)
(Festuco
dumetorum-Galietum arenarii)
; - variabilité liée aux dunes calcarifères semi-fixées des côtes landaises,
entre le bassin d’Arcachon et l’Adour :
association à Gaillet des sables et
Épervière laineuse (Hieracium
eriophorum)
(Galio
arenarii-Hieracietum eriophori).
Alliance :
Ammophilion arenariae
Associations :Euphorbio
paraliae-Ammophiletum arenariae Sileno thorei-Ammophiletum arenariae Euphorbio
paraliae-Festucetum arenariae Galio maritimi-Festucetum juncifoliae Festuco
dumetorum-Galietum arenarii Galio arenarii-Hieracietum eriophori
Alliance :
Honckenyo
latifoliae-Elymion arenarii
Association :Elymo
arenarii-Ammophiletum arenarii
16.2122 Dunes blanches de la Méditerranée
Ammophilion arenariae :
Echinophoro-Ammophiletum
Dunes blanches des côtes
méditerranéennes, dominées, quand la végétation est présente, par l’oyat (Ammophila
arenaria) accompagné par Echinophora spinosa, Eryngium maritimum,
Euphorbia paralias, Cutandia maritima, Medicago marina, Anthemis maritima.
Dunes mobilesà
Ammophila arenaria
subsp.
australisdes
côtes méditerranéennes 2120.2
Variabilité
géographique :- variabilité liée aux dunes meubles de la côte languedocienne et
de Corse orientale :
association à Oyat (Ammophila
arenaria subsp.
australis)
et Échinophore épineux (Echinophora
spinosa)
(Echinophoro
spinosae-Ammophiletum australis)
; - variabilité liée aux dunes meubles de Corse occidentale :
association à Oyat et Silène de Corse (Silene
succulenta subsp. corsica)
(Sileno
corsicae-Ammophiletum australis).
Alliance :
Ammophilion australis
Associations :Echinophoro
spinosae-Ammophiletum australis Sileno corsicae-Ammophiletum australis
Dunes fixées, stabilisées et colonisées par des pelouses pérennes plus ou moins fermées.
*16.221* Dunes grises septentrionales
Galio-Koelerion albescentis
(Koelerion albescentis), Corynephorion canescentis p., Sileno conicae-Cerastion
semidecandri
Prairies des dunes fixées de
la Mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique nord.
*Dunes grises de la mer
du Nordet de la Manche 2130.1
Variabilité écologique et
géographique : - variabilité liée aux sables décalcifiés secs des côtes du
Boulonnais : association
à Violette des dunes (Viola
canina var.
dunensis)
et Corynéphore (Corynephorus
canescens)
(Violo
dunensis-Corynephoretum canescentis)
; - variabilité liée aux sables décalcifiés plus ou moins humifères du Morbihan
au Sud-Ouest :
association à Corynéphore et Hélianthème à goutte (Tuberaria
guttata)
(Tuberario
guttatae- Corynephoretum canescentis)
; - variabilité liée aux arrière-dunes calcarifères fixées du nord de la France
: association à Phléole
des sables (Phleum
arenarium) et Tortule
ruraliforme (Tortula
ruraliformis)
(Phleo
arenarii-Tortuletum ruraliformis)
; - variabilité liée aux arrière-dunes calcarifères fixées du golfe
Normand-breton :
association à Hutchinsie (Hutchinsia
petraea) et Tortule
ruraliforme (Hutchinsio
petrae-Tortuletum ruraliformis)
; - variabilité liée aux sables en voie de décalcification avancée des vieux
systèmes dunaires flandriens :
association à Fétuque à petites
feuilles (Festuca
tenuifolia) et Gaillet
maritime (Galium
maritimum)
(Festuco
tenuifoliae-Galietum maritimi)
; - variabilité liée aux arrière-dunes plates, sur substrat sablocoquillier du
littoral oriental du Cotentin :
association à Aspérule densiflore (Asperula
cynanchica subsp.
occidentalis)
et Gaillet maritime (Asperulo
densiflorae-Galietum maritimi)
;- variabilité liée aux grands systèmes dunaires de l’extrêmenord-ouest du
Cotentin : association à
Armérie plantain (Armeria
plantaginea) et Gaillet
maritime (Armerio
plantaginae- Galietum maritimi)
; - variabilité liée aux sables fixés de vieux systèmes dunaires, souvent
plaqués à la base de falaises mortes du golfe Normand- Breton :
association à Gaillet maritime et
Fétuque armoricaine (Festuca
ovina subsp.
armoricana)
(Galio
maritimi- Festucetum armoricanae)
; - variabilité liée aux arrière-dunes fixées de vieux systèmes dunaires du
sud-ouest du Cotentin :
association à Fétuque bleutée (Festuca
longifolia) et Gaillet
maritime (Galio
maritimi- Festucetum longifoliae)
; - variabilité liée aux clairières ouvertes des dunes internes souvent boisées
de la côte d’Opale :
association à Laîche des sables (Carex
arenaria) et Saxifrage
granulée (Saxifraga
granulata)
(Carici
arenariae-Saxifragetum granulatae).
16.2211 Groupements dunaires à Tortula
Groupements calciphiles avec Koeleria, Galium verum, Viola saxatilis subsp. curtisii, Ononis repens, Festuca rubra, et tapis de mousses (par ex. Tortula ruraliformis) et lichens.
16.2212 Groupements dunaires à Corynephorus canescens
Groupements des pentes moins calcaires ou décalcifiées, riches en Corynephorus canescens et Viola canina.
16.2213 Groupements dunaires à Myosoton
Groupements dunaires à Myosoton éphémères, thermophiles avec Cerastium diffusum, C. semidecandrum, Erodium lebelii, Phleum arenarium, Silene conica.
*16.223*
Dunes fixées du littoraldu
Crucianellion maritimae
2210.1
L’habitat générique
regroupe l’ensemble des végétations de garrigues arrière-dunaires, à dominante
chaméphytique, subfixées, sur substrat sableux, de granulométrie fine à
grossière, du littoral méditerranéen continental et de la Corse. Il est présent
sur une large majorité des côtes sédimentaires sableuses du littoral
méditerranéen. Il s’agit d’un type d’habitat représentatif du domaine
biogéographique méditerranéen. Compte tenu des fortes contraintes écologiques et
du caractère dynamique qui caractérisent cet habitat, la gestion sera basée dans
la mesure du possible sur la non-intervention. Cependant, sur certaines dunes
fréquentées ou dégradées, il est souhaitable d’assurer une maîtrise de la
fréquentation pour maintenir ou restaurer cet habitat dans un état de
conservation satisfaisant.
Communautés des arrière-dunes
méditerranéennes occidentales
Alliance :
Crucianellion maritimae
Associations :Malcolmio
littoreae-Helichrysetum stoechadis Malcolmio littoreae-Crucianelletum maritimae
Malcolmio littoreae-Ephedretum distachyae Diantho catalonici-Corynephoretum
canescentis Diantho catalonici-Ephedretum distachyae Scrofulario
ramosissimae-Helichrysetummicrophylli Helichryso italici-Scrophularietum
ramosissimae Helichryso italici-Ephedretum distachyae Pycnocomo
rutifolii-Crucianelletum maritimae Crucianello maritimae-Armerietum pungentis
Helichryso italici-Genistetum corsici Scrophulario ramosissimae-Genistetum
salzmannii Helichryso italici-Cistetum salvifolii Cisto salvifolii-Helichrysetum
microphylli
16.222 Dunes grises de Gascogne
Euphorbio-Helichrysion
stoechadis
Prairies dunaires fixées,
infiltrées par des buissons nains, de la Bretagne et de la côte du golfe de
Gascogne, avec Helichrysum stoechas, Artemisia campestris, Ephedra distach
*Dunes grises des
côtes atlantiques 2130.2
Variabilité géographique :-
variabilité liée aux arrière-dunes fixées de petits systèmes liés aux anses ou
aux placages sur roches, hors saupoudrage d’arènes,et ayant subi jadis un
pâturage extensif, du littoral ouest-armoricain :
association à Serpolet arctique (Thymus
polytrichus subsp.
britannicus) et
Immortelle des sables (Helichrysum
stoechas) (Thymo
drucei-Helichrysetum stoechadis)
; - variabilité liée aux arrière-dunes plates sur substrat sablo-graveleux
calcarifère, avec pâturage ancestral très extensif, du littoral sud-armoricain :
association à Éphédra à
deux épis (Ephedra
distachya) et Rose
pimprenelle (Rosa
pimpinellifolia)
(Roso
spinosissimae- Ephedretum distachyae)
; - variabilité liée aux arrière-dunes plates sur substrat calcaire fixé, avec
pâturage extensif, du littoral de la Loire à la Gironde :
association à Armoise maritime (Artemisia
campestris subsp.
maritima) et Éphédra
(Artemisio
lloydii-Ephedretum distachyae)
; - variabilité liée aux formes de jeunesse des associations à Éphédra qu’elle
précède dans la séquence zonale du littoral maritime entre Loire et Gironde :
association à Armoise de
Lloyd et Immortelle des sables
(Artemisio
lloydii-Helichrysetum stoechadis)
; - variabilité liée aux sables fixés plus ou moins décalcifiés des premières
lettes internes des grandes dunes de Gascogne :
association à Silène de Porto (Silene
portensis) et Immortelle
des sables (Sileno
portensis-Helichrysetum stoechadis)
; - variabilité liée aux arrière-dunes du littoral basque, du nord de l’Adour à
Anglet : association à
Corbeille- d’or (Alyssum
loiseleuri) et
Immortelle des sables (Alysso
loiseleuri-Helichrysetum stoechadis).
*16.223
Dunes fixées du
littoral méditerranéendu
Crucianellion maritimae
2210.1
Variabilités
d’ordre écologique et géographique :- variabilité liée aux arrière-dunes
anciennement fixées, puis bouleversées ou déstabilisées, des côtes de Camargue
et du Languedoc :
association à Malcolmie littorale (Malcolmia
littorea) et Immortelle
des sables (Helichrysum
stoechas)
(Malcolmio
littoreae-Helichrysetum stoechadis)
- variabilité liée aux
arrière-dunes semi-stabilisées, au contact des ammophilaies, du Languedoc :
association à Malcolmie
littorale et Crucianelle maritime (Crucianella
maritima)
(Malcolmio
littoreae-Crucianelletum maritimae)
; - variabilité liée aux
arrière-dunes fixées et stables, derrière le
Crucianelletum,
des côtes du Languedoc :
association à Malcolmie
littorale et Éphédra à deux épis (Ephedra
distachya)
(Malcolmio
littoreae-Ephedretum distachyae)
; - variabilité liée aux
sables graveleux des arrière-dunes plates du littoral du Roussillon :
association à OEillet catalan (Dianthus
catalaunicus) et
Corynéphore (Corynephorus
canescens)
(Diantho
catalonici-Corynephoretum canescentis)
; - variabilité liée aux
graviers des arrière-dunes plates du littoral du Roussillon :
association à OEillet catalan et
Éphédra à deux épis (Diantho
catalonici-Ephedretum distachyae)
; - variabilité liée aux
placages d’arènes et de graviers peu épais déposés sur dalles siliceuses,
proches de l’estran, du littoral sud de la Corse :
association à Scrofulaire
rameuse (Scrophularia
ramosissima) et
Immortelle à petites feuilles (Helichrysum
italicum subsp.
microphyllum)
(Scrofulario
ramosissimae- Helichrysetum microphylli)
; - variabilité liée aux
cordons littoraux gravelo-caillouteux, en mosaïque avec de nombreuses
thérophytes, du littoral corse : association à Immortelle d’Italie
(Helichrysum
italicum subsp.
italicum) et Scrofulaire
rameuse (Scrophularia
ramosissima)
(Helichryso
italici-Scrophularietum ramosissimae)
; - variabilité liée aux
arrière-dunes graveleuses fixées, jadis pâturées extensivement, du littoral
nord-occidental de la Corse :
association à Immortelle d’Italie et Éphédra
(Helichryso
italici- Ephedretum distachyae)
; - variabilité liée aux
dunes semi-fixées à sable fin, jadis pâturées extensivement, du littoral de la
plaine orientale corse :
association à Scabieuse à feuilles de rue (Pycnocomon
rutifolium) et
Crucianelle maritime (Crucianella
maritima)
(Pycnocomo
rutifolii-Crucianelletum maritimae)
; - variabilité liée aux
arrière-dunes semi-fixées des petits cordons dunaires du littoral de l’extrême
sud de la Corse :
association à Crucianelle maritime et Armérie piquante (Armeria
pungens)
(Crucianello
maritimae-Armerietum pungentis)
; toraux, jadis pâturés
extensivement, de la côte occidentale de Corse :
association à Immortelle
d’Italie et Genêt de Corse (Genista
corsica)
(Helichryso
italici-Genistetum corsici) ;
- variabilité liée aux bancs
littoraux graveleux, entre les junipéraies et l’association à Immortelle
d’Italie et Scrofulaire rameuse, de la région d’Ajaccio :
association à Scrofulaire rameuse (Scrophularia
ramosissima) et Genêt de
Salzmann (Genista
salzmannii)
(Scrophulario
ramosissimae-Genistetum salzmannii)
; - variabilité liée aux
dalles rocheuses recouvertes d’un sol arénacé meuble et assez épais, du
nord-ouest de la Corse :
association à Immortelle d’Italie et Ciste à feuilles de sauge (Cistus
salviifolius)
(Helichryso
italici-Cistetum salvifolii)
; - variabilité liée aux
plate-formes littorales recouvertes de sols sableux à graveleux, assez peu
épais, du littoral sud-ouest de la Corse -
association à Ciste à feuilles
de sauge et Immortelle à petites feuilles
(Cisto
salvifolii-Helichrysetum microphylli)
16.224 EU2220
Dunes à Euphorbia terracia
Communautés des pelouses
dunaires côtières à
Euphorbia terracina, Silene nicaeensis, Ephedra distachya
entre autres.
16.225 Pelouses dunaires du Mesobromion
Pelouses dunaires composées
d’espèces caractéristiques des pelouses calcaires sèches (34.32),
particulièrement de la Bretagne nord (Galio maritimi-Brachypodietum pinnati).
*Pelouses vivaces
calcicoles arrière-dunaires 2130.3
Variabilité écologique :-
variabilité liée aux sables neutrophiles calcarifères fixés et enrichis en
matière organique des vieux systèmes dunaires plaqués sur falaise dans les
anses, soumis historiquement au pâturage bovin extensif :
association à Gaillet maritime (Galium
maritimum) et Brachypode
penné (Brachypodium
pinnatum) (Galio
maritimi-Brachypodietum pinnati).Gaillet
maritime Brachypode penné Petite pimprenelle Fétuque d’Armorique Anacamptis
pyramidal Séséli annuel Avénule pubescente
Euphorbe de Portland Koelérie blanche Serpolet arctique
Galium maritimum Brachypodium pinnatum Sanguisorba minor Festuca ovina
subsp.
armoricana Anacamptis
pyramidalis Seseli annuum Avenula pubescens
Euphorbia portlandica Koeleria albescens Thymus polytrichus
subsp.
britannicus
16.226 Lisières des dunes thermophiles
Trifolio-Geranietea
sanguinei : Galio maritimi-Geranion sanguinei
Formations à Geranium
sanguineum (34.4) incorporées aux systèmes de dunes grises des îles
britanniques et de la Bretagne.
*Ourlets thermophiles
dunaires 2130.4
Variabilité écologique : -
variabilité liée aux substrats sablo-calcarifères des dunes et aux placages
sableux des falaises armoricaines :
association à Géranium sanguin (Geranium
sanguineum) et Ajonc
maritime (Ulex
europaeus maritimus)
(Ulici
maritimi-Geranietum sanguinei)
; - variabilité liée aux ourlets thermophiles des arrière-dunes boisées internes
de la côte d’Opale :
association à Sceau de Salomon odorant (Polygonatum
odoratum)
(Inulo
Conyzae- Polygonatetum odoratii)
; - variabilité liée aux ourlets psammophiles des systèmes dunaires externes de
la côte d’Opale :
association à Laîche des sables (Carex
arenaria) et Silène
penché (Silene
nutans)
(Carici
arenariae-Silenetum nutantis).
Alliance : Galio
littoralis-Geranion sanguinei
Associations :Ulici
maritimi-Geranietum sanguinei Inulo Conysae-Polygonatetum odorat Carici
arenariae-Silenetum nutantis
16.227 Groupements dunaires à plantes annuelles
Thero-Airion p.,
Nardo-Galion saxatile p. (Botrychio-Polygaletum), Tuberarion guttatae p.
Formations pionnières
clairsemées (35.2, 35.3) de graminées fines riches en thérophytes à floraison
printannière caractéristiques des sols superficiels, oligotrophes.
*Pelouses rases
annuelles arrière-dunaires 2130.5
La variabilité de cet habitat
est extrêment mal connue et les associations de pelouses sèches du
Thero-Airion
correspondant à cet habitat restent à
définir précisement. Deux types de groupement ont néanmoins été observés : - un
groupement à Aira précoce (Aira
praecox), Vulpie ambiguë (Vulpia
ambigua) et Filago nain (Logfia
minima) ; - un groupement à
Aira précoce et petits Trèfles (Trifolium
subterraneum,
T. strictum...).Hélianthème
à goutte Ornithope pied d’oiseau Ornithope penné Lotier subliflore Romulée
Flouve aristée Filago nain Aira précoce Aira caryophyllée
Ornithope rosé Aphane à petits fruits Géranium mou Céraiste diffus Céraiste
scarieux Véronique des champs Hypochaeris glabre Teesdalie nudicaule Petite
oseille Agrostide ténue Jasione maritime Jasione des montagnes
Tuberaria guttata Ornithopus perpusillus Ornithopus pinnatus Lotus subbiflorus
Romulea columnae Anthoxanthum aristatum Logfia minima Aira praecox Aira
caryophyllea
Ornithopus roseus Aphanes inexpectata Geranium molleCerastium diffusum Cerastium
semidecandrum Veronica arvensis Hypochaeris glabra Teeadalia nudicaulis Rumex
acetosella Agrostis capillaris Jasione crispa
subsp.
maritima Jasione montana
16.228 Groupements dunaires à Malcolmia
Malcolmietalia
Communautés à nombreuses
petites espèces annuelles à floraison printannière éphémère souvent abondantes
(35.4), avec M. ramosissima, des sables profonds au niveau des
dépressions sèches interdunales du sud de la France.
Dunes avec pelouses des
Malcolmietalia
2230
Les végétations annuelles
des sables dunaires meubles se rapportent à une classe phytosociologique :
Végétations annuelles des sols
souvent sableux, oligotrophes, et des lithosols
Classe :
Helianthemetea guttati
Communautés vernales,
méditerranéennes, surtout littorales,sur sols sableux profonds, meubles en
saison sèche Ordre :
Malcolmietalia ramosissimae
Communautés tyrrhéniennes
pionnières des sables meubles Alliance :
Maresio
nanae-Malcolmion ramosissimae
Associations :Sileno
nicaensis-Ononidetum variegatae
Sileno
nicaensis-Cutandietum maritimae
Sileno
sericeae-Cutandietum maritimae Sileno gallicae-Corynephoretum divaricati
Corrigiolo
telephifoliae-Corynephoretum divaricati
Sileno
nicaensis-Ononidetum diffusae
Sileno
sericeae-Matthioletum tricuspidatae
Senecio
leucanthemifolii-Matthioletum tricuspidatae
Malcolmietum
parviflorae
Communautés des dunes méditerranéennes
en début d’altération Alliance :
Laguro ovati-Vulpion
fasciculatae Associations
:Sileno
sericeae-Vulpietum fasciculatae
Sileno
nicaensis-Vulpietum fasciculatae
Laguro
ovati-Vulpietum membranacei
Pelouses dunales des
Malcolmietalia
2230.1
Variabilités d’ordre
écologique et géographique :- variabilité liée aux revers du premier cordon des
petites dunes plates de la côte orientale de Corse :
association à Silène de Nice (Silene
nicaensis) et Ononis
panaché (Ononis
variegata)
(Sileno
nicaensis-Ononidetum variegatae)
; - variabilité liée aux sables meubles non durcis, oligotrophes, assez
grossiers, des hauts de plage et des premières clairières de la dune
embryonnaire, en l’absence de dépôts organiques, du littoral nord-ouest et
sud-est de la Corse :
association à Silène de Nice et Cutandie maritime (Cutandia
maritima)
(Sileno
nicaensis- Cutandietum maritimae)
; - variabilité liée aux sables meubles oligotrophes, ni durcis ni enrichis en
matières organiques, des hauts de plages d’anses protégées ou des premières
clairières de la dune embryonnaire, du littoral de la Corse du sud ;
association à Silène soyeuse (Silene
sericea) et Cutandie
maritime (Sileno
sericeae-Cutandietum maritimae)
;- variabilité liée aux sables assez fins, très enrichis en humus et position
interne par rapport aux premières ceintures de végétation, jusqu’au contact des
cistaies du littoral corse :
association à Silène de France (Silene
gallica) et Corynéphore
articulé (Corynephorus
articulata)
(Sileno
gallicae-Corynephoretum divaricati)
; - variabilité liée aux clairières de la garrigue littorale à Immortelle
d’Italie et Scrophulaire rameuse, sur des graviers et sédiments grossiers
enrichis d’humus, du littoral corse :
association à Corrigiole à feuilles de téléphie (Corrigiola
telephiifolia) et
Corynéphore articulé (Corrigiolo
telephifoliae- Corynephoretum divaricati)
; - variabilité liée aux sables grossiers érodés des clairières de l’association
à Immortelle et Éphédra à deux épis du littoral nordouest de la Corse :
association à Silène de Nice et
Ononis diffus (Ononis
diffusa)
(Sileno
nicaensis-Ononidetum diffusae)
; - variabilité liée aux hauts de plages semi-protégées et aux basses zones
érodées des terrasses anciennes soumises aux embruns, sur des arènes grossières
et des sables granitiques, en situation subhalophile et subnitrophile, du
littoral occidental de la Corse :
association à Séneçon à feuilles de marguerite (Senecio
leucanthemifolius) et
Matthiole triscuspide (Mattthiola
tricuspidata)
(Senecio
leucanthemifolii-Matthioletum tricuspidatae)
; - variabilité subnitrohalophile liée aux sables et placages sur falaise du
littoral sud de la Corse :
association à Silène soyeuse (Silene
sericea) et Matthiole
triscuspide (Sileno
sericeae- Matthioletum tricuspidatae)
; - variabilité liée aux sables meubles dans les clairières, ou juste en retrait
des végétations des dunes embryonnaires ou des dunes mobiles, des côtes de
Provence : association à
Malcolmie à petites fleurs (Malcolmia
parviflora)
(Malcolmietum
parviflorae) ; - variabilité
liée aux clairières et vides des végétations vivaces de l’avant-dune, en
conditions subnitrophiles, du littoral sudouest de la Corse :
association à Silène soyeuse (Silene
sericea) et Vulpie
fasciculée (Vulpia
fasciculata)
(Sileno
sericeae- Vulpietum fasciculatae)
; - variabilité liée aux clairières et vides des végétations vivaces de
l’avant-dune, en conditions subnitrophiles, de la côte orientale de la Corse :
association à Silène de
Nice et Vulpie fasciculée (Sileno
nicaensis-Vulpietum fasciculatae)
; - variabilité liée aux massifs dégradés des dunes atlantiques ;
association à Queue-de-lièvre (Lagurus
ovatus) et Vulpie
membraneuse (Vulpia
membranacea)
(Laguro
ovati-Vulpietum membranacei).
Alliance :
Maresio nanae-Malcolmion ramosissimae
Associations :Sileno
nicaensis-Ononidetum variegatae Sileno nicaensis-Cutandietum maritimae
Sileno sericeae-Cutandietum maritimae Sileno gallicae-Corynephoretum divaricati
Corrigiolo telephifoliae-Corynephoretum divaricati Sileno nicaensis-Ononidetum
diffusae Sileno sericeae-Matthioletum tricuspidatae Senecio
leucanthemifolii-Matthioletum tricuspidatae Malcolmietum parviflorae
Alliance :
Laguro ovati-Vulpion
fasciculatae Associations
:Sileno
sericeae-Vulpietum fasciculatae Sileno nicaensis-Vulpietum fasciculatae Laguro
ovati-Vulpietum membranacei
16.229 Pelouses dunaires méditerranéennes xériques
Thero-Brachypodietalia p.
Formations dunaires de 34.5.
16.23 *Dunes fixées décalsifiées à Empetrum nigrum
*16.24 Dunes brunes à bruyère
Calluno-Ulicetea p.
Dunes décalcifiées,
colonisées par les landes du Calluno Genistion ou de l'Ulicion minoris,
et dans la péninsule ibérique, par l’Ericion umbellatae.
16.242 Dunes françaises à bruyère
Carici trinervis-Callunetum
Bruyères à Calluna
vulgaris-Carex trinervis des dunes intérieures du nord de la France.
16.244 Dunes françaises à bruyère cendrée
Festuco
vasconcensis-Ericetum cinereae
Bruyères à Erica
cinerea-Festuca vasconcensis des dunes sèches du sud-ouest de la France.
16.245 Dunes françaises à bruyère ciliée
Arrhenathero
thorei-Ericetum ciliaris
Bruyères à Erica
ciliaris-Pseudoarrhenatherum longifolium (= Arrhenatherum thorei) des
dunes plus humides du sud-ouest de la France.
16.25 Dunes avec fourrés, bosquets
Prunetalia spinosae p.
(Ligustro-Hippophaeion rhamnoidis, Lonicerion periclymeni, Pruno-Rubion
ulmifolii p., Sambuco-Berberidion)
Formations denses de grands
arbustes incluant argousier, troène, sureau, saule, ajonc ou genêt, souvent
ornées de plantes grimpantes telles que chèvrefeuille ou bryone. Les codes de
31.8 peuvent être utilisés, en complément de 16.252, pour spécifier les habitats
*Pelouses vivaces
calcicoles arrière-dunaires
Variabilité écologique : -
variabilité liée aux sables neutrophiles calcarifères fixés etenrichis en
matière organique des vieux systèmes dunaires plaqués sur falaise dans les
anses, soumis historiquement au pâturage bovin extensif :
association à Gaillet maritime (Galium
maritimum) et Brachypode
penné (Brachypodium
pinnatum) (Galio
maritimi-Brachypodietum pinnati).
Alliance :
Gentianello amarellae-Avenulion pratensis
Association :Galio
maritimi-Brachypodietum pinnati
16.251 Fourrés dunaires à Argousier
Formations à Hippophae
rhamnoides de la colonisation forestière des dépressions dunaires sèches
ainsi qu’humides, principalement au Danemark, en Allemagne, aux Pays-Bas, en
Belgique et dans les îles britanniques.
Dunes à
Hippophaë rhamnoides 2160.1
Formations colonisatrices
forestières d’Argousier des dépressions humides ou sèches des dunes.
Végétale :
Hippophaë rhamnoides.
Végétations non méditerranéennes de
manteaux arbustifs, fruticées et haies
Classe :
Crataego monogynae-Prunetea spinosae
Communautés de manteaux
dunaires nord-atlantiques Ordre :
Salicetalia arenariae
Communautés hautes
Alliance :
Ligustro vulgaris-Hippophaion rhamnoidis
Associations :Sambuco
nigrae-Hippophaetum rhamnoidis
Ligustro
vulgaris-Hippophaetum rhamnoidis
Pyrolo-Hippophaetum
rhamnoidis
Dunes à Argousier
Variabilités d’ordre
écologique : - variabilité liée aux premières pannes fraîches des dunes
littorales calcaires :
association à Sureau noir (Sambucus
nigra) et Argousier (Hippophaë
rhamnoides)
(Sambuco
nigrae-Hippophaetum rhamnoidis)
; - variabilité liée aux arrière-dunes littorales calcarifères, en position
interne : association à
Troène (Ligustrum
vulgare) et Argousier
(Ligustro
vulgaris-Hippophaetum rhamnoidis)
; - variabilité liée aux bordures des dépressions dunaires inondables :
association à Pyrole des sables
(Pyrola
rotundifolia var.
arenaria) et Argousier
(Pyrolo-Hippophaetum
rhamnoidis).
Argousier Sureau noir Troène Aubépine à un style Rosier rouillé Églantier
Chèvrefeuille des bois Pyrole des sables Bouleau verruqueux Nerprun purgatif
Calamagrostide épigéios Ronce bleuâtre Saule des dunes
Hippophaë rhamnoides Sambucus nigra Ligustrum vulgare Crataegus monogyna Rosa
rubiginosa Rosa canina Lonicera periclymenum Pyrola rotundifolia
var.
arenaria Betula pendula Rhamnus catharticus
Calamagrostis epigejos Rubus caesius Salix arenaria
16.252
Fourrés dunaires mixtes
Fourrés pré-forestiers autres que bruyères, argousier ou saule des sables (Ulex, Sarothamnus, Rubus, Ligustrum, Daphne).
16.26 Dunes à Salix arenaria
Salicion arenariae
Formations à Salix
arenaria des dépressions dunaires sèches ou humides.
Dunes à
Salix repens
ssp.
argentea
(Salicion arenariae)
2170
Communautés à
Salix repens
(Salicion
arenariae), colonisant les
dépressions dunaires humides. Suivant l’abaissement de la nappe phréatique ou
l’accumulation de sable, ces communautés peuvent se développer en communautés
mésophiles notamment du
Pyrolo-Salicetum (avec
Pyrola rotundifolia,
Viola canina,
Monotropa hypopitys),
en communautés xérophiles à
Salix
(avec
Carlina vulgaris,
Thalictrum minus) ou en
communautés à Salix
repens avec des éléments du
Mesobromion.
Végétations non méditerranéennes de manteaux arbustifs, fruticées et haies
Classe :
Crateago monogynae-Prunetea spinosae
Communautés de manteaux dunaires
nord-atlantiques Ordre :
Salicetalia arenariae
Communautés basses
Alliance :
Salicion arenaria
Association :Rubio
peregrinae-Salicetum arenariae
Végétations hygrophiles de
bas-marais, à dominance d’hémicryptophytes,collinéennes à alpines, sur sol
tourbeux, paratourbeuxou minéral, oligotrophe à mésotrophe Classe :
Scheuchzerio
palustris-Caricetea fuscae
Ordre :
Caricetalia davalliana
Communautés atlantiques
planitiaires des sols tourbeuxoligotrophes
Alliance :
Hydrocotylo vulgaris-Schoenion nigricantis
Association :Acrocladio
cuspidati-Salicetum arenariae
Dunes à Saule des dunes
2170.1
Variabilité écologique et
géographique :- variabilité liée aux dépressions humides arrière-dunaires
subinondables des systèmes dunaires thermo-atlantiques :
association à Garance voyageuse (Rubia
peregrina) et Saule des
dunes (Salix
arenaria)
(Rubio
peregrinae-Salicetum arenariae)
; - variabilité liée aux dépressions dunaires longuement inondables :
association à Acrocladie cuspidée (Calliergonella
cuspidata) et Saule des
dunes (Acrocladio
cuspidati-Salicetum arenariae).Saule
des dunes Garance voyageuse Orchis incarnat Parnassie des marais
Écuelle d’eau Listère ovale Calamagrostide épigéios Chèvrefeuille des bois Ronce
à feuille d’orme Séneçon en arbre Argousier Troène Bryophytes :
Acrocladie cuspidée Drépanoclade
Salix arenaria Rubia peregrina Dactylorhiza incarnata Parnassia palustris
Hydrocotyle vulgaris Listera ovata Calamagrostis epigejos Lonicera periclymenum
Rubus ulmifolius Baccharis halimifolia Hippophaë rhamnoides Ligustrum vulgare
Calliergonella cuspidata Drepanocladus aduncus
Juniperion lyciae ;
Berberidion p.
Formations à genèvriers (Juniperus
phoenica, J. phoenica subsp. lycia, J. oxycedrus subsp. macrocarpa)
des dépressions et des pentes dunaires des régions méditerranéennes et
thermo-atlantiques.
*Fourrés
à Genévriers sur dunes 2250.1
Variabilité géographique : -
variabilité liée aux arrière-dunes corses :
association à Asperge à feuilles
aiguës (Asparagus
acutifolius) et
Genévrier oxycèdre à gros fruits (Juniperus
oxycedrus subsp.
macrocarpa)
(Asparago
acutifolii-Juniperetum macrocarpae)
; - variabilité liée aux arrière-dunes provençales :
association à Chêne vert (Quercus
ilex) et Pin d’Alep (Pinus
halepensis)
sous-association à Genévrier de Phénicie (Juniperus
phoenicea subsp.
turbinata)
(Querco
ilicis-Pinetum halepensis
sousassociation
juniperetosum lyciae).
Alliance :
Juniperion turbinata
Associations :Asparago
acutifolii-Juniperetum macrocarpae Querco ilicis-Pinetum halepensis
sous-association
juniperetosum lyciae
* Fourrés à Genévriers
sur falaises 2250.2
Variabilité géographique :-
variabilité liée aux falaises et arrière-dunes thermoméditerranéennesde Corse :
association à Oléastre (Olea
europaeasubsp. sylvestris)
et Genévrier de Phénicie (Juniperus
phoeniceasubsp. turbinata)
(Oleo
sylvestris-Juniperetum turbinatae)
;- variabilité liée aux falaises de Provence orientale, des Alpes-Maritimes et
de Corse : association à
Asperge à feuilles aiguës(Asparagus
acutifolius) et Barbe de
Jupiter (Anthyllis
barbajovis)(Asparago
acutifolii-Anthyllidetum barbajovis)
;- variabilité liée aux grandes falaises occidentales de Corse :association
à Genévrier oxycèdre à gros fruits (Juniperusoxycedrus
subsp. macrocarpa) et
Euphorbe arborescente (Euphorbia
dendroides)
(Junipero
macrocarpae-Euphorbietum dendroidis)
; - variabilité liée aux arrière-dunes provençales :
association à Chêne vert (Quercus
ilex) et Pin d’Alep (Pinus
halepensis)
sous-association à Genévrier de Phénicie
(Querco
ilicis- Pinetum halepensis
sous-association
juniperetosum lyciae).
Variabilité morphologique et de taille du fourré en fonction de la distance à la
mer et de l’aérodynamisme Alliance
: Juniperion
turbinatae
Associations :Oleo
sylvestris-Juniperetum turbinatae Asparago acutifolii-Anthyllidetum barbajovis
Junipero macrocarpae-Euphorbietum dendroidis Querco ilicis-Pinetum halepensis sous-association
juniperetosum lyciae
16.271 Fourrés dunaires à genévrier oxycèdre
Rhamno-Juniperetum
macrocarpae i.a.
Fourrés et petits bois à
Juniperus oxycedrus subsp. macrocarpa de la ceinture externe des bois
à genévrier des dunes fixées méditerranéennes et méditerraneo-atlantiques.
16.272 Bois à Juniperetum lyciae
Rhamno-Juniperetum lyciae
i.a.
Fourrés et bois à
Juniperus phoenica subsp. lycia de la ceinture interne des fourrés à
genévrier des dunes fixées méditerranéennes et méditerranéo-atlantiques.
16.28 Fourrés dunaires à sclérophylles
Ononido-Rosmarinetea p.,
Quercetea ilicis p., Cisto-Lavanduletea p.
Fourrés ligneux
sclérophylles établis sur les dunes de la région méditerranéenne. Les codes de
32 peuvent être utilisés en complément de 16.28 pour spécifier les habitats.
Dunes à végétation
sclérophylledes
Cisto-Lavanduletalia 2260.1
Variabilités d’ordre
écologique et géographique :- littoral de la Corse : variabilité liée aux
vieilles terrasses graveleuses:
association à Halimium à
feuilles d’obione (Halimium
halimifolium)
et Ciste à feuilles de sauge
(Cistus
salviifolius)
(Cisto
salviifolii-Halimietum halimifolii).
- littoral atlantique :•
variabilité liée aux pré-manteaux internes, sur sol sablohumifère frais, des
forêts arrière-dunaires de l’île d’Oléron :
groupement à Osyris blanc (Osyris
alba) et Ciste à sépales
poilus (Cistus
psilosepalus),
• variabilité liée aux
manteaux mésophiles de la chênaie pubescente arrière-dunaire, de l’île d’Oléron
: groupement à Ciste à
feuilles de laurier (Cistus
laurifolius),
• variabilité liée aux
pré-manteaux éclairés des forêts arrière- dunaires de l’île d’Oléron :
groupement à Ciste de
Montpellier (Cistus
monspeliensis).
Alliance :
Cistion laurifolii
Associations
:Groupement à
Osyris alba
et
Cistus psilosepalus
Groupement à
Cistus
laurifolius
Groupement à
Cistus monspeliensis
Alliance :
Rosmarinion officinalis
Sous-alliance :
Halimionenion
halimifolii Association
:Cisto
salviifolii-Halimietum halimifolii
Dunes colonisées par la
forêt ou des fourrés humides. Les codes de 41.5, 41.7, 42, 44, 45 peuvent être
utilisés en complément de 16.29 pour préciser les habitats.
Dunes boisées des
régions atlantique,continentale et boréale 2180.1
Végétations arborées ou arbustives
méditerranéennes, souvent sempervirentes et sclérophylles
Classe :
Quercetea ilicis
Communautés arborées claires ou arbustives, héliophiles. Ordre :
Pistacio
lentisci-Rhamnetalia alaterni
Communautés littorales des dunes et de
certaines côtes abruptes Alliance :
Juniperion turbinatae
Communautés arborées fermées
Ordre :
Quercetalia ilicis
Communautés du méditerranéen subhumide (avec irradiation thermo-atlantique).
Alliance :
Quercion ilicis
Alliances :
Juniperion turbinatae
Quercion ilicis
*Forêts dunales à Pin
parasol (Pinus pinea)
2270.1
La variabilité observée
correspond essentiellement au type d’habitat dunaire en superposition duquel se
développent la pinède à Pin parasol (alliance du
Quercion ilicis)
et des maquis littoraux sur sables (alliance du
Juniperion turbinatae)
; - junipéraies à Genévrier de Phénicie (Juniperus
phoenicea subsp.
turbinata)
; - junipéraies destructurées et avec présence de peuplements de Pin parasol
(Pinus pinea),
issus le plus souvent de plantations du
XIXe
siècle (Corse), et du Genévrier oxycèdre
à gros fruits (Juniperus
oxycedrus subsp.
macrocarpa).
*Forêts dunales à Pin
maritime (Pinus
pinaster) 2270.2
La variabilité observée
correspond essentiellement au type d’habitat dunaire en superposition duquel se
développent la pinède à Pin parasol (alliance du
Quercion ilicis)
et des maquis littoraux sur sables (alliance du
Juniperion turbinatae)
; - dunes fixées du littoral méditerranéen du
Crucianellion maritimae
; - maquis littoraux à
Genévriers, plus ou moins destructurés.
Dunes boisées du littoral
nord-atlantique
2180.1
La variabilité est liée aux
larges arrière-dunes calcarifères plates, subhumides à inondables de la Manche
orientale à la Belgique :
association à Troène (Ligustrum
vulgare) et Bouleau
verruqueux (Betula
pendula)
(Ligustro
vulgaris-Betuletum pubescentis).
Alliance :
Alnion incanae
Sous-alliance :
Ulmenion minoris
Association :Ligustro
vulgaris-Betuletum pubescentis
Dunes boisées
littorales thermo-atlantiquesà Chêne vert 2180.2
Il existe une certaine
variabilité écologique
au sein de l’association
à Chêne vert (Quercus
ilex) et Pin maritime (Pinus
pinaster subsp.
atlantica)
(Pino
pinastri-Quercetum ilicis)
avec : - une forme plus sèche et plus ouverte sur sables décalcifiés : Ajonc
d’Europe (Ulex
europaeus),
Genêt à balai (Cytisus
scoparius subsp.
scoparius),
Bruyère à balai (Erica
scoparia) ; - une
forme plus fraîche et plus fermée sur sables plus calcarifères : Petit-Houx (Ruscus
aculeatus), Lierre
(Hedera helix),
Iris fétide (Iris
foetidissima),
Daphné lauréolé (Daphne
laureola).
Alliance :
Quercion ilicis
Sous-alliance :
Querco ilicis-Pinenion
maritimi Association :Pino
pinastri-Quercetum ilicis
Dunes boisées
littorales thermo-atlantiquesà Chêne liège 2180.3
Il existe une certaine
variabilité écologique au sein de l’association
à Chêne liège (Quercus
suber) et Pin maritime (Pinus
pinaster subsp.
atlantica)
(Pino
pinastri-Quercetum suberis) ;
- la bordure maritime de certaines forêts dunaires est caractérisée par le Genêt
à balai (Cytisus
scoparius subsp.
scoparius),
l’Arbousier (Arbutus
unedo) et le Ciste à feuilles
de sauge (Cistus
salviifolius) ; - dans les
zones plus abritées, en retrait de la mer, on observe le Houx (Ilex
aquifolium) et le Lierre (Hedera
helix). Il existe une
certaine variabilité écologique au sein de l’association
à Chêne liège (Quercus
suber) et Pin maritime (Pinus
pinaster subsp.
atlantica)
(Pino
pinastri-Quercetum suberis) ;
- la bordure maritime de certaines forêts dunaires est caractérisée par le Genêt
à balai (Cytisus
scoparius subsp.
scoparius),
l’Arbousier (Arbutus
unedo) et le Ciste à feuilles
de sauge (Cistus
salviifolius) ; - dans les
zones plus abritées, en retrait de la mer, on observe le Houx (Ilex
aquifolium) et le Lierre (Hedera
helix).
Alliance :
Quercion ilicis
Sous-alliance :
Querco ilicis-Pinenion
maritimi
Association :Pino
pinastri-Quercetum suberis
Arrière-dunes boisées à
Chêne pédonculé
2180.4
Au sein de l’alliance du
Quercion
robori-pyrenaicae, dont
les associations restent à définir, deux variabilités d’ordre écologique ont été
distinguées ; - variabilité acidiphile : Genêt à balai (Cytisus
scoparius subsp.
scoparius),
Bruyère à balai (Erica
scoparia) ; -
variabilité de sols plus hydromorphes, plus ou moins gorgés d’eau : Molinie
bleue (Molinia
caerulea
Aulnaies, saulaies,
bétulaieset chênaies pédonculées marécageusesarrière-dunaires 2180.5
Variabilité écologique et
géographique : - variabilité liée aux marais tourbeux sublittoraux d’Aquitaine
et d’Armorique :
association à Galé odorant (Myrica
gale) et Saule roux (Salix
atrocinerea)
(Myrico-Salicetum
atrocinereae) - variabilité
liée aux sables tourbeux des étangs littoraux du Sud-Ouest ;
association à Osmonde royale (Osmunda
regalis) et Bouleau
pubescent (Betula
pubescens)
(Osmundo
regalis- Betuletum pubescentis).
Alliance :
Alnion glutinosae
Associations :Myrico-Salicetum
atrocinereae Osmundo regalis-Betuletum pubescentis
16.3 LETTES DUNAIRES HUMIDES (= Pannes humides, = dépressions humides intradunales) EU2190
Dépressions humides des systèmes dunaires. Les habitats les plus importants sont compris dans les unités suivantes. Si les divisions proposées ne suffisent pas, les codes appropriés de 22.4, 22.3, 54.2, 54.4, 53 peuvent être utilisés conjointement avec elles. Les lettes dunaires humides sont des habitats extrêmement riches et spécialisés très menacés par l'abaissement du niveau de la nappe aquifère.
16.31 Mares des lettes dunaires
Groupements aquatiques d'eau
douce (voir 22.4) des flaques d'eau permanentes des lettes.
Mares dunaires 2190.1
Variabilités écologiques :-
variabilité liée aux eaux saumâtres littorales, ou plus rarement intérieures,
fortement minéralisées :
alliance du Charion
canescentis (associations
à définir) ; - variabilité liée aux :
association à Hottonie des marais (Hottonia
palustris)
(Hottonietum
palustris) ; - variabilité
liée aux eaux douces riches en ions, peu profondes, oligohalines à euryhalines,
pouvant s’échauffer :
association à Najas marine (Najadetum
marinae) ; - variabilité liée
eaux douces riches en ions, peu profondes, oligohalines à euryhalines des zones
poldériennes : association
à Zanichellie (Zanichellia
palustris subsp.
pedicellata)
(Zannichellietum
pedicellatae). Alliance :
Charion
canescentis Associations
: à définir Alliance :
Nymphaeion albae
Association :
Hottonietum palustris
Alliance :
Potamion pectinati
Associations :Najadetum
marinae Zannichellietum pedicellatae Potametum pectinat
Potametum obtusifolii otametum graminifoliae
16.32 Gazons pionniers des lettes ou pannes humides
Juncenion bufonii p. :
Gentiano-Erythraeetum littoralis
Formations pionnières des
sables humides avec Samolus valerandi, Centaurium spp., Blackstonia
perfoliata, Juncus bufonius (voir 22.322).
Pelouses pionnières des
pannes 2190.2
Variabilités d’ordre
écologique : - variabilité liée aux sables humides des dépressions fraîches, au
contact hygrosère-xérosère :
association à Petite Centaurée (Centaurium
littorale) et Sagine
noueuse (Sagina
nodosa var.
moniliformis)
(Centaurio
littoralis-Saginetum moniliformis)
: - variabilité liée aux dépressions plus longuement inondées :
association à Samole de Valerand (Samolus
valerandi) et Littorelle
des lacs (Littorella
uniflora)
(Samolo
valerandi- Littorelletum lacustris).
Alliance :
Nanocyperion
flavescentis
Association :Centaurio
littoralis-Saginetum moniliformis
Alliance :
Elodo
palustris-Sparganion
Association :Samolo
valerandi-Littorelletum lacustris
16.33 Bas-marais des pannes humides
Communautés de bas-marais
alcalins et, occasionnellement, acides (voir 54.2, 54.4, et en particulier
54.21, 54.2H, 54.49), souvent envahies par le saule des sables, occupant les
parties les plus humides des lettes.
Bas-marais dunaires
2190.3
Variabilités écologique et
géographique : - variabilité liée aux dépressions humides de la zone de
balancement saisonnier des eaux, sur sable essentiellement minéral ou peu
organique, sur le littoral de la Manche orientale :
association à Drépanoclade (Drepanocladus
aduncus) et Laîche à
trois nervures (Carex
trinervis)
(Drepanoclado
adunci- Caricetum trinervis)
; - variabilité liée aux dépressions momentanément inondables des dunes
calcarifères, sur substrat essentiellement minéral, du littoral de la Manche
orientale : association à
Calamagrostide épigéios (Calamagrostis
epigejos) et Jonc à
fleur obtuse (Juncus
subnodulosus)
(Calamagrostio
epigei-Juncetum subnodulosi)-
variabilité liée aux prairies inondables des plaines et des larges dépressions
humides des grands systèmes dunaires, anciennes portions d’estran isolées entre
deux cordons dunaires, sur sol devenant organo-minéral, avec glissement
phréatique oxygéné, du littoral de la Manche orientale, dunes picardes :
association à Ophioglosse
vulgaire (Ophioglossum
vulgatum) et
Calamagrostide épigéios (Ophioglosso
vulgati-Calamagrostietum epigei)
; - variabilité liée aux bordures des dépressions dunaires fortement dépendantes
de la nappe phréatique, de la Picardie à la Vendée :
association à Laîche de Scandinavie
(Carex scandinavica)
et Agrostide maritime (Agrostis
stolonifera subsp.
maritima)
(Carici
scandinavicae-Agrostietum maritimae)
; - variabilité liée aux dépressions humides, encore subhalophiles, des cordons
dunaires, à proximité d’une nappe phréatique, carbonatée, des dunes normandes et
bretonnes : association à
Jonc maritime (Juncus
maritimus) et Choin
noircissant (Schoenus
nigricans)
(Junco
maritimi-Schoenetum nigricantis)
; - variabilité liée aux dépressions dunaires humides à inondables, sous climat
thermo-atlantique du littoral du centreouest et du sud-ouest de la France :
association à Scirpe jonc
(Holoschoenus
romanus) et Laîche à
trois nervures (Holoschoeno
romani-Caricetum trinervis) ;
- variabilité liée aux dépressions dunaires subinondables, sur sable calcarifère
noirci d’accumulation organique, du littoral du Centre- Ouest, de la Vendée à la
Gironde : association à
Scirpe jonc et Choin noircissant
(Holoschoeno-Schoenetum
nigricantis) ; - variabilité
liée aux dépressions arrière-dunaires recreusées ou bouleversées par
prélèvements de sable du littoral du Centre- Ouest :
association à Samole de Valerand (Samolus
valerandi) et Scirpe
jonc (Samolo
valerandi-Holoschoenetum romani)
; - variabilité liée aux dépressions dunaires longuement inondables du Nord à la
Normandie : association à
Acroclade cuspidé (Acrocladium
cuspidatum) et Saule des
dunes (Salix
arenaria) (Acrocladio
cuspidati-Salicetum arenariae)
; - variabilité liée aux dépressions
plates, humides à inondables des dunes méditerranéennes, sur sol carbonaté et
sans exploitation :
association à Sucrière (Erianthus
ravennae) et Choin
noircissant (Eriantho
ravennae-Schoenetum nigricantis).Alliance
: Hydrocotylo
vulgaris-Schoenion nigricantis
Associations :Drepanoclado
adunci-Caricetum trinervis Calamagrostio epigei-Juncetum subnodulosi Ophioglosso
vulgati-Calamagrostietum epigei Carici scandinavicae-Agrostietum maritimae Junco
maritimi-Schoenetum nigricantis Holoschoeno romani-Caricetum trinervis
Holoschoeno-Schoenetum nigricantis Samolo valerandi-Holoschoenetum romani
Acrocladio cuspidati-Salicetum arenariae Eriantho ravennae-Schoenetum
nigricantis
16.34 Prairies des lettes ou pannes humides
Prairies humides et
jonchaies humides (voir 37.31, 37.4) des pannes dunaires, assez souvent avec des
saules rampants (Salix rosmarinifolia, S. arenaria).
Prairies humides
dunaires 2190.4
Variabilité liée aux
dépressions dunaires souvent soumises à un pâturage extensif, de la Picardie à
la Vendée : association à
Agrostide stolonifère (Agrostis
stolonifera) et
Germandrée des marais (Teucrium
scordioides)
(Teucrio
scordioidis- Agrostietum stoloniferae).
Alliance :
Molinio
arundinaceae-Holoschoenion vulgaris
Association :Teucrio
scordioidis-Agrostietum stoloniferae
16.35 Roselières et cariçaies des lettes dunaires EU2190
Roselières et groupements de
petites laîches (voir 53.1, 53.2, 53.3) des pannes dunaires.
Roselières et cariçaies
dunaires 2190.5
Variabilités
d’ordre écologique : - variabilité liée aux bords des estuaires, dans les zones
d’apport important d’eau douce :
association à Arroche hastée (Atriplex
prostrata) et Phragmite
(Phragmites
australis)
(Atriplici
hastatae-Phragmitetum communis)
;
- variabilité liée aux cuvettes longuement engorgées d’eau saumâtre des bordures
de prés salés, plus ou moins soumises aux arrivées d’eau douce :
association à Scirpe maritime (Bolboschoenus
maritimus var.
compactus)
(Scirpetum
compacto-littoralis) ; -
variabilité liée aux ceintures d’étangs plus ou moins inondables, sur substrat
organo-minéral oligohalin :
association à Jonc maritime (Juncus
maritimus) et Cladium (Cladium
mariscus)
(Junco
maritimi-Cladietum marisci).
Alliance :
Scirpion compacti
Associations :Scirpetum
compacti Atriplici hastatae-Phragmitetum communis
Plages couvertes de galets petits ou gros, habituellement formées par l'action des vagues.
17.1 PLAGES DE GALETS SANS VEGETATION
Plages de galets dépourvues de phanérogames. Les groupements médiolittoraux (intertidaux) et supralittoraux d'invertébrés peuvent être utilisés pour définir les subdivisions.
17.2 VEGETATION ANNUELLE DES LAISSES DE MER SUR PLAGES DE GALETS
Cakiletea
maritimae p.
Formations de plantes
annuelles occupant les accumulations de matériaux charriés et de graviers riches
en matières organiques azotées ; les plantes caractéristiques sont Cakile
maritima, Salsola kali, Atriplex spp.(particulièrement A. glabriuscula),
Polygonum spp., Euphorbia peplis, Glaucium flavum, Matthiola sinuata.
Végétation annuelle des
laisses de mer 1210
Formations de plantes
annuelles ou formations représentatives de plantes annuelles et vivaces,
occupant des accumulations de débris et de graviers riches en matière organique
azotée (Cakiletea
maritimae p.).
Végétales :
Cakile maritima, Salsola kali,
Atriplex spp. (en particulier
A. glabriuscula),
Polygonum
spp.,
Euphorbia peplis, Mertensia
maritima, Glaucium flavum, Matthiola sinuata.
Laisses de mer sur
substrat sableux à vaseuxdes côtes Manche-Atlantique et mer du Nord 1210.1
Limites supérieures des
pleines mers de vives-eaux, pente faible à nulle. Substrat sableux à
limono-sableux, plus ou moins enrichi en débris coquilliers, bien drainé et
rarement engorgé d’eau. Substrat régulièrement baigné par les vagues à marée
haute de vive-eau. Apports réguliers de laisses de mer constituées de débris
animaux et végétaux (essentiellement des algues) en décomposition, riches en
matière organique azotée. Variabilités d’ordre écologique : - variabilité liée à
des sables fins à moyens : Arroche des sables (Atriplex
laciniata),
Soude épineuse (Salsola
kali), Roquette de mer (Cakile
maritima) ;
association à Bette maritime (Beta
vulgaris subsp.
maritima)
et Arroche des sables (Beto
maritimae- Atriplicetum laciniatae),
association à Roquette de mer
(Cakiletum
maritimae), cette dernière est limitée aux rivages de la mer du Nord
; - variabilité liée à un substrat argilo-limoneux : Arroche hastée
(Atriplex prostrata), Bette maritime (Beta
vulgaris subsp.
maritima), Arroche du littoral (Atriplex
littoralis) ;
association à Bette maritime et Arroche hastée
(Atriplici hastatae-Betetum
maritimae),
association à Bette maritime et Arroche du littoral (Beto
maritimae-Atriplicetum littoralis)
; - variabilité
liée à un substrat enrichi en guano (sites de nidification d’oiseaux marins) :
Matricaire maritime (Matricaria
maritima), Arroche du littoral (Atriplex
littoralis) ;
association à Matricaire maritime et Arroche du littoral (Matricario
maritimae-Atriplicetum littoralis) ; - variabilité liée aux substrats
dunaires perturbés et remaniés du nord de la France : Corisperme à fruit ailé (Corispermum
lepto pterum) ;
association à Roquette de
mer et Corisperme à fruit ailé (Cakilo
maritimae-Corispermetum leptopteri).
Associations :Matricario
maritimae-Atriplicetum littoralis Beto maritimae-Atriplicetum littoralis
Atriplici hastatae-Betetum maritimae
Associations : Beto
maritimae-Atriplicetum laciniatae Cakiletum maritimae Cakilo
maritimae-Corispermetum leptopteri *
Laisses de mer sur cordons
de galets et de graviers des côtes Manche-Atlantique et mer du Nord 1210.2
Limites supérieures des
pleines mers de vives-eaux, pente faible à nulle. Substrat grossier à très
grossier, constitué de galets parfois mêlés de sables grossiers et de débris
coquilliers. Substrat régulièrement baigné par les vagues à marée haute de
vive-eau. Apports réguliers de laisses de mer constituées de débris végétaux
(essentiellement des algues) et animaux en décomposition, riches en matière
organique azotée. Variabilités d’ordre édaphique et bioclimatologique : -
variabilité liée à la présence et à l’importance des débris coquilliers, sous
climat nord-atlantique : Renouée de Ray (Polygonum
raii), Arroche de Babington (Atriplex
glabriuscula) ; association
à Renouée de Ray et Arroche de Babington (Polygono
raii-Atriplicetum glabriusculae) ; - variabilité liée à la présence de
substrat sablo-graveleux sous climat thermo-atlantique : Matricaire maritime (Matricaria
maritima), Euphorbe péplis (Euphorbia
peplis) ; association à
Matricaire maritime et Euphorbe péplis (Matricario
maritimae- Euphorbietum peplis).
Arroche de Babington
Bette maritime Matricaire maritime Renouée de Ray Pavot cornu Arroche hastée
Atriplex glabriuscula Beta vulgaris
subsp.
maritima Matricaria
maritima Polygonum raii Glaucium flavum Atriplex prostrata
Alliance :
Atriplici
laciniatae-Salsolion kali
Associations :
Beto maritimae-Atriplicetum glabriusculae Polygono raii-Atriplicetum
glabriusculae
Alliance :
Euphorbion peplis
Association :
Matricario maritimae-Euphorbietum peplis
Laisses de mer des côtes
méditerranéennes 1210.3
Limites supérieures des pleines mers de
vives-eaux, pente faible à nulle ; bordures supérieures des lagunes ouvertes à
la mer. Substrat sableux, plus ou moins enrichi en débris coquilliers. Apports
hivernaux et printaniers de laisses de mer formant d’épais matelas constitués
essentiellement de débris végétaux (essentiellement des restes de Posidonies,
Posidonia oceanica)
mélangés aux particules sableuses, riches en matière organique azotée.
Cakilier Euphorbe
péplis Soude épineuse Soude
Cakile maritima subsp.
aegyptiaca
Euphorbia peplis Salsola kali Salsola soda
Renouée maritime Arroche
hastée Arroche de Tornaben
Lampourde d’Italie Arroche du littoral Bette maritime Polygonum maritimum
Atriplex prostrata Atriplex tornabeni
Xanthium italicum Atriplex littoralis Beta vulgaris subsp. maritima
Alliance
Euphorbion peplis
Associations :
Salsolo kali-Cakiletum aegyptiacae Atriplicetum hastato-tornabeni
Alliance
Thero-Suaedion
splendentis
Associations :
Suaedo splendentis-Bassietum hirsutae Salsoletum sodae Puccinellio
festuciformis-Atriplicetum littoralis
17.3 VEGETATION VIVACE DES BANCS DE GALETS à CRAMBE
Honkenyo-Crambion
Végétation pérenne
halo-nitrophile de la partie supérieure des plages formée par Crambe
maritima, Honkenya peploides et des espèces caractéristiques des groupments
régionaux comme indiqué plus loin.
Végétation des hauts de cordons
de galets 1220.1
De la limite des plus
hautes mers au contact supérieur des laisses de mer (0 m), pente faible à nulle.
Substrat de galets de granulométrie variable, parfois mélangés à des sables
grossiers, plus ou moins remanié au moment des fortes marées. Substrat
occasionnellement baigné par les vagues au moment des très grandes marées.
Apports réguliers de débris végétaux en décomposition (laisses de mer) qui
s’accumulent dans les interstices entre les éléments grossiers
Pourpier de mer Chou
marin Criste marine Bette maritime Oseille crépue Pavot cornu
Honckenya peploides Crambe maritima Crithmum maritimum Beta vulgaris
subsp.
maritima Rumex crispus
var.
trigranulatus Glaucium
flavum Douce-amère
maritime ilène montana Gesse maritime
(1)
Solanum marinum Silene montana Lathyrus japonicus
subsp.
maritimus
Alliance :
Honckenyo
latifoliae-Crambion maritimae
Associations :
Honckenyetum peploidis Lathyro japonici-Crambetum maritimae* Crithmo
maritimi-Crambetum maritimae Crithmo-maritimi-Sonchetum maritimi
Végétation des
revers internesdes cordons de galets 1220.2
Altitude très faible : de la
limite des plus hautes mers à 1 m, pente faible à nulle. Substrat de galets plus
ou moins grossiers, plus ou moins stabilisés, recouverts d’une pellicule
sablo-organique. Substrat exceptionnellement baigné par les vagues au moment des
très fortes marées hautes, mais encore fortement soumis à l’influence marine.
Douce-amère maritime
Silène montana Avoine élevée Oseille crépue Pavot cornu
Silène maritime
Solanum marinum Silene montana Arrhenatherum elatius Rumex crispus
var.
trigranulatus Glaucium flavum
Silene maritima
Alliance : Honckenyo latifoliae-Crambion maritimae Association :Solano marini-Silenetum montanae Alliance : Arrhenatherion elatioris Association :Sileno maritimae-Arrhenatheretum elatioris
17.32 Groupements à Crambe de la Manche
Lathyro-Crambetum
Formations à
Crambe-Honkenya avec Lathyrus japonicus du sud de la Mer du Nord et
des côtes de la Manche du sud-ouest de l'Angleterre et, très localement, des
côtes françaises de la Manche.
17.33 Groupements à Crambe de l'Atlantique
Crithmo-Crambetum
Formations à
Crambe-Honkenya avec Crithmum maritimum, de Bretagne et du Cotentin.
17.4 PRAIRIES ET LANDES DES BANCS DE GALETS
Prairies et landes des grands bancs de galets s’étendant vers l’intérieur des terres.
17.41 Pelouses à Avoine élevée sur bancs de galets
Gazons à Arrhenatherum elatius des bancs de galets.
17.42 Landes à Genêt à balais sur bancs de galets
Peuplements prostrés à Cytisus scoparius des bancs de galets.
18 Côtes rocheuses et falaises maritimes
Rochers exposés en bordure de mer ou de lacs salés, ou séparés d'eux par une étroite ligne de rivage. Au-delà de leur intérêt botanique, ce sont souvent des sites d’importance pour la nidification des oiseaux marins.
Côtes rocheuses et falaises dépourvues de plantes vasculaires. Les étages médiolittoral (étage intertidal ou battu par les vagues) et supralittoral (zone des embruns) sont habités par des communautés riches en divers invertébrés et algues qui peuvent être utilisés pour définir des subdivisions. Une structure de base est proposée plus loin ; davantage de divisions, telles que les biocénoses et les faciès listés par Augier (1982) pour la Méditerranée, peuvent être facilement intégrées.
18.11 Rochers et falaises de la frange médiolittorale
Rochers et falaises de la partie la plus basse de la zone médiolittorale, occupés par des communautés de transition avec ceux de la zone infralittorale.
18.12 Rochers de l'étage médiolittoral inférieur
Rochers et falaises de la partie inférieure de la zone médiolittorale, occupés, en particulier, par des algues encroûtantes.
18.13 Rochers de l'étage médiolittoral supérieur
Rochers et falaises de la partie haute de la zone médiolittorale, occupés par des communautés caractérisées, en particulier, par des crustacés cirripèdes et des algues molles.
18.14 Surplombs, crevasses et grottes de l'étage médiolittoral
Surplombs, fentes et grottes de l'étage médiolittoral.
18.15 Mares permanentes des rochers de l'étage médiolittoral
Mares permanentes de la zone médiolittorale, alimentées par la marée haute.
18.16 Rochers de l'étage supralittoral
Rochers et falaises de la zone supralittorale des embruns, principalement occupés par des lichens (Verrucaria i.a.)
18.17 Flaques des rochers de l'étage supralittoral
Flaques de salinité variable alimentées par les eaux de pluie, les embruns et occasionnellement les vagues.
18.2 CÔTES ROCHEUSES ET FALAISES AVEC VEGETATION
Côtes rocheuses et falaises colonisées par des assemblages disjoints de chasmophytes aérohalines ou de pelouses plus ou moins fermées aérohalines.
18.21 Groupements des falaises atlantiques
Crithmo-Armerietalia
Falaises végétalisées des
côtes de l'Atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord avec Crithmum
maritimum, Armeria maritima, Limonium spp., Brassica oleracea, Silene uniflora
subsp. maritima, Cochlearia officinalis, Plantago maritima, Festuca rubra
subsp. pruinosa, Daucus spp., Matricaria maritima, Asplenium marinum,
Spergularia rupicola, Inula crithmoides, Sedum anglicum, Rhodiola rosea,
Lavatera arborea.
Végétation des fissures
des rochers eu-atlantiquesà nord-atlantiques 1230.1
Cet habitat se développe
immédiatement au contact supérieur des communautés lichéniques de la partie
inférieure à moyenne de l’étage aérohalin. En raison de la forte exposition aux
éléments climatologiques, les conditions écologiques qui régissent la mise en
place des communautés végétales sont très contraignantes : - substrat
essentiellement minéral, avec dans certains cas de
particules minérales issues de l’altération de la roche mère(éboulis, arènes) et
des particules organiques piégées dans les fissures des rochers ; - sécheresse
estivale, liée aux faibles précipitations et à l’absence d’eau disponible dans
le substrat, et accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; -
halophilie toujours très marquée, liée à l’influence maximal
d’embruns et à la projection de paquets de mer pendant les tempêtes.
Alliance :
Crithmo maritimi-Limonion binervosi
Associations :Crithmo
maritimi-Spergularietum rupicolae Spergulario rupicolae-Limonietum binervosi
Armerio maritimae-Limonietum normannici Armerio maritimae-Asplenietum maritimae
Alliance :
Cochleario
officinalis-Armerion maritimae
Association :Armerio
maritimae-Cochlearietum officinalis
Alliance :
Brassicion oleracei
Association :
Brassicetum
oleraceae
Végétation des
fissures des rochers thermo-atlantiques 1230.2
Cet habitat se développe
immédiatement au contact supérieur des communautés lichéniques de la partie
inférieure à moyenne de l’étage aérohalin, sous un climat thermo-atlantique. En
raison de la forte exposition aux éléments climatologiques, les conditions
écologiques régissant la mise en place des communautés végétales sont très
contraignantes : - substrat essentiellement minéral, avec dans certains cas des
particules minérales issues de l’altération de la roche mère (arènes) et des
particules organiques piégées dans les fissures des rochers ; - sécheresse
estivale, liée aux faibles précipitations et à l’absence d’eau disponible dans
le substrat et accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; -
halophilie toujours très marquée.
Alliance :
Crithmo maritimi-Limonion binervosi
Associations :Spergulario
rupicolae-Limonietum dodartii Crithmo maritimi-Limonietum ovalifolii Dactylo
hispanici-Limonietum dodartii Crithmo maritimi-Limonietum occidentalis Crithmo
maritimi-Plantaginetum maritimae Helichryso stoechadis-Brassicetum oleraceae
Pelouses aérohalines sur
falaises cristallineset marno-calcaires 1230.3
Cet habitat se situe le
plus souvent au contact supérieur des végétations de fissures rocheuses de la
partie moyenne à supérieure de l’étage aérohalin, plus rarement au contact
supérieur des communautés de lichens. Lié aux falaises cristallines et
marno-calcaires, il se développe sur différents types de substrats : - autour
des affleurements rocheux, sur un sol très squelettique et sec, composé d’arènes
issues de l’altération de la roche mère en place, parfois mêlées de particules
sableuses d’origine éolienne (placages), en mélange avec de la matière organique
; - sur un sol organique mésophile à méso-xérophile, de type ranker littoral,
d’une profondeur pouvant varier de 10 à 30 cm, reposant au contact supérieur de
la roche mère ou d’une couche de head périglaciaire. L’exposition aux vents et
aux embruns reste très forte.
Alliance : Crithmo
maritimi-Armerion maritimae Associations :Dauco
gummiferi-Armerietum maritimae Festuco huonii-Plantaginetum holostei Leucanthemo
crassifolii-Festucetum rubrae Festuco pruinosae-Osmundetum regalis Festuco
pruinosae-Dianthetum caryophylli Hyacinthoido non scripti-Dactyletum glomeratae
Alliance : Sileno
maritimae-Festucion pruinosae Association :Spergulario
rupicolae-Silenetum maritimi Alliance :
Brachypodio
pinnati-Agropyrion pungentis Groupement :
Agropyraies à
Elymus pycnanthus
Pelouses
aérohalines sur falaisesde craie du nord de la France
1230.4
Cet habitat se situe le plus
souvent au contact supérieur des végétations de fissures rocheuses de la partie
moyenne à supérieure de l’étage aérohalin, plus rarement au contact supérieur
des communautés de lichens. Il se développe sur un sol très squelettique et sec,
composé d’arènes ou d’éboulis issus de l’altération de la roche mère en place,
parfois mêlés de particules sableuses d’origine éolienne (placages), en mélange
avec de la matière organique. L’exposition aux vents et aux embruns reste très
marquée.
Alliance :
Crithmo
maritimi-Armerion maritimae
Association :
Dauco
intermedii-Festucetum pruinosae
Pelouses
hygrophiles des bas de falaise 1230.5
Cet habitat se développe
toujours dans la partie inférieure des falaises littorales, de nature géologique
diverse : roches cristallines, calcaires, marnes calcaires, calcaires
argilo-gréseux, le plus souvent au niveau de la zone de contact entre la roche
mère en place et des placages sableux ou de head périglaciaire, où apparaissent
des suintements phréatiques permanents, en situation semi-abritée et
généralement éclairée (cependant quelques localités existent en exposition nord
et ombragée). On le rencontre également parfois à la partie sommitale de
certaines falaises argileuses, au niveau de suintements phréatiques. Le
substrat, essentiellement minéral, est oligotrophe ; des particules minérales et
organiques peuvent être retenues dans les fissures des rochers.
Alliance : Loto
tenuis-Trifolion fragiferi
Associations :Apio
graveolens-Rumicetum rupestris Soncho arvensis-Rumicetum rupestris Samolo
valerandi-Caricetum vikigensis Agrostio stoloniferae-Caricetum vikigensis
Pelouses rases sur dalles et
affleurementsrocheux des contacts pelouses aérohalines-landes 1230.6
Cet habitat se
développe au sommet des falaises, au niveau de la zone de contact entre les
pelouses aérohalines et les landes littorales sèches. Les conditions écologiques
qui régissent la mise en place des communautés végétales le caractérisant sont
très contraignantes : - substrat présentant un caractère squelettique, constitué
de particules organiques mêlées à des arènes issues de l’altération de la roche
mère ; - sécheresse estivale très marquée et accentuée par l’effet desséchant du
vent et des embruns ; - halophilie modérée à importante observée dans les sites
les plus exposés.
Alliance :
Sedion anglici
Associations :Dactylo
oceanicae-Sedetum anglici Sedo anglici-Scilletum vernae Sedetum acro-micranthi
Alliance :
Cicendion filiformis
Association :Ophioglosso
lusitanici-Isoetetum histricis
18.22 Groupements des falaises méditerranéennes
Crithmo-Limonietalia
Côtes rocheuse et falaises
végétalisées de la Méditerranée, avec Crithmum maritimum, Plantago subulata,
Silene sedoides, Sedum litoreum, Limonium spp., Armeria spp., Euphorbia spp.,
Daucus spp., Asteriscus maritimus. De nombreuses espèces de Limonium,
en particulier, sont des endémiques (aire de distribution limitée, très
localisée).
Végétation des fissures
des falaises calcaires 1240.1
Cet habitat se développe à la
partie inférieure de l’étage aérohalin, sur des falaises calcaires de grès
calcareux. En raison de la forte exposition aux éléments climatologiques, les
conditions écologiques qui régissent la mise en place des communautés végétales
sont très contraignantes : - substrat essentiellement minéral : fissures
rocheuses et microvires ; dans certains cas, des particules minérales issues de
l’altération de la roche mère (éboulis, arènes) et des particules organiques
peuvent être piégées dans les fissures des rochers ; - sécheresse estivale liée
aux faibles précipitations et à l’absence d’eau disponible dans le substrat,
accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; - halophilie très
marquée.
Alliance :
Crithmo maritimi-Limonion pseudominuti
Associations
Crithmo maritimi-Limonietum cordati rithmo maritimi-Staticetum minuti
Alliance :
Erodion corsici
Associations
Crithmo maritimi-Limonietum obtusifolii Crithmo maritimi-Limonietum
patrimoniensis Camphorosmo monspeliacae-Frankenietum hirsutae
Végétation des fissures
des falaises cristallines
1240.2
Cet habitat se développe à la
partie inférieure de l’étage aérohalin, sur des falaises cristallines
granitiques ou schisteuses. En raison de la forte exposition aux éléments
climatologiques, les conditions écologiques qui régissent la mise en place des
communautés végétales sont très contraignantes : - substrat essentiellement
minéral : fissures rocheuses et microvires ; dans certains cas des particules
minérales issues de l’altération de la roche mère (éboulis, arènes) et des
particules organiques piégées dans les fissures des rochers ; - sécheresse
estivale liée aux faibles précipitations et à l’absence d’eau disponible dans le
substrat, accentuée par l’effet desséchant du vent et des embruns ; - halophilie
très marquée.
Alliance :
Crithmo maritimi-Limonion pseudominuti
Associations :Crithmo
maritimi-Lotetum allioni Armerietum ruscinonensis Crithmo maritimi-Limonietum
tremolsii Alliance :
Erodion corsici
Associations et
groupement :Crithmo
maritimi-Limonietum contortiramei Limonio corsici-Erodietum corsici
Reichardio-Limonietum articulati Frankenio laevis-Spergularietum macrorhizae
Groupement à
Anthemis maritima
et
Silene velutina
Classe :
Asplenietea trichomanis
AssociationsDauco
hispanici-Asplenietum marini Umbilico rupestris-Asplenietum obovati
Garrigues
littorales primaires 1240.3
Cet habitat s’observe sur le
rebord sommital des falaises cristalline set calcaires méditerranéennes.
Toujours situé dans la zone d’influence maximale du vent et des embruns, il se
développe sur un sol sec et très superficiel, généralement assez caillouteux t
pauvre en matière organique.
Alliance :
Rosmarinion officinalis
Sous-alliance :
Rosmarinenion officinalis
Associations :Fumano-Rosmarinetum
officinalis Hedysaro capitati-Astragaletum narbonensis Helianthemo
racemosi-Ericetum multiflorae Rosmarino officinalis-Lithospermetum fruticosi
Amelanchio ovalis-Ericetum multiflorae
Sous-alliance :
Halimionenion
halimifolii Association :
Cisto
salviifolii-Halimietumhalimifolii
Alliance :
Euphorbion pithyusae
Associations :Astragalo
massiliensis-Plantaginetum subulatae Armerietum praecocis Helichryso
microphylli-Astragaletum massiliensis Helichryso microphylli-Asteriscetum
maritimi Frankenio laevis-Camphorosmetum monspeliacae Thymelaeo
hirsutae-Helichrysetum italici Euphorbio pithyusae-Helichrysetum microphylli
Groupement à
Dianthus sylvestris
et
Thymelaea tartonraira
Alliance :
Cistion ladaniferi
Associations :Cisto
crispi-Ericetum cinereae Erico scopariae-Lavanduletum stoechadis Calycotomo
spinosae-Cistetum ladaniferi
Alliance :
Teucrion mari
Associations :
Astragalo
massiliensis-Genistetum corsici Stachydi glutinosae-Genistetum corsicae
Helichryso italici-Cistetum cretici
19 Ilots, bancs rocheux et récifs
Petites îles en mer ou dans de grandes étendues d'eau, surtout importantes, comme sites pour les colonies d'oiseaux aquatiques. D'autres codes, en particulier ceux de 18, peuvent être utilisés pour signaler ces habitats.